Tout comme les pieds et les fesses, les mains doivent supporter beaucoup de poids sur une petite surface lorsqu'on fait du vélo de course. Ces quatre conseils vous permettront de lutter contre les douleurs au poignet et de prévenir une surcharge.
Utilisez des rembourrages plus épais sur les gants ou le guidon. Une bande de guidon à double enroulement est déjà plus confortable et ménage les poignets. Certaines entreprises proposent des coussins en gel qui se fixent sous le ruban de guidon. Alternative avantageuse : coller des bandes de ruban de guidon découpées aux points névralgiques sous le ruban de guidon proprement dit. Mais plus épais n'est pas toujours mieux : des gants plus rembourrés doivent bien épouser la main et ne pas la serrer. Il faut donc absolument les essayer avant de les acheter !
Avec une musculature du haut du corps bien développée, les mains en position de vélo de course n'ont pas besoin d'amortir autant de poids et sont donc soulagées. De nombreux spécialistes du contre-la-montre chez les professionnels ont recours à l'entraînement en écharpe pour améliorer la tension de leur corps et ainsi réduire la pression sur les mains et les poignets.
N'hésitez pas à changer souvent de position de prise afin de ne pas solliciter votre poignet d'un seul côté. Si vos doigts s'engourdissent malgré tout, secouez-les brièvement - cela stimule la circulation sanguine. Simple, mais utile : serrez d'abord le poing, puis relâchez-le. L'alternance de tension et de relâchement stimule les muscles et les nerfs.
Il est plus confortable de rouler avec des pneus plus volumineux et moins gonflés. Si vous roulez avec un pneu de 23 millimètres de large gonflé à huit bars, vous pouvez passer à un pneu de 25 ou 28 millimètres de large nettement moins gonflé - à condition qu'il y ait suffisamment de place sur le vélo pour des pneus plus larges dans la fourche et le cadre arrière. Une pression de gonflage plus faible permet aux pneus plus larges de mieux rebondir et au poignet d'absorber moins de chocs.
Les douleurs au poignet dues à une surcharge lors de la pratique du vélo de course sont gênantes. Le Dr Christian Merkl, médecin du sport, explique comment en venir à bout.
Question d'un lecteur de TOUR, Manuel S. : Je m'entraîne trois à cinq fois par semaine en vélo de course et en VTT. Or, depuis trois semaines, j'ai des douleurs sur le dessus des poignets. Le médecin que j'ai consulté m'a dit qu'il ne s'agissait pas d'une tendinite, mais d'une surcharge des articulations due à l'entraînement. Il m'a prescrit des comprimés contre la douleur (Voltaren) que je prends depuis dix jours. Pendant cette période, je ne me suis pas non plus entraîné avec le vélo. Les douleurs sont cependant toujours les mêmes. Ce n'est pas une douleur permanente, mais elle va et vient lorsque je sollicite mes articulations au travail ou dans la vie quotidienne. D'où pourrait provenir cette douleur et que puis-je faire pour la soulager ?
Réponse du Dr. Christian Merkl : Outre sa mobilité, notre poignet a la capacité de transmettre des forces importantes dans toutes les positions. Cela est principalement assuré par la structure anatomique de nombreux petits os du carpe, qui sont formés et fixés par les surfaces articulaires et les structures ligamentaires. Souvent, des traumatismes répétés, par exemple en VTT, peuvent entraîner une perturbation de la structure et un relâchement des structures ligamentaires. Mais il arrive aussi que des mouvements isolés de relâchement, comme des poignées de main, soient à l'origine d'un dysfonctionnement de certains partenaires articulaires.
Comme nous le savons pour la colonne vertébrale, une articulation peut également "sauter" au niveau de la main. Ces troubles ne peuvent souvent être détectés que par une palpation exacte (toucher précis) avec des tests de provocation. Si le trouble est localisé, une infiltration ciblée (avec anesthésie locale et mélange de cortisone) dans l'articulation perturbée permet de confirmer le diagnostic et de rétablir en même temps la fonction. Souvent, des mesures de mobilisation par thérapie manuelle sont également utiles. L'immobilisation à court terme avec un bandage du poignet peut soutenir le processus de guérison.