Après que le peloton se soit déplacé exclusivement vers le sud au cours des trois premiers jours, un changement de direction est maintenant au programme. La 4e étape se dirige vers l'ouest, en direction de Naples, mais n'atteindra la ville que plus tard. Cela signifie toutefois que les Apennins doivent être traversés - et que des montagnes sérieuses sont donc pour la première fois au programme.
Trois montagnes de deuxième catégorie sont à franchir. Le Passo delle Crocelle ouvre le bal, le Monte Carruzzo le suit à 50 kilomètres d'intervalle. Les deux montées ont une longueur d'environ 20 kilomètres et une pente moyenne de cinq à six pour cent. Ce n'est pas le cas du Colle Molella : il est certes deux fois moins long, mais sa partie la plus raide offre plus de trois kilomètres de virages en épingle à cheveux avec une pente moyenne de dix pour cent. Et son sommet n'est atteint qu'à trois kilomètres de la ligne d'arrivée.
Il y a donc une nouvelle descente avant la finale, mais sans virages dangereux. Deux passages à niveau croisent le parcours, mais les trains n'y circulent plus. Un virage en pente douce conduit les coureurs sur la ligne d'arrivée de 300 mètres, qui est à nouveau en légère montée.
La 4e étape pourrait être une étape pour les échappés. Surtout pour ceux qui se disputent le maillot de meilleur grimpeur et veulent le sauver jusqu'à Rome. Stefano Oldani (Alpecin-Deceuninck), Simone Velasco (Équipe Astana Qazaqstan) ou Lorenzo Rota (Intermarché-Circus-Wanty), qui traversent eux-mêmes bien les montagnes, mais qui ne devraient pas nourrir d'ambitions pour les premières places du classement général, entrent en ligne de compte.
Pour les grands favoris à la victoire du Giro, c'est-à-dire Primoz Roglic (Jumbo-Visma) et Remco Evenepoel (Soudal - Quick Step), la journée devrait arriver trop tôt pour que la lutte pour les secondes s'engage. Mais il est possible que les équipes tentent d'attirer la concurrence avec plusieurs capitaines ou coureurs du classement. Ineos Grenadiers avec Tao Geoghegan Hart, Geraint Thomas, Thymen Arensman et Pavel Sivakov, EF Education EasyPost avec Hugh Carty, Rigoberto Uran, Jonathan Caicedo et Jefferson Cepeda ou encore Bahreïn-Victorious avec Jack Haig, Damiano Caruso et Santiago Buitrago y seraient prédestinés.
Les coureurs partent relativement tard, à 12h30, pour la 4e étape. Les montagnes font baisser la vitesse moyenne, entre 37 et 41 km/h sont visés. Cela signifie une heure d'arrivée calculée entre 17h00 et 17h31.
Eurosport retransmettra toutes les étapes du Giro d'Italia 2023. A la télévision, la 4e étape sera diffusée en clair sur Eurosport 1 à partir de 12h15. La retransmission, y compris les reportages d'après course, se poursuivra jusqu'à 17h45. Les fournisseurs payants GCN+ et Discovery+ proposent également un streaming en direct sur Internet à partir de 12h15.