Le milieu du cyclisme discute intensément d'une tendance dans le peloton professionnel : de plus en plus de coureurs de haut niveau portent des montres de luxe d'une valeur de plusieurs centaines de milliers d'euros pendant les courses. Mathieu van der Poel est lui aussi devenu le visage publicitaire d'une marque de montres. Le modèle RM 67-02 Automatic Winding Extra Flat se négocie à un prix de plus de 300 000 euros. Van der Poel est la dernière recrue d'un groupe croissant de cyclistes professionnels qui ont conclu un partenariat avec l'horloger suisse de luxe. Auparavant, d'autres coureurs de haut niveau comme Mark Cavendish, Julian Alaphilippe et Tadej Pogačar avaient déjà fait parler d'eux en portant des montres-bracelets de même valeur en course. Lors du Tour de France 2024, Pogačar portait une montre Richard Mille d'une valeur de 340 000 euros, assortie à son maillot jaune.
L'utilisation de montres coûteuses pendant les courses soulève des questions sur la sécurité des coureurs. Les critiques affirment que les chronomètres durs pourraient entraîner des blessures supplémentaires en cas de chute. Lors de ses débuts à Paris-Roubaix en 2025, Tadej Pogačar a connu le revers de la médaille de cet accessoire de luxe : les secousses constantes sur les passages pavés ont provoqué des écorchures visibles et des traces de sang sur son poignet.
Parallèlement, la question de l'image extérieure se pose. A une époque où le cyclisme se bat pour donner une image positive, certains voient dans l'extravagance affichée un signal problématique. D'autres affirment que les partenariats avec des marques de luxe pourraient renforcer l'attractivité et la stabilité financière du sport.
Les coopérations entre les coureurs de haut niveau et les fabricants de montres de luxe s'inscrivent dans une tendance plus large. De plus en plus de marques haut de gamme découvrent le cyclisme comme plateforme pour leurs produits. Dernièrement, Mathieu van der Poel a une nouvelle fois fait sensation avec une coopération. Le coureur a été confronté à des critiques après l'annonce d'un partenariat avec le fournisseur de jets privés Flying Group. Sous son post sur Instagram, les critiques ont été en partie sévères.
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De plus en plus d'entreprises semblent découvrir le cyclisme et vouloir l'utiliser comme plateforme publicitaire. La directrice de la marque et des partenariats chez Richard Mille, Amanda Mille, soulignait déjà il y a quelque temps : "Mathieu van der Poel incarne les valeurs de notre marque : précision, innovation et passion". Le Tudor Pro Cycling Team montre que les coureurs ne sont pas les seuls à profiter du sponsoring d'une marque horlogère de luxe. Le fabricant y apparaît d'emblée comme le sponsor éponyme de l'équipe.
Les avis sur cette tendance divergent également parmi les coureurs. Alors que certains saluent les possibilités de sponsoring supplémentaires, d'autres voient cette évolution d'un œil critique. Mais peu d'entre eux souhaitent s'exprimer publiquement à ce sujet. Van der Poel lui-même avait encore fait remarquer en plaisantant pendant le Tour de France 2021 qu'il était le seul à ne pas porter de montre de ce type, alors qu'il portait le maillot jaune et que ses concurrents Alaphilippe et Pogačar couraient en vert et blanc.
Entre-temps, le Néerlandais semble s'être familiarisé avec cet accessoire de luxe. Outre la montre, van der Poel se fait également remarquer en privé par son penchant pour les produits exclusifs. Ainsi, il aime se présenter aux courses au volant d'une Lamborghini, ce qui attire les regards sur lui. La discussion sur les montres de luxe dans le peloton devrait encore s'intensifier dans les mois à venir. Une chose est sûre : Le cyclisme est en pleine mutation, et le lien avec les marques de luxe n'est qu'un aspect de cette évolution. Il reste à voir quel sera l'impact de cette tendance sur l'image et l'avenir du sport.
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