Dans cet article, nous utilisons des liens d'affiliation. À chaque achat via ces liens, nous recevons une commission du commerçant. Tous les liens pertinents sont marqués avec . En savoir plus.
| Propriété | Note |
|---|---|
| Labor | 2,6 |
| Ausstattung | 1,6 |
| Note finale | 2,4 |
Vous trouverez l'évaluation complète ici
| Poids | 9.12 kg |
| Transmission | Shimano GRX FD-RX 822 |
| Frein avant | Shimano GRX ST-RX 610 / BR-RX 410 |
| Roues | DT-Swiss G 1800 |
| Pneu avant | Schwalbe G-One R TLR 45-622 |
Lorsque Van Rysel, la marque propre à Decathlon, a présenté sa gamme de vélos de gravel entièrement repensée pour 2027, l'attention s'est presque exclusivement portée sur le RCR-G sportive. C'était tout à fait l'intention du fabricant ; en effet, ce vélo, fruit d'un développement minutieux et associé au sport professionnel, contribue encore davantage à faire oublier l'image de marque de « fournisseur bon marché ». On aurait presque pu oublier que cette gamme comprend deux séries de modèles, l’EDR-G testé ici devant sans doute séduire un public nettement plus large.
Non seulement c'est nettement moins cher, mais en plus, dans la Modèle d'entrée de gamme à 2 199 euros Non seulement son prix est presque imbattable pour un vélo en carbone, mais grâce à sa géométrie plus détendue et à ses fonctionnalités pratiques, il est également plus polyvalent que les modèles de course tout-terrain légers et épurés. Ce cadre au design sobre séduira aussi bien les amateurs de voyages que les navetteurs grâce à ses nombreuses possibilités de fixation pour les bagages et à sa conception prévue pour l’installation de garde-boue fixes. On a même pensé à un passage de câble dans la fourche pour un éclairage à dynamo. Le compartiment de rangement dans le tube diagonal est également pratique : il peut accueillir un sac allongé contenant des outils et, dans le couvercle, une pompe à air clipsée.
Un coup d'œil à la liste des équipements suffit pour constater que, malgré un budget serré, aucun compromis n'a été fait sur les composants. Nous avons testé la moins chère des deux versions (> disponible ici): Les pièces et composants tels que les pneus Schwalbe, les roues DT Swiss, le guidon Deda et le groupe Shimano GRX 1x12 proviennent tous de fabricants de renom – du moins là où cela compte vraiment.
Pour commencer, nous nous installons sur la selle et découvrons une géométrie de cadre qui compte parmi les plus confortables que nous ayons rencontrées ces dernières années. Elle impose une position assise résolument droite. Comme sur le Van Rysel RCR-G, plus sportif, la taille testée (M) est plutôt petite, ce qui fait que le vélo est dans un premier temps nettement trop court pour notre testeur, qui mesure 1,80 mètre. Le guidon coudé, censé rendre la position assise encore plus détendue, y contribue également. Une fois que nous avons exploité au maximum la plage de réglage de la selle vers l’arrière, cela va mieux, mais le guidon reste néanmoins relativement haut. Cela permet toutefois de rester confortablement en position de conduite, même en tenant les poignées inférieures, d’autant plus que celles-ci ne sont pas beaucoup plus basses. En taille L, le tube de direction est encore deux centimètres plus haut. Ceux qui souhaitent adopter une position sportive ou qui ont les jambes plutôt courtes devraient donc absolument faire un essai pour vérifier si la position leur convient (ou si elle peut être ajustée dans la mesure du possible) avant de commander le vélo sans l’avoir vu.
Sur la piste, le vélo laisse une impression forte et globalement positive. On remarque tout d’abord la répartition inhabituelle du poids : en effet, en raison de l’angle d’assise plat et de la position droite, la roue avant n’est pratiquement pas sollicitée. Pourtant, le vélo tient remarquablement bien la route en tout-terrain et roule tout droit comme par magie. Avec un angle de braquage exceptionnellement plat de seulement 71 degrés, le comportement routier est axé sur une stabilité stoïque ; les virages rapides nécessitent donc un peu plus d’assurance. Il ne faut toutefois pas s’y attaquer avec trop d’ardeur, car en cas d’inclinaison excessive, la roue avant, peu sollicitée, perd rapidement son adhérence. Chargée de bagages lourds, la moto devrait en revanche rester stable, même sur les routes cahoteuses.
Lors des accélérations spontanées, son poids d’un peu plus de neuf kilogrammes se fait sentir, ce qui est relativement lourd pour un vélo de gravel en carbone. Compte tenu de son prix, on ne peut toutefois guère s’en plaindre : chez la concurrence, on trouve généralement, pour ce prix, des cadres en aluminium et des vélos complets pesant plus de dix kilogrammes. L’EDR-G bénéficie d’un véritable gain de qualité grâce à ses pneus Schwalbe haut de gamme, qui constituent un bon compromis pour différentes utilisations : ils roulent bien sur tous les revêtements et offrent une adhérence suffisante en tout-terrain. C’est justement sur ce point que d’autres vélos de cette gamme de prix font souvent des économies, ce qui rend la conduite nettement moins agréable. Après un certain temps d’adaptation, nous nous sommes également habitués au guidon coudé, car il permet une position naturelle et très confortable des mains lorsque l’on tient le guidon par le haut.
Il n'y a pas grand-chose à redire : la plupart des points discutables sont négligeables ou, du moins, relativement faciles à modifier. Si l'on installe une sacoche de cadre, le compartiment de rangement n'est plus accessible ; d'autres fabricants ont résolu ce problème de manière plus astucieuse en plaçant l'ouverture sous le porte-bidon. La mini-pompe fournie est un peu difficile à manipuler, mais elle remplit sa fonction. Nous recommanderions aux cyclistes de forte corpulence ou aux voyageurs chargés de bagages d’opter pour des disques de frein de meilleure qualité, qui permettent de tirer un peu plus de puissance de freinage des freins Shimano.
La traduction mérite qu'on s'y attarde : la cassette de VTT, avec ses pignons de 10 à 51 dents, offre, associée au plateau de 40 dents, une plage de vitesses considérable ; elle permet – même aux cyclistes moins entraînés – de passer d’une descente rapide sur asphalte à une montée extrêmement raide sur chemin de terre avec des bagages. Lorsque le rapport de la première vitesse ne suffit plus, il faut de toute façon pousser le vélo, car sinon on ralentit tellement qu’on risque de tomber. L’inconvénient de cette configuration réside toutefois dans les écarts importants entre les vitesses, qui peuvent être gênants surtout à faible vitesse, mais aussi à vitesse moyenne. Shimano ne propose pour l’instant pas dans sa gamme de cassette à douze vitesses adaptée au gravel, dont la gamme de rapports se situerait entre celle d’un vélo de route et celle d’un VTT. La version plus onéreuse de l'EDR-G, équipée du SRAM Force, offre une transmission aux passages plus fluides, également dotée d'un plateau de 40 dents et d'une gamme de 10 à 45 sur 13 pignons. Toutefois, cette version mieux équipée et plus légère, qui dispose également de jantes en carbone simples, coûte 1 000 euros de plus >> disponible ici.

Editor