Leon Weidner
· 26.04.2026
Le Tour de Romandie se déroule chaque année fin avril ou début mai et compte parmi les principales courses de préparation aux Grands Tours à venir. La course par étapes suisse exige traditionnellement des professionnels de nombreux mètres de dénivelé et requiert en même temps de fortes qualités de contre-la-montre. Certes, il n'y a qu'un seul contre-la-montre au programme cette année, un court dans le cadre du prologue, mais c'est justement là que chaque seconde peut être décisive.
Sur le plan sportif, l'impatience est grande. Avec Tadej Pogačar, Florian Lipowitz et Oscar Onley, des noms célèbres sont annoncés, qui seront tous au départ du Tour de France. Les regards sont donc d'autant plus tournés vers la courbe de forme et les premières évaluations de la situation dans la lutte contre le chronomètre et en montagne. En dehors du sport, l'organisateur est toutefois confronté à une tâche délicate : cette année, il manque un sponsor principal. L'espace publicitaire sur le maillot jaune est actuellement inoccupé, un point inhabituel et important pour la course, car le maillot de leader est justement la scène la plus visible pour les partenaires et les marques.
Cinq étapes et un prologue. Cette année, il y a en outre beaucoup plus de kilomètres à parcourir. Cela est dû à la suppression du deuxième contre-la-montre, qui ne jouera en principe pas un rôle aussi important cette année dans l'optique du Tour de France. La distance accrue devrait permettre aux professionnels de savoir où ils en sont à ce stade de leur préparation.
Le premier jour, les coureurs ne parcourent que 3,2 kilomètres à travers Villars-sur-Glâne. Mais ce prologue n'est pas fait pour se reposer, il faut rouler à fond dès le début. Le parcours est légèrement en descente sur la première moitié, ce qui change sur la deuxième partie. Les derniers mètres sont ensuite plats jusqu'à l'arrivée. Avec 69 mètres de dénivelé à gravir sur le court parcours, ce n'est définitivement pas un contre-la-montre plat comme une planche.
Depuis Martigny, le peloton se dirige vers la première montée de troisième catégorie. La Rasse est traversée trois fois en tout, jusqu'à ce que le véritable défi du jour se présente. La montée vers Ovronnaz est très difficile : 8,9 kilomètres à 9,7 pour cent de moyenne. Ensuite, une descente rapide et 21 kilomètres presque plats permettent de revenir jusqu'à Martigny. Ici, dès la première étape, des écarts de temps se créent entre les favoris, ça va directement à l'essentiel.
De Rue, le parcours se poursuit jusqu'à Vucherens, d'où un circuit est parcouru trois fois. Un parcours vallonné, sans grands obstacles, attend le peloton. La montée de Vuillens, de catégorie trois, est également à parcourir trois fois sur le circuit, mais il ne devrait pas y avoir d'attaques des favoris.
La troisième partie de la course se déroule autour d'Orbe. Dès le début, après une courte descente, la première montée de la journée attend les participants. Après Suchy, le départ est donné sur un peu plus de 2 kilomètres avec 6,5 pour cent. La montée et la descente se poursuivent longtemps, jusqu'à ce que la plus grande difficulté de la troisième étape se présente après une autre légère montée. Le chemin mène au col Mollendruz sur 8,9 kilomètres avec une pente de 6,2 pour cent. La descente qui suit ramène les coureurs presque jusqu'à l'arrivée à Orbe.
Aujourd'hui, ça va être vraiment dur. La quatrième étape n'est pas du tout plate. Avec des montées et des descentes constantes, le Jaunpass est franchi deux fois tôt dans la course. D'abord par l'ouest, puis peu après par l'est. La première fois, c'est 6 kilomètres et 8,2 pour cent, la deuxième fois 7,6 kilomètres et 8,6 pour cent. Après cette entrée, le parcours s'élève jusqu'au Saanenmöser, un col de 6 kilomètres et 4,5 pour cent de pente, avant de franchir une nouvelle fois le Jaunpass en venant de l'est. C'est ici que se décide, après une longue journée, qui a encore les jambes pour une attaque. En effet, c'est à partir d'ici que les coureurs descendent jusqu'à l'arrivée.
Le Tour de Romandie s'achève sur un parcours qui, avec deux cols de troisième catégorie, accumule certes beaucoup de dénivelé, mais qui ne semble pas trop difficile jusque-là. Le final de l'étape, et en même temps du tour, est cependant un dernier test de forme ultime. Après Leysin, la course se déroule sur 13,9 kilomètres et 6 pour cent jusqu'à l'arrivée. C'est là que le vainqueur du Tour de Romandie est connu et qu'il peut faire ses derniers préparatifs jusqu'au Tour de France avec un bon vent arrière.
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