Trek Madone SL 7 en testÉvolution vers le Race Allrounder

Julian Schultz

 · 17.08.2024

Trek Madone SL 7 : Evolution vers le Race-Allrounder
Photo : Skyshot / Markus Greber
Avec le nouveau Trek Madone SL 7, le fabricant fait ses adieux à la stratégie consistant à mettre sur les roues un vélo de compétition léger et un autre rapide. La huitième génération doit allier la vitesse de son prédécesseur à la légèreté de l'Émonda, qui n'est plus disponible. Notre test montre à quel point cela est réussi.

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Prenez un nouveau vélo de course, étiquetez-le avec les noms de modèle des deux vélos de compétition de la gamme, et vous obtenez l'effet escompté : la presse spécialisée se jette dessus et se demande quel vélo va être mis à jour. C'est ce qui s'est passé lors du Critérium du Dauphiné, la course de préparation au Tour de France. Trek a présenté aux professionnels du World Tour sponsorisés par Mads Pedersen un bolide sur le tube supérieur duquel se trouvait un autocollant avec les désignations de modèle "Madone" et "Émonda".

Peu avant le Tour de France, le fabricant américain a donné des faits : Le nouveau coureur est une évolution du Madone, qui s'émancipe dans sa huitième génération pour devenir un allrounder de la course, en alliant construction légère et aérodynamisme. Les jours de l'Émonda sont donc comptés. Ce modèle de 6,8 kilos, qui n'était de toute façon plus guère visible dans le peloton professionnel, ne sera désormais plus disponible qu'avec un cadre en aluminium.

Il s'agit d'une évolution du Madone, dont la huitième génération s'émancipe pour devenir un allrounder de la course.Photo : TrekIl s'agit d'une évolution du Madone, dont la huitième génération s'émancipe pour devenir un allrounder de la course.

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Trek Madone SL 7 : Lourd, mais aérodynamique

Les poids individuels du nouveau Madone SL 7, qui repose sur un ensemble de cadres un peu plus lourds que les variantes SLR plus chères, sont impressionnants. Le cadre et la fourche du vélo de test pèsent environ 1500 grammes. C'est 140 grammes de moins que l'ancien Madone SLR. Selon le fabricant, la nouvelle variante haut de gamme devrait permettre d'économiser environ 250 grammes supplémentaires par rapport au SL. Le SL 7, équipé de roues relativement lourdes de la marque Bontrager, affiche 8040 grammes sur la balance.

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Alors que l'ancien Madone se voulait un vélo de course aéro futuriste avec des formes tubulaires planes, le nouveau design est nettement plus réduit. La seule exception est le point de jonction entre le tube supérieur et le tube de selle, appelé "Isoflow", que la nouveauté reprend sous une forme modifiée de son prédécesseur. L'échancrure sous le dôme de la selle doit notamment profiter à l'aérodynamisme.

L'aérodynamique, entre autres, devrait profiter de l'évidement sous le dôme du siège, appelé "isoflow".Photo : TrekL'aérodynamique, entre autres, devrait profiter de l'évidement sous le dôme du siège, appelé "isoflow".

Nous n'avons pas encore pu déterminer la vitesse du Madone SL 7 dans la soufflerie (c'est pourquoi nous n'avons pas encore attribué de note globale au vélo). Selon Trek, l'aérodynamisme devrait rester inchangé par rapport au modèle précédent, malgré un cadre plus fin. L'ancien SLR 9 AXS fournit un point de repère : 207 watts étaient nécessaires pour vaincre sa résistance à l'air à une vitesse de 45 km/h. Il comptait ainsi parmi les vélos les plus rapides du test TOUR.



Rapide sur le plat

Le SL 7 ne devrait pas être aussi rapide, car le fabricant américain a renoncé, entre autres, à un cockpit monobloc aérodynamique pour le modèle de classe moyenne. Nos tests ont toutefois montré que le vélo n'a pratiquement rien perdu de sa vitesse. Dans les montées, en particulier lorsque le pourcentage est élevé, le Madone ne parvient plus à dissimuler son poids relativement élevé, malgré une démultiplication de 1:1 sur la vitesse la plus faible. La plupart des cyclistes ne remarqueront pas les valeurs de rigidité relativement basses.

Outre l'aérodynamisme, la technologie "Isoflow" remaniée contribue de manière déterminante à l'amélioration du confort. La tige de selle et le dôme de siège n'offrent certes que deux millimètres de débattement supplémentaire par rapport au modèle précédent, mais en combinaison avec les pneus volumineux de 30 millimètres, le SL 7 aplanit remarquablement les irrégularités. Le Trek peut même rouler sans problème sur les chemins de terre. Le guidon étroit en carbone, dont la forme permet une position de montage extrêmement inclinée vers l'intérieur des bosses des poignées, transmet les vibrations du sol plus directement au cycliste.

Sur le guidon étroit en carbone, dont la forme permet une position de montage des bosses des poignées extrêmement inclinée vers l'intérieur, les secousses du sol sont transmises plus directement au cycliste.Photo : TrekSur le guidon étroit en carbone, dont la forme permet une position de montage des bosses des poignées extrêmement inclinée vers l'intérieur, les secousses du sol sont transmises plus directement au cycliste.

Géométrie et tableau des tailles

Les indications de taille sont nouvelles. Comme de nombreux concurrents, les Américains indiquent désormais les tailles de cadre en tailles de confection. Au lieu de huit jusqu'à présent, il n'y a plus que six tailles de cadre. La nouvelle gamme offre moins de chevauchements pour les tailles de cadre voisines, ce qui devrait faciliter le choix du vélo adapté. De plus, avec les tailles XS et XL, Trek veut également proposer un vélo adapté aux cyclistes particulièrement petits ou grands.

La géométrie de course reste inchangée. Nos testeurs, qui mesurent environ 1,80 mètre, pencheraient pour une taille de cadre plus petite, contrairement à la recommandation de Trek. La plage de réglage de la tige de selle intégrée est suffisamment large. Trek lance dans la course un total de huit variantes d'équipement. Le SL 7 avec Ultegra électronique et des roues de 51 millimètres de haut est en tête de la série SL moins chère. Le fabricant américain est l'une des rares marques haut de gamme à proposer une version avec dérailleur mécanique. Les modèles SLR, plus légers, coûtent parfois plus du double du vélo de test.

En tant que vélo polyvalent, le nouveau Madone fait beaucoup de choses bien. Le SL 7 marque des points, notamment en termes de confort. De plus, son prix est raisonnable. - Julian Schultz, rédacteur du test

Le Trek Madone SL 7 en détail

  • prix : 6499 euros
  • Poids de la roue complète : 8,0 kilos
  • Tailles de cadre : XS, S, M, ML, L, XL (taille test graissée)
Voici le Trek Madone SL 7Photo : TrekVoici le Trek Madone SL 7

Géométrie

  • Siège / tube supérieur / tube de direction : 543/565/162 millimètres
  • Pile/Reach/STR : 587/390 millimètres/1,51
  • Stack+/Reach+/STR+ : 643/583 millimètres/1,10
  • Empattement/course : 990/59millimètres

Équipement

  • Entraînement/commutation : Shimano Ultegra (2x12 ; 50/34, 11-34 z.) | Note : 1,0
  • les freins : Shimano Ultegra (160/160 mm) | Note : 1,0
  • Pneus : Bontrager R3 Hard-Case Lite TLR 28 mm (eff. : 30 mm) | Note : 1,5
  • Les roues : Bontrager Aeolus Pro 51
  • Poids de la roue : 1338/1843 grammes (avant/arrière)

Valeurs mesurées

  • Stabilité de conduite : 7,45 N/mm | Note : 2,3
  • Confort arrière : 135 N/mm | Note : 2,0
  • Confort avant : 94 N/mm | Note : 2,3
  • Démarrage/rigidité du pédalier : 50 N/mm | Note : 2,7

Avantages et inconvénients du Trek Madone SL 7

  • Plus très bon confort sur la selle, look original
  • Moins relativement lourd, faiblesses dans l'attaque

Julian Schultz is a qualified sports scientist and trained sports journalist and is responsible for testing complete bikes. From competition bikes to gravel bikes, he tests the latest models and keeps his eyes open for the latest trends. This includes the Tour de France, where the test editor has been on the lookout for technical details and stories from the paddock since 2022.

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