Un vélo sportif et polyvalentLe Lapierre Pulsium 7.0 en test

Lapierre Pulsium 7.0 : un ensemble sportif et confortable
Photo : Lapierre
Le nouveau Lapierre Pulsium 7.0 rappelle le modèle original avec une position d'assise sportive, mais offre nettement plus de liberté pour les pneus. La question du terrain ne se pose donc pas pour le Lapierre.

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L'automne fait du neuf ! C'est du moins ainsi que l'on pourrait caractériser l'offensive de modèles de Lapierre. En effet, en l'espace de quelques semaines l'année dernière, le constructeur français de vélos a relancé pas moins de trois plateformes pour cette saison. Le dernier-né est le Pulsium. Un vélo de marathon qui ose faire le grand écart entre tradition et modernité. TOUR a examiné de plus près le Pulsium 7.0, l'un des deux modèles phares.

Le Lapierre Pulsium 7.0 revient aux sources

Lorsque le Pulsium a été lancé sur le marché il y a plus de dix ans, il a été spécialement conçu pour répondre aux exigences des dures classiques de printemps, en particulier bien sûr les courses pavées Paris-Roubaix et le Tour des Flandres. Un confort de conduite élevé a donc été placé en tête du cahier des charges dès la première heure. Les étapes de développement suivantes ont de plus en plus pris en compte l'aptitude à la longue distance et ont modifié la géométrie pour les cyclistes moins entraînés qui souhaitent s'asseoir plus droit sur la selle.

Le Pulsium de quatrième génération est à nouveau plus orienté vers la course, Lapierre place le vélo à l'extrémité sportive du segment de l'endurance. Le tube de direction est nettement plus court que sur le modèle précédent, tandis que la longueur du cadre augmente de quelques millimètres. En combinaison avec la combinaison guidon/potence en aluminium, on obtient une position assise comparable à celle des vélos de compétition. Le grand drop du guidon permet de s'asseoir en position basse.

Vélo de compétition ou de marathon ? La géométrie du cadre du nouveau Pulsium s'inspire du modèle original. Le tube de direction a été nettement raccourci par rapport à son prédécesseur et la position d'assise est par conséquent plus sportive.Photo : Matthias BorchersVélo de compétition ou de marathon ? La géométrie du cadre du nouveau Pulsium s'inspire du modèle original. Le tube de direction a été nettement raccourci par rapport à son prédécesseur et la position d'assise est par conséquent plus sportive.

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Le pulsium se rapproche ainsi du Xelius DRS Le Race-Allrounder fait également partie du trio de nouveautés automnales de Lapierre. Des fabricants comme Cube, Storck ou Veto interprètent la catégorie de manière tout aussi sportive avec leurs vélos de marathon. La marque distinctive du fabricant français se retrouve également sur le nouveau Pulsium : il reprend le design avec les haubans se raccordant au tube supérieur.

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Qu'en est-il du confort ?

On renonce à un élastomère supplémentaire comme sur les anciennes versions. Au lieu de cela, le nœud du tube doit être mieux conçu pour le confort : grâce au coude dans les haubans et à un revêtement ciblé en fibres de carbone. Nos mesures en laboratoire confirment l'idée du fabricant : la tige et le tube de selle sont plus élastiques que sur le modèle précédent.

Le Lapierre laisse toutefois un écart avec les vélos de marathon les plus confortables du marché, du moins en ce qui concerne la suspension de l'ensemble du cadre. En effet, grâce aux pneus volumineux qui s'étendent sur 34 millimètres au-dessus des larges jantes en aluminium de DT Swiss, les irrégularités du revêtement routier sont absorbées de manière similaire au châssis. Le Lapierre accepte ainsi sans broncher les chemins de terre nivelés. Pour une utilisation sérieuse en tout-terrain, le châssis autorise des gommes jusqu'à 38 millimètres de large, ce qui était la norme pour les gravel bikes il y a encore quelques années. Même le montage de garde-boue fixes est encore possible avec cette dimension maximale. Vélo tout-terrain, je t'entends chanter !

Un classique du design : le nœud marquant du tube de selle caractérise le Pulsium depuis la première heure. Les haubans étant fixés au tube supérieur, le tube de selle est libre et peut rebondir sur une large plage.Photo : Matthias BorchersUn classique du design : le nœud marquant du tube de selle caractérise le Pulsium depuis la première heure. Les haubans étant fixés au tube supérieur, le tube de selle est libre et peut rebondir sur une large plage.

Plus de détails sur le nouveau Lapierre

Il ne manque plus qu'un compartiment de rangement intégré pour faire de ce vélo une véritable frontière entre le marathon et le gravel bike. Le kit de dépannage n'a toutefois pas besoin de se balancer sous la selle, car une petite poche pour les outils ou la chambre à air de rechange peut être montée sur le tube supérieur. Outre l'amélioration du confort du cadre, la nouvelle construction de la suspension arrière doit également rendre le vélo plus léger. Le cadre non peint de la version d'essai reste en dessous d'un kilogramme, annonce Lapierre. Des composants en aluminium robustes comme le guidon, la potence et la tige de selle font cependant grimper le poids.

Avec 8,7 kilos sur la balance de TOUR, le Lapierre Pulsium 7.0 est relativement lourd. Avec des pièces rapportées plus légères en carbone, comme sur le modèle haut de gamme, le Lapierre devrait peser environ 200 grammes de moins. L'aérodynamisme a également été pris en compte, mais le réglage est plutôt prudent. Les profilés aéro sur la fourche et le tube de direction font aujourd'hui presque partie du design standard des vélos de course modernes. Lapierre annonce une amélioration de l'aérodynamisme de cinq pour cent par rapport au modèle précédent, pour lequel aucune donnée n'est toutefois disponible.

Sur dix kilomètres, le vélo devrait être plus rapide de quatre à cinq secondes, selon la vitesse. Sur la route, le Pulsium 7.0, très résistant à la torsion, parvient à masquer son poids total assez élevé. Son principal point fort est son fonctionnement particulièrement silencieux. Les descentes rapides avec de nombreux changements de direction laissent le Lapierre suivre sa voie sans être impressionné. L'équipement de haute qualité avec le groupe électronique Ultegra de Shimano est au-dessus de tout soupçon, grâce à la démultiplication 1:1 dans la plus petite vitesse, le vélo est armé pour une utilisation en terrain montagneux.

Conclusion sur le Lapierre Pulsium 7.0 : un équilibre réussi

Dans l'ensemble, il faut chercher longtemps sur le marché un ensemble comme celui du Pulsium 7.0. Cette nouveauté combine comme peu d'autres modèles un caractère sportif sous la forme d'une position assise relativement allongée avec des tendances modernes (de confort) comme l'espace généreux pour les pneus. Le grand écart entre tradition et modernité est parfaitement réussi. Le vélo vise un large public à la recherche d'un vélo de course polyvalent et relativement abordable, sans faire de grands compromis sportifs.

Avec 4399 euros, la version test est la deuxième plus chère de la gamme. À l'exception du modèle de base (2599 euros), toutes les variantes sont équipées d'un dérailleur radio de Shimano ou de SRAM. Les roues en carbone optimisées sur le plan aérodynamique sont réservées au modèle haut de gamme (5699 euros). La nouveauté est la taille de cadre supplémentaire XXL, qui s'adresse aux cyclistes mesurant plus de 1,95 mètre. Toutefois, la recommandation de taille n'est pas forcément la référence : nos testeurs, qui mesurent environ 1,80 mètre, étaient assis sur un Pulsium en taille M, que les Français recommandent pour une taille maximale de 1,75 mètre.



Note de test & infos sur le Lapierre Pulsium 7.0

  • prix : 4399 euros
  • Poids de la roue complète : 8,7 kilos
  • Tailles de cadre : XS, S, ML, XL, XXL (taille test graissée)
  • Note TOUR : 2,2
C'est le Lapierre Pulsium 7.0Photo : LapierreC'est le Lapierre Pulsium 7.0

Géométrie

  • Siège / tube supérieur / tube de direction : 489/545/156 millimètres
  • Pile/Reach/STR : 567/383 millimètres/1,48
  • Stack+/Reach+/STR+ : 615/575 millimètres/1,07
  • Empattement/course : 1010/64 millimètres

Équipement

  • Entraînement/commutation : Shimano Ultegra Di2 (2x12 ; 50/34, 11-34 z.) | Note : 1,0
  • les freins : Shimano Ultegra (160/140 mm) | Note : 1,0
  • Pneus : Schwalbe One 32 mm (eff. : 34 mm) | Note : 1,5
  • Les roues : DT Swiss ER 1600 30
  • Poids de la roue : 1548/1977 grammes (avant/arrière)

Valeurs mesurées

  • Poids de la roue complète : 8650 grammes | Note : 3,7
  • Stabilité de conduite : 8,4 N/mm | Note : 1,7
  • Confort arrière : 156 N/mm | Note : 2,3
  • Confort avant : 104 N/mm | Note : 3,0
  • Démarrage/rigidité du pédalier : 65 N/mm | Note : 1,0

Avantages et inconvénients

  • Plus bon confort grâce aux pneus larges, grand domaine d'utilisation
  • Moins poids total relativement élevé
Points forts, points faibles et autres détails du Lapierre Pulsium 7.0Photo : TOURPoints forts, points faibles et autres détails du Lapierre Pulsium 7.0

Jens Klötzer is a qualified industrial engineer and TOUR's expert for components of all kinds: brakes, gears, wheels and tyres - Jens puts everything through its paces. He collects historic racing bikes and owns both a modern time trial bike and a titanium gravel touring bike. When travelling, he likes to explore unknown roads in Eastern Europe - on wide but fast tyres.

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