Dimitri Lehner
· 11.08.2026
Chaque sous-culture se protège grâce à son jargon. En voile, la cuisine s’appelle « pantry » ; les chasseurs s’adressent au gibier lorsqu’ils l’observent ; et dans le gravel aussi, les termes fusent, laissant les débutants hocher poliment la tête tout en se posant des questions en leur for intérieur. La bonne nouvelle : vous n’êtes pas obligé de vous laisser faire. Trois termes à connaître avant de participer à la prochaine conversation.
Il s'agit ici de gravier très fin. Tellement fin que les pneus glissent tout en douceur. Ce terme s'inspire de l'expression « Champagne Powder » utilisée en ski. Il a été inventé dans les années 1950 par Joe McElroy, un pionnier du ski. Alors qu’il descendait une pente recouverte de neige fraîche et profonde, la neige extrêmement légère et sèche tourbillonnait si fort que les fins cristaux de glace lui picotaient le visage. McElroy a comparé ce picotement au visage aux bulles qui montent dans une coupe de champagne. Depuis lors, la neige profonde extrêmement légère, moelleuse et sèche est appelée « Champagne Powder ». Ce jeu de mots a été transposé au gravel.
Il s'agit de la sacoche qui se fixe au tube de selle. Elle se sangle directement sous la selle et dépasse vers le haut et vers l'arrière, allongée, en biais et de forme cylindrique. Comme elle est fixée juste derrière les fesses et que sa forme allongée, souvent légèrement conique, la fait ressembler à un réacteur ou à une fusée, son nom s’explique d’eux-mêmes. Lorsque la sacoche est bien remplie et qu’elle n’est souvent pas correctement fixée au cadre, elle se met à osciller légèrement d’avant en arrière pendant la conduite, en particulier en danseuse. Visuellement, cela rappelle également le balancement ou le pilotage d’une petite fusée à l’arrière.
Si les capuchons en caoutchouc des leviers de frein et de vitesse portent ce nom, c'est pour deux raisons simples :
1. Leur fonction protectrice (à l’instar d’une capuche). Tout comme une capuche protège ta tête de la pluie et du vent, le revêtement en caoutchouc recouvre la partie mécanique supérieure du levier de frein. Il protège les composants sensibles à l’intérieur de la saleté, de l’eau et de la transpiration. 2. Comme le terme « cache-levier de frein » semble très encombrant, les cyclistes de gravel préfèrent utiliser le terme anglais plus percutant : « hoods ». On désigne ainsi toute la partie supérieure, en forme de bosse, du levier de frein comme Hood. Lorsque les cyclistes s'agrippent au haut de ces guidons (ce qui est la position la plus courante et la plus confortable en gravel et en vélo de course), ils roulent « sur les capots ». En allemand, ce terme s'est tout simplement imposé pour désigner les étuis en caoutchouc eux-mêmes.

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