Sebastian Lindner
· 01.09.2026
Après un détour par l'intérieur des terres, la Vuelta est de retour au bord de la Méditerranée. C'est dans l'ancienne ville romaine de Carthagène, située directement sur la côte, que débute une étape comportant 1 350 mètres de dénivelé, dont le profil s'inscrit dans la lignée de plusieurs tronçons similaires. En effet, la Vuelta 2026 n’est jamais entièrement plate. Si les sprinteurs veulent se battre pour la victoire d’étape, ils devront venir à bout d’au moins une montée dans la dernière partie du parcours.
Après deux ascensions dès le départ de l'étape, le parcours reste ensuite longtemps plat. En direction de l'ouest, vers l'intérieur des terres, ce n'est qu'après 110 kilomètres que le parcours redevient plus exigeant. Juste après le sprint intermédiaire, à un peu plus de 40 kilomètres de l'arrivée, commence la montée de près de dix kilomètres, avec une pente d'un peu plus de 4 %, qui mène au seul col compté de la journée (3e catégorie).
Une longue descente mène jusqu'à l'arrivée à Lorca. Les derniers kilomètres sont ensuite relativement plats, mais comportent quelques difficultés. Huit ronds-points se succèdent sur les cinq derniers kilomètres, dont trois sur les 2 000 derniers mètres. Le dernier d’entre eux se trouve à environ 350 mètres de l’arrivée et doit être négocié selon un angle extrêmement aigu.
La 11e étape présente un profil similaire à celui de la veille, ainsi qu’à celui des 5e et 8e étapes. Mais cette fois-ci, le dernier obstacle est à la fois un peu moins difficile que sur les étapes précédentes et situé quelques kilomètres plus loin. C’est donc une journée qui s’annonce favorable aux sprinteurs.
Après que Visma | Lease a Bike qui avait fait une énorme erreur la veille, l'équipe aborde à nouveau cette étape en tant que favorite, mais devrait cette fois-ci miser à nouveau sur Matthew Brennan. Dans un sprint massif bien organisé sur terrain plat, le Britannique ne devrait trouver de sérieux adversaires que chez Jordi Meeus (Red Bull - BORA - hansgrohe) et peut-être encore Bryan Coquard (Cofidis), alors que le regain de forme de Mads Pedersen (Lidl - Trek), qui a de nouveau été distancé tôt dans la montée de la dixième étape, semble déjà appartenir au passé.
Cependant, jusqu'à présent, cette Vuelta ne s'est pas vraiment déroulée de manière ordonnée et selon le plan prévu. C'est pourquoi l'issue de cette étape est peut-être finalement plus incertaine qu'il n'y paraît sur le papier. En effet, l'approche difficile, notamment avec le virage en épingle à cheveux dans les derniers mètres, exige un bon positionnement ; mais elle est également source de chutes.