Sebastian Lindner
· 12.09.2026
La Vuelta 2026 s'achèvera à Grenade. Ne serait-ce qu'en raison du tracé, mais aussi en raison de la chaleur intense, cette édition pourrait bien être la plus difficile des 81 éditions disputées jusqu'à présent dans l'histoire de cette course. Cette ville andalouse, qui compte un peu plus de 230 000 habitants, est la huitième, après Madrid, Saint-Jacques-de-Compostelle, Bilbao, Saint-Sébastien, Miranda de Ebro, Salamanque et Jerez de la Frontera, à accueillir l'arrivée de la course.
Pour conclure, 112 kilomètres avec 1 200 mètres de dénivelé sont à nouveau au programme. Le départ sera donné devant un supermarché du sponsor principal, Carrefour, dans le sud de la ville. De là, le parcours serpente à travers les quartiers sud de Grenade, avant de décrire un grand arc à travers la périphérie ouest légèrement vallonnée de la ville, puis de revenir vers le centre en venant du nord-ouest.
Après 70 kilomètres, les coureurs franchissent pour la première fois la ligne d'arrivée. Juste après, ils entament la première des quatre ascensions menant au château de l'Alhambra, à l'ombre duquel seront plus tard couronnés les vainqueurs de la Vuelta. Ce site classé au patrimoine mondial, de style mauresque, réserve aux coureurs une ascension de plus de deux kilomètres avec une pente moyenne supérieure à 6,5 %, la première partie étant un peu plus difficile.
La finale rappelle ainsi celle du Tour de France, avec l’ajout récent de la montée de Montmartre. Certes, il n’y a pas de pavés à Grenade, mais même sans cela, cette montée est un peu plus difficile que celle du centre de Paris. Au bout de 13 kilomètres, les coureurs sont de retour sur la ligne d’arrivée. Les trois tours restants sont chacun plus courts de trois kilomètres, mais ne négligent pas pour autant la partie décisive.
Ce n'est qu'au dernier moment que les organisateurs de la Vuelta décideront si les temps réalisés lors de la dernière étape auront encore une incidence sur le classement général. Une procédure similaire à celle du Tour de France est envisagée, où les tours de Montmartre n'ont joué un rôle que dans la lutte pour la victoire d'étape.
Mais même si les résultats du dernier jour comptaient jusqu'à la fin, les écarts au classement sont trop importants pour que des changements de position parmi les premiers soient encore probables. Certes, Primoz Roglic (Red Bull - BORA - hansgrohe) et Felix Gall (Decathlon CMA CGM), respectivement deuxième et troisième, il ne n’y a que 29 secondes d’écart, mais le parcours, avec ses courtes montées, conviendrait davantage au Slovène qu’à Gall, qui ne se sent pas du tout à l’aise sur ce type de terrain.
Il ne reste donc plus qu’une seule question : qui remportera l’étape à Grenade ? Et là encore, la réponse semble assez simple : Matthew Brennan (Team Visma | Lease a Bike). Que le parcours soit entièrement plat ou vallonné, le Britannique n’a pratiquement pas eu de concurrence, sauf lorsque le programme prévoyait une véritable étape de montagne. Si son coéquipier Wout van Aert n’avait pas tout donné la veille, il aurait lui aussi constitué un bon candidat. Mais il semble donc évident que le Belge se retrouvera dans un rôle de soutien, contrant les attaques et préparant les derniers mètres pour son sprinteur.