Ceux qui passent d’un vélo de course classique à un vélo de gravel n’en croient souvent pas leurs yeux : les guidons sont plus larges, largement évasés vers l’extérieur et parfois courbés. Le gravel ne se résume pas à une simple question d’aérodynamisme, mais vise plutôt à trouver l’équilibre parfait entre maîtrise du terrain et ergonomie adaptée aux longues distances.
Différentes formes de guidons pour les vélos de gravel : jetez un œil à la galerie !
Le guidon de gravel idéal est un véritable « sur-mesure » ergonomique. Pour la plupart des cyclistes, un guidon en aluminium présentant un flare modéré (12–16°), une courbure plate et un léger backsweep constitue le meilleur compromis polyvalent entre confort, contrôle et rapport qualité-prix. Ceux qui recherchent des performances maximales et un amortissement optimal des vibrations, et qui connaissent précisément leurs mensurations, opteront pour le carbone.
Pour trouver le guidon le mieux adapté à tes besoins, tu dois connaître les principales valeurs géométriques et leur influence sur ton comportement de conduite
Elle est traditionnellement mesurée à partir du centre des poignées de frein (hoods). En règle générale, la largeur doit correspondre à peu près à celle de vos épaules. Un guidon plus large (par exemple, de 440 à 460 mm) ouvre la cage thoracique, ce qui facilite la respiration, et offre, grâce à un effet de levier plus important, nettement plus de contrôle et de stabilité sur les terrains techniques.
Sans doute la caractéristique la plus marquante du gravel. Le « flare » désigne l'écartement latéral des extrémités du guidon (les « drops ») vers l'extérieur. Alors que les guidons de vélo de course n'ont pratiquement pas de flare, ceux destinés au gravel présentent souvent un angle de 12°, pouvant aller jusqu'à 30° dans les cas extrêmes. L'avantage : en position « hoods », tu adoptes une posture aérodynamique et compacte ; en position basse, leur largeur exceptionnelle te garantit un contrôle maximal dans les descentes accidentées.
Le « drop » désigne la distance verticale entre le bras supérieur et le bras inférieur. Les guidons des vélos de gravel modernes présentent généralement un drop plat (géométrie compacte, environ 110–120 mm). Cela facilite le changement rapide de position des mains et t'évite de devoir te baisser trop bas sur le guidon. Un drop important (supérieur à 130 mm) offre certes des avantages aérodynamiques, mais fatigue rapidement la nuque en tout-terrain.
Le guidon supérieur s'incline alors légèrement vers l'arrière, en direction du cycliste (généralement de 4° à 8°). Cela réduit très légèrement la portée (Reach) et soulage sensiblement les poignets grâce à une position de conduite plus droite.
Le « downsweep » désigne une inclinaison vers le bas de la partie supérieure du guidon avant le début de la courbe, ce qui permet souvent d'adopter une position des mains plus naturelle. L'« outsweep » désigne l'écartement supplémentaire vers l'extérieur des extrémités du guidon dans sa partie inférieure (indépendamment du « flare »), ce qui évite que les poignets ne heurtent la courbe du guidon au niveau de la branche inférieure.
On voit de plus en plus souvent des guidons supérieurs aplatis sur les vélos de gravel. Ils offrent une plus grande surface d'appui pour les mains, ce qui réduit la pression et prévient ainsi les sensations d'engourdissement lors des longues sorties, tout en permettant de gagner quelques watts lors des courses rapides sur gravier.
Un guidon ne fonctionne jamais de manière isolée, mais doit être adapté à votre morphologie. Les cyclistes aux bras longs supportent souvent mieux un drop plus profond et un reach plus long, car le haut du corps est de toute façon plus allongé. Ceux qui ont des bras plutôt courts ou un tronc moins souple tirent un énorme avantage d’un guidon présentant un backsweep marqué et un drop compact très plat, afin d’éviter les douleurs cervicales. La largeur du guidon doit augmenter proportionnellement à la largeur des épaules : un guidon trop large pour des épaules étroites peut entraîner des tensions dans le haut du dos.
Une fois la base ajustée, tu peux régler le poste de pilotage à la perfection grâce à la potence et aux entretoises (bagues d'écartement situées sous la potence) :
En ajoutant davantage d'entretoises sous la potence, on relève l'ensemble du poste de pilotage. Cela permet d'adopter une position assise plus droite et plus confortable, et offre davantage de sécurité sur les terrains escarpés. En réduisant le nombre d'entretoises, on obtient une position plus sportive et plus aérodynamique.
Un cockpit plus court (par exemple, une potence de 70 à 85 mm) associé à un guidon plus large rend la conduite tout-terrain agile et précise. Une potence plus longue (à partir de 100 mm) stabilise la trajectoire en ligne droite, allonge la position assise et convient davantage aux cyclistes qui enchaînent les kilomètres sur asphalte et sur du gravier en bon état.
Les ensembles guidon-potence monoblocs (cockpits monoblocs) en carbone, avec des câbles entièrement intégrés, sont très en vogue.
Un design épuré, une aérodynamique exceptionnelle et, grâce à la structure en carbone, souvent un amortissement ciblé des vibrations fines tout en conservant une grande rigidité.
Extrêmement peu modulable. Il est impossible de régler la longueur de la potence ou l'angle du guidon : si cela ne convient pas, il faut remplacer l'ensemble du système, qui est coûteux. De plus, le remplacement des câbles ou des roulements de jeu de direction à l'atelier devient un véritable casse-tête qui coûte cher.
Les guidons en aluminium constituent un bon choix pour débuter : leur poids se situe généralement entre 280 et 350 grammes et sont vraiment abordables De 40 à 90 euros. Ceux qui veulent réduire le poids optent pour le carbone. Les guidons en carbone haut de gamme ne pèsent souvent que 180 à 230 grammes et offrent une souplesse nettement supérieure (confort), mais présentent toutefois 200 à 400 euros à prendre en compte. Les cockpits en carbone entièrement intégrés pèsent environ 350 à 450 grammes (potence comprise), mais elles coûtent vite De 450 à plus de 700 euros.

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