Jörg Wenzel
· 15.10.2023
Le lac de Garde est un lac à deux visages : Au nord, de hautes montagnes le prennent en tenaille, au sud, il montre son côté doux et méditerranéen. Une bonne chose pour les cyclistes de course, qui peuvent choisir entre les vignobles et les sommets alpins.
Au bord de la plaine du Pô, le lac de Garde, long de 50 kilomètres, s'enfonce dans les Alpes tel un fjord. Son niveau d'eau n'est qu'à 65 mètres au-dessus du niveau de la mer et des plantes méditerranéennes poussent au pied des montagnes. Il est encore déconseillé de faire le tour du lac de Garde en raison des tunnels dangereux sur la rive ouest - mais une piste cyclable de 140 kilomètres devrait être construite autour du lac d'ici 2026. Sur ses rives sud, peu profondes, les cyclistes de course trouvent un terrain idéal pour rouler. Malheureusement, il y a beaucoup de circulation et seule une planification précise de l'itinéraire permet de trouver des routes secondaires tranquilles. Au sud, les vignobles en terrasses se superposent comme des crêpes empilées en quinconce. Des rangées de cyprès élancés animent le paysage juste à temps avant qu'il ne devienne monotone - presque comme en Toscane. On traverse des villages paisibles. Certes, il n'y a toujours que quelques centaines de mètres de dénivelé à gravir, mais la vue étendue sur la plaine du Pô donne l'impression de regarder depuis un avion. Ceux qui préfèrent accumuler des mètres de dénivelé peuvent s'y attaquer de manière bien dosée.
Dans les contreforts sud du Monte Baldo et dans les vignobles de la Valpolicella, les grimpeurs trouvent des défis plutôt modérés. Si cela ne suffit pas, il faut s'orienter vers le nord : Sur la crête principale du Monte Baldo ou sur le côté est de la vallée de l'Adige, les ascensions sont plus longues et plus raides, tout comme sur le Monte Bondone. On peut y accumuler sans problème 2.000 mètres de dénivelé en une journée. Dans le nord, des pistes cyclables bien aménagées ont entre-temps vu le jour dans les vallées, évitant ainsi le trafic automobile.
Le Gardasse est le point de rencontre des Alpes et de la plaine du Pô. Sur sa moitié sud ouverte, on peut traverser des villages paisibles, tandis que sur sa rive nord, coincée entre des massifs montagneux, on peut faire ses premières tentatives d'escalade de l'année - si le temps le permet. - Mathias Rotter, auteur de voyages TOUR
Début de la saison : Au plus tôt en mars, de préférence à partir d'avril. Pour ceux qui peuvent planifier à court terme, il est de plus en plus fréquent de trouver des journées chaudes et sèches dès le mois de mars en raison du réchauffement climatique.
Températures sur la rive sud : 13 degrés (mars), 17 degrés (avril) sont des températures maximales moyennes, en montagne les températures sont souvent encore à un seul chiffre.
Arrivée : De Francfort-sur-le-Main via le Brenner, il faut compter 740 à 780 kilomètres en voiture. En train de Francfort/Main à Rovereto en 9,5 heures avec changement à Munich, plus une demi-heure de bus.
Topographie : Plat, vallonné à montagneux.
Sites : Au nord, Riva del Garda, Torbole et Arco, au sud-est, Garda, Bardolino, Lazise et Peschiera del Garda.
Prix hebdomadaire pour l'hôtel et les visites guidées : Au lieu de voyagistes spécialisés dans le cyclisme, ce sont des hôtels spécialisés dans le cyclisme de course qui organisent les vacances à vélo, comme l'Activhotel Santa Lucia à Torbole sur la rive nord et le Garda Bike Hotel à Peschiera del Garda au sud. Dans ce dernier, une semaine en chambre double avec pension complète et tours guidés (trois niveaux) coûte environ 2.000 euros par personne.
Location de vélos : Six jours de location de vélo coûtent à partir d'environ 200 euros (cadre en carbone avec groupe Ultegra de Shimano chez www.carpentari.com à Torbole ou velolake.com à Torbole, Bardolino et Peschiera del Garda ; www.gardabikeshop.com à Riva del Garda ou www.cavabike.it à Desenzano del Garda).