Le cyclisme est un sport énergétique. Manger sur le vélo est donc essentiel si l'on veut aller vite et ou loin. Manger sur le vélo permet de ménager les réserves musculaires et d'augmenter l'autonomie. Le triptyque graisse corporelle, glycogène musculaire et énergie fournie permet de bouger beaucoup. Et c'est nécessaire, car les dépenses énergétiques sur un vélo de course peuvent être énormes. Exemple : Marathon cycliste de l'Ötztal. La mère de tous les marathons à vélo de course, qui s'étend sur 238 kilomètres et 5500 mètres de dénivelé, nécessite une énorme dépense énergétique d'environ 6000 kcal. C'est plus du double de ce dont un employé de bureau a besoin en une journée. Les cyclistes professionnels en font encore un peu plus. Mathieu van der Poel a dépensé plus de 10 000 euros lors de sa course. Victoire dans le Tour des Flandres environ 6800 kcal. Des chiffres d'affaires similaires sont enregistrés pour les étapes de montagne lors de la Tour de France documenté.
Les professionnels apaisent leur soif d'énergie sur le vélo avec toutes sortes de produits hautement caloriques : barres, gâteaux de riz, gels et boissons énergétiques. Van der Poel avait un autocollant sur sa potence qui donnait une vue d'ensemble du parcours. Dans la deuxième colonne, la nourriture prévue pour la course était représentée par des pictogrammes ; une entrée par 20 kilomètres. Selon son manager de performance Kristof de Kegel, van der Poel consommait 100 à 120 grammes de glucides par heure. C'est la limite supérieure absolue de ce qui peut être digéré et cela fournit jusqu'à 514 kcal par heure, ce qui est suffisant pour 140 watts, la moitié de ce que van der Poel a donné en moyenne.
L'application EatMyRide du Néerlandais Joram Kolf est la version électronique du sticker sur la potence. Son application informe les cyclistes quand ils doivent manger quelque chose en route et quels produits peuvent fournir ce flux d'énergie. Le logiciel fonctionne sur les smartphones et, sous forme de widget, sur la dernière génération d'ordinateurs Garmin. Pendant le trajet, il indique ce qu'il faut manger ou boire et à quel moment. Cela nécessite une certaine planification préalable, mais montre clairement qu'il ne suffit pas de manger une barre pour 100 kilomètres. Pour Les sportifs amateurs doivent consommer 60 grammes de glucides par heure. comme bien digéré, même cela représente tout de même près de deux barres énergétiques solides par heure.
Les professionnels utilisent également l'application. Wilco Keldermann de l'équipe Bora-Hansgrohe raconte qu'il s'en sert avant les courses ou les entraînements pour savoir ce qu'il doit manger pour couvrir ses besoins. "Avec l'application, je peux voir comment l'alimentation de la course change si je choisis un autre produit", explique le spécialiste du circuit. Pour les dépenses énergétiques extrêmes sur le vélo de course, le Néerlandais choisit généralement de l'énergie dosée sous forme liquide. Keldermann explique qu'il lui est même possible de traverser un Tour de France sans perdre de poids, ce qui était autrefois considéré comme impossible.
La version de base de l'application est gratuite et convient pour planifier les ravitaillements de course ou d'entraînement. Les parcours peuvent être importés de Komoot ou Strava. Alternativement, l'itinéraire peut être créé en quelques clics dans l'application EatMyRide selon les catégories plat, vallonné ou montagneux. Le besoin en énergie est calculé à partir des données personnelles et de la vitesse prévue. Les données du powermètre permettent d'affiner encore davantage le calcul. On obtient ainsi une bonne idée des quantités d'énergie nécessaires. L'application aide ensuite à choisir les gels et les boissons appropriés, donne des recommandations et évalue le choix des aliments. Si la barre préférée n'est pas enregistrée dans la base de données, on peut la créer soi-même.
La version payante de l'application (pour iOS et Android) coûte 59,99 euros par an et dynamise la planification nutritionnelle - celle-ci s'adapte en fonction de l'intensité de l'entraînement. En outre, elle permet de régler l'alimentation plus spécifiquement en fonction du type de course et de l'analyser après la course.
L'application peut ouvrir les yeux sur la quantité d'énergie à apporter en cours de route pour s'entraîner de manière optimale. Il est probable qu'au moins les cyclistes mangent autant en route que ce que l'application conseille. Le logiciel permet donc d'améliorer l'apport énergétique et de porter l'entraînement à un nouveau niveau. Notre conseil : essayez !
Plus d'informations sur l'application : https://eatmyride.com/