Leon Weidner
· 28.05.2025
La 18e étape du Giro d'Italia 2025 conduit les coureurs sur 144 kilomètres de Morbegno à Cesano Maderno. Après les étapes de montagne éprouvantes des jours précédents, le peloton s'attend à un parcours essentiellement plat, prédestiné à un sprint massif. Le départ sera donné à Morbegno, une charmante ville de la vallée de Bitto, connue pour ses traditions gastronomiques et notamment son célèbre fromage Bitto. De là, le parcours commence par une légère descente vers le sud, avant de s'étendre sur la plaine. L'arrivée se situe à Cesano Maderno, une ville de la région de la Brianza qui se caractérise par un mariage harmonieux entre histoire et nature. Les routes sont en grande partie droites, mais leur largeur varie et elles traversent de nombreuses localités, ce qui implique les défis habituels. Cette caractéristique du parcours pourrait créer une certaine nervosité dans le peloton, notamment lorsque les passages dans les villages deviennent étroits. Les équipes de sprinteurs auront à cœur de faire passer ces passages à leurs capitaines en toute sécurité afin de les mettre en bonne position pour le final. Dans les derniers kilomètres, un circuit plat d'environ 13 kilomètres attend les coureurs. Ce parcours présente plusieurs virages serrés qui interrompent les longues lignes droites. Ce dernier tour, très technique, pourrait créer un suspense supplémentaire, car les luttes de position devraient y être particulièrement intenses. Dans les trois derniers kilomètres, il n'y a plus que deux virages, le dernier débouchant sur une ligne droite d'arrivée de 750 mètres sur un asphalte de huit mètres de large. Cette longue ligne droite d'arrivée permet aux sprinteurs de se regrouper de manière optimale et de positionner leurs capitaines.
Avec son profil plat et sa longue ligne d'arrivée, cette étape est faite pour les sprinteurs du peloton. Après les étapes de montagne épuisantes de ces derniers jours, c'est l'une des rares chances pour les hommes rapides de se battre pour une victoire d'étape. On peut s'attendre à ce que les équipes de sprinteurs fassent tout pour contrôler la course et neutraliser à temps les éventuelles tentatives d'échappée. Le tour final, très technique, pourrait toutefois réserver des surprises. Les nombreux virages exigent des coureurs une concentration et des compétences de conduite maximales. Une équipe bien positionnée pourrait tenter d'y déchirer la course et rendre ainsi la vie difficile aux purs sprinters. Ce tour offre également des chances aux échappés qui pourraient éventuellement se détacher du peloton dans la phase finale. L'issue de l'étape dépendra de la manière dont les équipes aborderont les derniers kilomètres. La dernière ligne droite de l'étape favorise un sprint massif classique, dans lequel les pelotons de sprinteurs doivent parfaitement positionner leurs capitaines. La nervosité de la fin de course, avec ses nombreux virages, comporte toujours un risque de chute, de sorte que les équipes des favoris seront attentives à bien positionner leurs capitaines afin de minimiser les risques.
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