Gitta Beimfohr
· 09.11.2025
Lundi soir, il rentrait à vélo de son travail à Wasseralfingen, raconte le marathonien amateur Paris Mistakidis. Il faisait nuit noire quand il a soudain heurté quelque chose d'assez lourd dans la forêt près d'Oberkochen. Mistakidis est tombé et ne s'est fait, Dieu merci, que quelques égratignures, mais le choc a été profond : "En fait, ça ne pouvait être qu'un sanglier, mais c'était comme si on avait touché du béton". Cet accident s'est produit en avril 2021.
La manière dont on peut se représenter visuellement l'ensemble a déjà été documentée par hasard par une caméra de casque. Et ce, en Afrique du Sud, pendant la journée. Ainsi, en 2011, un marathonien a été littéralement écrasé par un imposant impala (grande espèce d'antilope) dans la steppe sud-africaine, près d'Albert Falls Dam, lors d'un marathon de VTT.
En 2023, un groupe mené par l'ex-professionnel George Hincapie a échappé de peu à un accident animal. Une caméra montée sur un casque montre Hincapie et un groupe de cyclistes se rendant au départ de son Granfondo à Greenville, en Caroline du Sud. Soudain, un cerf bondit de la gauche, passant juste au-dessus du groupe. Edwin Gonzalez Montoya a filmé la vidéo sur YouTube et a dû se baisser profondément. Alors que Hincapie regarde en arrière, effrayé, la situation devient critique pour Montoya : le cerf se rapproche de plus en plus et il a juste le temps de passer en dessous, n'étant heureusement que légèrement éraflé.
En 2013, le coureur professionnel allemand Robert Mennen a également été touché lors de la première étape du Cape Epic : "Du coin de l'œil, j'ai vu l'antilope arriver par la gauche. Mais j'étais au milieu d'une descente technique et tout s'est passé si vite. L'animal paniqué m'a tout simplement foncé dessus" ! Pour Mennen, la course était alors terminée : Clavicule et guidon cassés. L'antilope s'en est sortie, espérons-le, sans blessures graves.
D'accord, on peut imaginer que de telles collisions avec le gibier sont plus fréquentes dans la steppe africaine. Mais le risque a tendance à augmenter chez nous aussi, selon Andreas Kinser de la Deutsche Wildtier Stiftung. Cela s'explique d'une part par l'augmentation de la population d'animaux sauvages en Allemagne depuis des années, mais aussi par le nombre croissant de cyclistes dans les forêts. Les plus menacés sont Travailleur frontalierLes cyclistes se déplacent également au crépuscule et dans l'obscurité en automne et en hiver. C'est-à-dire précisément aux moments où il faut s'attendre à une augmentation des passages à faune sur les routes et les chemins. En particulier lorsque les horloges passent de l'heure d'été à l'heure d'hiver.
Selon l'ADAC, cette période est particulièrement dangereuse, car les animaux en quête de nourriture sont actifs au crépuscule. Certes, les animaux s'habituent aux périodes de forte circulation automobile et s'écartent en conséquence, mais lorsque la circulation professionnelle se décale d'un jour à l'autre vers leurs heures d'alternance, les automobilistes doivent redoubler de prudence. Malgré cela, on dénombre chaque année en Allemagne une moyenne de 250.000 accidents dus au gibier.
En comparaison, les 30 collisions annuelles avec des cyclistes ne méritent pas d'être signalées. Mais quand on pense à la douleur que peut provoquer une telle collision, on est peut-être content de savoir comment éviter un tel accident. Voici les conseils d'Andreas Kinser, expert en faune sauvage (Deutsche Wildtier Stiftung) :
Dans les petits bois ou les lisières de forêt, toujours garder un œil sur les bords de la route pendant le trajet. Surtout au crépuscule. Le cône de l'éclairage du guidon devrait alors être orienté vers le chemin ou la chaussée de manière à ne pas éblouir le gibier qui se présente. Les animaux éblouis ont tendance à s'arrêter brusquement.
Par rapport aux automobilistes et aux motocyclistes, les cyclistes ont deux avantages majeurs : Premièrement, les vitesses sont plus faibles, ce qui fait que les deux parties ont un temps de réaction plus long pour éviter ou stopper le véhicule. Deuxièmement, les cyclistes entendent les bruits environnants. Si un animal sauvage bruisse dans les buissons, ils peuvent freiner à temps. En outre, il est possible de se faire remarquer. Les animaux sont plus rassurés lorsqu'ils peuvent classer les bruits et qu'un dérangement n'est pas soudain. Sonner de temps en temps est une possibilité pour éviter de stresser les animaux. Ou alors, on roule en groupe, qui est automatiquement plus bruyant qu'un cycliste isolé.
Si une collision se produit malgré tout, il faut d'abord se ressaisir et garder son calme. Si l'animal est blessé, il faut mettre le plus de distance possible entre soi et l'animal. Les humains provoquent la panique chez les animaux sauvages et ce stress doit être évité pour l'animal. Toutefois, dans la plupart des cas, le cycliste sera plus blessé que l'animal. Cela s'explique par le fait qu'une collision ne se produit généralement pas de manière frontale, mais que l'animal bondit ou accourt par le côté, percute le cycliste et le fait descendre de sa selle. Toutefois, si une collision frontale est imminente, un freinage d'urgence avec possibilité de collision est une meilleure solution qu'une manœuvre d'évitement risquée. Cette dernière peut entraîner une collision entre le cycliste et d'autres usagers de la route.
OUI ! Même s'il ne s'est apparemment rien passé d'autre, il faut signaler un accident de gibier à la police. L'animal peut être blessé malgré sa fuite. La police informera alors le chasseur ou la chasseuse concerné(e) afin que l'animal blessé puisse être localisé. En outre, important

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