Cervélo positionne le S5 de manière conséquente en tant que Spécialistes des étapes plates et des arrivées au sprint. Le cockpit est reconnaissable entre mille avec sa potence en deux parties, ce qui rend les ajustements de position difficiles pour les visseurs amateurs.
Cela ne gênera pas les professionnels du sprint, mais le S5 présente d'autres inconvénients : le poids du bolide devient un handicap dans les montées les plus raides. Dans le laboratoire de test, nous avons pesé un vélo comparable à la configuration de l'équipe - avec 7,7 kilos, il pesait presque un kilo de plus que les vélos les plus légers du peloton. Le confort n'a pas non plus joué un grand rôle dans le développement du S5 : la tige de selle aérodynamique, presque verticale dans le cadre, n'offre guère de débattement notable. En revanche, même les gros bras comme le Belge Wout van Aert peuvent compter sur un châssis rigide : Des valeurs élevées
Les valeurs de rigidité du cadre et le guidon très rigide prédestinent le Cervélo S5 aux sprinters.
Pour la transmission et les freins, Jumbo-Visma mise sur le groupe Dura-Ace de Shimano, qui a fait ses preuves.
Shimano, et pour les roues, des modèles Shimano de différentes hauteurs sont également utilisés. Ceux qui souhaitent réaliser leur rêve aéro avec une peinture d'équipe trouveront même leur bonheur chez le fabricant : En noir et jaune, le S5 n'est toutefois disponible que sous forme de kit de cadre à monter soi-même pour près de 5 000 euros.

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