| Propriété | Note |
|---|---|
| Labor | 1,5 |
| Ausstattung | 1,4 |
| Note finale | 1,5 |
Vous trouverez l'évaluation complète ici
| Poids | 5.4 kg |
| Transmission | SRAM Red AXS |
| Frein avant | SRAM Red |
| Roues | Scope Artech |
| Pneu avant | Continental Grand Prix 5000 25-622 |
| Photo : Wolfgang Papp
On remarque immédiatement que les proportions diffèrent de celles des vélos de course classiques. Les roues filigranes équipées de pneus étroits semblent presque un peu perdues dans ce cadre imposant, et la potence massive renforce l'impression d'un certain déséquilibre visuel vers le haut. Mais cette version n’a rien à voir avec une simple question d’esthétique : avec elle, Storck tire une nouvelle fois le maximum de son vélo de course ultra-léger, qui en est à sa cinquième année de production. Il s’agit bien davantage de construire un vélo de course aussi léger que possible, sans pour autant faire de compromis sur la fonctionnalité ou la sécurité. « Avec l’Aernario.3 Platinum Max Performance, nous avons voulu montrer ce qui est techniquement possible lorsqu’on remet en question chaque détail et qu’on optimise systématiquement la construction légère », explique Max Fetzer, directeur technique chez Storck. La construction ultra-légère était déjà, par le passé, une spécialité de la marque Storck ; la gamme Max Performance s’inscrit désormais dans cette tradition. Elle repose sur le carbone de la plus haute qualité de l’Aernario.3, baptisé « Storck Platinum ». Pour atteindre ce poids digne d’un record, les cadres sont spécialement sélectionnés, c’est-à-dire que l’on choisit des exemplaires particulièrement légers dans les limites des tolérances de fabrication. Même lors de l’assemblage avec des composants triés sur le volet, l’aérodynamisme ou les considérations ergonomiques passent au second plan : pour toutes les pièces, la priorité est donnée au poids.
On y retrouve de nombreux composants issus du monde du tuning, que l'on ne voit pas tous les jours : un ensemble guidon-potence de THM, une selle minimaliste en carbone d'Alpitude, un plateau en carbone de Gemini. Mais les roues à jantes plates de Scope et les pneus de 25 millimètres de large constituent également des mesures cohérentes visant à faire baisser au maximum le chiffre affiché sur la balance. Quoi qu’il en soit : pour les pièces essentielles à la sécurité, comme les pneus et les disques de frein, on peut se fier à des composants éprouvés et ne pas s’exposer au risque lié à des pièces légères d’origine douteuse. Au final, le vélo testé affiche un poids de 5 400 grammes, ce qui constitue effectivement un record pour les vélos de course à freins à disque ; toutefois, Storck n’est pas tout à fait seul sur le podium. La Leggerissima du spécialiste allemand du carbone Schmolke, que nous avons pu tester en 2024, pesait exactement le même poids – ou plutôt, était tout aussi léger – au gramme près.
Le Storck passe les tests en laboratoire sans aucune anomalie : le cadre est suffisamment rigide, le confort très bon, comme nous nous en souvenons déjà de l’Aernario lors de précédents tests. C’est toutefois lors de la sortie sur route que nous espérons vivre la plus grande révélation. C’est là que ce vélo ultra-léger transforme les premiers coups de pédale en accélération avec une réactivité exceptionnelle ; il incite constamment à enchaîner les sprints intermédiaires. Le vélo, avec tous ses composants, semble stable : rien ne claque, ne grince ni ne donne l’impression d’être instable. Sur notre vélo d'essai, c’est la selle qui détermine le poids maximal du cycliste : la coque de 70 grammes supporte au maximum 85 kilogrammes. Selon le fabricant, le guidon supporte 110 kilogrammes ; quant aux roues, aucune limite n’est explicitement mentionnée. La position assise est sportive, sans être extrême, et convient également aux longues sorties. Les cyclistes inexpérimentés devront s'habituer à un comportement routier sensible, car le cadre, de construction très courte, réagit immédiatement aux moindres mouvements du guidon. Les roues légères accentuent encore davantage cette vivacité de la direction. Mais à part cela, le vélo roule en toute sécurité et sans dévier de sa trajectoire sur le plat ; en montée, c’est bien sûr sa légèreté qui procure le plus de plaisir, lorsque le vélo accélère de manière presque ludique à chaque tour de manivelle.
On pourrait toutefois se demander si le Platinum Max Performance, en tant que vélo de course ultra-léger, ne nécessite vraiment aucun compromis, au vu de certains détails. C’est la transmission qui impose les plus grandes concessions, puisqu’elle se contente d’un seul plateau et de douze pignons. La cassette 10-36, qui offre tout de même une large plage de rapports, permet, associée au plateau de 46 dents, un pédalage fluide sur les terrains les plus vallonnés. Si l’on peut encore s’accommoder du fait que ce plateau relativement petit offre moins de rapports vraiment rapides sur un tel vélo, l’absence de rapports légers pour la montagne limite considérablement les possibilités. Les pneus étroits semblent également dépassés et ne garantissent ni confort ni sécurité ; malgré le bon confort du cadre, la conduite s’avère un peu cahoteuse. La selle en carbone, lisse et glissante, n’était pas non plus à notre goût, mais c’est certainement une question de goût. Le guidon THM offre une bonne prise en main.
Il n'est pas facile d'imaginer quel public pourrait correspondre au Max Performance. Si vous recherchez un vélo de montagne vraiment léger pour participer à des marathons ou faire des randonnées, vous aurez besoin d’au moins un autre rapport de transmission. Vous feriez mieux d’opter pour le Schmolke, tout aussi léger, qui est équipé d’une transmission de vélo de course à part entière et de pneus plus larges. Sur un terrain plus plat, une configuration aérodynamique serait plus judicieuse ; par ailleurs, même équipée de pédales, cette vélo est en dessous du poids minimum requis pour une vélo de compétition. Il ne reste donc que les passionnés de technologie fortunés, pour qui le poids record prime sur la praticité au quotidien. Mais il faut alors vraiment avoir près de 13 000 euros à dépenser. Sinon, l’Aernario.3 Platinum est disponible dans une configuration haut de gamme courante pour environ 10 000 euros ; équipé d’un SRAM Red ou d’un Dura-Ace, le vélo pèse environ 6,5 kilos. Les prix commencent à 7 500 euros avec l’Ultegra Di2. La gamme de tailles, quelque peu atypique, mérite une attention particulière : le vélo est disponible dans des tailles de cadre très grandes, mais pratiquement pas de petites – la deuxième plus petite taille testée, le M, convenait parfaitement à nos testeurs mesurant 1,80 mètre.

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