Pendant sept mois, Joe Ramming s'est préparé avec TOUR à son premier Ötztaler Radmarathon*. Il a franchi la ligne d'arrivée en 11h24, à la 2342e place sur 4527 hommes. Nous nous sommes entretenus avec Joe peu après la course.
Le site Interview avec Joe Ramming a été menée par Robert Kühnen
TOUR : Quelle a été ta première pensée en franchissant la ligne d'arrivée à Sölden ?
Joe Ramming : Super, j'ai réussi ! C'était très émouvant, j'ai écrasé quelques larmes.
TOUR : Est-ce que tu vas participer à nouveau ?
Joe Ramming : Probablement pas, car l'année prochaine, l'Ötzi sera à nouveau repoussé à l'automne (L'Ötztaler Radmarathon 2024 change à nouveau de date) et que les vacances d'été bavaroises se mettent en travers de mon chemin. C'est un point de la bucketlist que j'ai coché pour l'instant.
TOUR : Comment as-tu géré ton rythme ?
Joe Ramming : J'ai suivi les watts à la lettre. Au début, je me suis fait dépasser par 3400 coureurs qui ont tous dévalé la montagne comme des malades mentaux. Je suis passé à côté de trois carambolages, mais j'ai heureusement pu tous les contourner. Dans la montagne et dans les descentes qui ont suivi, j'ai pu récupérer l'une ou l'autre place.
TOUR : Était-ce difficile de freiner un peu au début et de laisser passer autant de monde ?
Joe Ramming : En fait, non.
TOUR : Tu es tombé sur de bons groupes en route ?
Joe Ramming : J'ai toujours eu de bons groupes ou des coureurs individuels comme accompagnateurs. Sur le chemin d'Innsbruck, mais aussi au Brenner, où il y avait un peu de vent de face et où nous nous donnions mutuellement de l'air. Une quinzaine de personnes sympathiques m'ont abordé en cours de route pour me demander si j'étais celui de la série TOUR. Cela a donné lieu à quelques bonnes discussions.
TOUR : À partir de quand étais-tu sûr de réussir ?
Joe Ramming : Dès l'entrée dans le Timmelsjoch. Le Jaufen était dur et chaud, mais je ne l'ai pas parcouru dans la dernière ligne droite. Lorsque j'étais en bas à St. Leonhard et que je sentais bien mes jambes, je savais que j'allais y arriver. Tout au plus, un collapsus circulatoire dû à la chaleur aurait pu m'arrêter.
TOUR : Quel a été le moment fort du parcours ?
Joe Ramming : Passer devant le panneau "Timmelsjoch".
TOUR : Le Timmelsjoch est considéré comme un tueur, comment l'as-tu vécu ?
Joe Ramming : Surtout chaud. En bas, il faisait 43 degrés. La montagne est dure parce qu'elle est deux fois plus longue que les autres montagnes. La montée en elle-même ne m'a pas posé de problème.
TOUR : Qu'as-tu appris sur ton corps pendant la préparation ?
Joe Ramming : Que je pouvais m'améliorer malgré mon âge avancé. Avec une structure d'entraînement conséquente et un mode de vie un peu différent, je me suis senti plus à l'aise et plus fort et je ne vais pas tout laisser tomber ce soir. Je vais quand même boire une bière après.
TOUR : À quelle séance d'entraînement aurais-tu préféré renoncer ?
Joe Ramming : Sur les intervalles VO₂max sur le rouleau.
TOUR : Et quelle est la séance d'entraînement dont tu ne voudrais plus te passer ?
Joe Ramming : J'ai bien aimé l'entraînement de base en hiver et je vais continuer les entraînements à jeun.
*La 43e édition de l'Ötztaler Radmarathon aura lieu le 1er septembre 2024.