Julian Schultz
· 16.04.2024
Outre son activité principale de VTT et de vélos de randonnée, dont la plupart sont équipés d'une assistance électrique au pédalage, Corratec a récemment intensifié son engagement dans le domaine des vélos de course. Le CCT est en tête du portefeuille. Un classique orienté vers la compétition dans l'assortiment de la Haute-Bavière, qui s'est transformé au fil des ans en un bolide aéro-optimisé et qui est sur le marché depuis l'année dernière dans sa dernière phase de développement. Nous avons testé la version Team Pro, qui est le seul modèle à entrer dans la fourchette de prix de 5000 euros et qui occupe la place du vélo le moins cher du panel de test.
Le Corratec se distingue par le design de son cadre : La tête de direction avec une transition anguleuse vers le tube supérieur et le tube diagonal, la fourche joliment intégrée ou les haubans incurvés distinguent le CCT de la concurrence et servent, selon le fabricant, un objectif : une meilleure aérodynamique que son prédécesseur. Dans la soufflerie GST, la machine de course équipée de roues plates en carbone du spécialiste italien Ursus atteint 217 watts, ce qui la place parmi les vélos les plus faibles sur le plan aérodynamique par rapport à la concurrence. Même avec notre jeu de roues de référence (Zipp 404), le Corratec est à la traîne et se situe au niveau des vélos de course polyvalents qui, en plus de l'aérodynamisme, font également attention au poids. Mais dans cette discipline, le Team Pro présente également des faiblesses, il occupe l'avant-dernière place parmi les candidats au test et roule plutôt lentement sur l'asphalte, notamment en raison de ses pneus durs et de son long empattement.
Malgré les formes volumineuses des tubes, l'ensemble du cadre n'est pas particulièrement résistant à la torsion, ce qui fait qu'il a tendance à avoir un comportement de direction un peu pâteux dans les descentes sinueuses. Bien que nos testeurs d'1,80 m aient dû déployer largement la béquille en carbone sur le vélo de test en taille 54, celle-ci, tout comme la simple combinaison guidon/potence en aluminium, réagit de manière inflexible aux irrégularités. En résumé, ce vélo chic et rapide a du mal à rester dans le peloton de tête. La variante d'équipement Evo, avec une qualité de carbone supérieure, pourrait probablement combler l'écart, mais elle est au moins 1700 euros plus chère.

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