Avant, je ne pouvais jamais prendre de petit déjeuner avant les examens. Et bien que je ne sois plus sur les bancs de l'école depuis des décennies, je n'arrive presque pas à avaler quoi que ce soit ce matin-là. L'horloge indique cinq heures et demie, la nuit a été courte à l'Albergo Gran Paradiso, à 2.000 mètres d'altitude. Bruno, le patron, a mis la machine à expresso en marche spécialement pour mon ami Mike et moi. Il y a même un panier de panini sur la table, accompagné d'un gâteau friable. Typiquement italien. Cyclistes ou pas, Bruno ne fait pas exception. Peu de temps après, nous quittons la chaleur de la salle du petit-déjeuner. Lorsque la porte se referme derrière nous, nous ne cliquons pas sur les pédales, mais nous mettons nos vélos de cross sur l'épaule et montons le chemin muletier derrière l'Albergo. 600 mètres de dénivelé nous attendent jusqu'au Colle del Nivolet. La piqûre de caféine de Bruno fait son effet, mon pouls martèle le sommet de mon crâne dès les premiers lacets. Mais après quelques centaines de mètres, un rythme agréable est déjà trouvé. Le soleil matinal projette de pâles rayons sur les géants enneigés, l'air est délicieusement frais et dissipe les derniers doutes. Il n'y a personne d'autre que nous sur la route. Dommage, les regards interrogateurs des randonneurs auraient été amusants. Deux fous qui portent des vélos de course à travers la haute montagne.
Vous trouverez tout ce qu'il faut savoir sur ce circuit de 7 jours en téléchargeant le fichier PDF ci-dessous, y compris les données GPS.
Le tour difficile (653 kilomètres, 15.840 mètres de dénivelé) part de Martigny dans le canton suisse du Valais, mais passe immédiatement par le col du Grand Saint-Bernard dans la vallée d'Aoste, dans une province italienne à part entière. À l'exception de deux incursions en France, l'itinéraire se déroule désormais du côté italien de la crête principale des Alpes occidentales, à travers la province du Piémont. La première boucle française, entre Sestrières et le col d'Agnel, est nettement plus attrayante que la traversée de la plaine du Pô. Et le dernier tronçon de l'itinéraire, la liaison directe entre la vallée de la Stura et la Riviera, passe inévitablement par les Alpes maritimes françaises.
Malgré un dénivelé moins important, cette course par étapes est nettement plus difficile que la Route des Grandes Alpes, qui passe du côté français des Alpes occidentales. L'épreuve la plus difficile est le Colle del Nivolet, à 2 612 mètres d'altitude, dès le deuxième jour, avec un parcours de poussée/portée d'environ trois heures en montée. Mais le Colle di Finestre (3e jour) et le Colle di Tenda (7e jour) offrent également de longs tronçons de gravier praticables. Sur les autres parcours, ce sont les petites routes étroites et souvent rugueuses qui dominent.
Seuls certains passages - entre Sestrières et Briançon ou dans le Val di Susa - empruntent inévitablement des routes principales. Les vallées du sud du Piémont sont sauvages et isolées, on ne traverse que rarement des villages de montagne. La "Cima Coppi" est le col d'Agnel, haut de 2.744 mètres, troisième col le plus haut des Alpes. Notre itinéraire nécessite un vélo robuste, des pneus d'au moins 25 millimètres et un braquet extrêmement adapté à la montagne. Nous nous en sommes bien sortis avec des vélos de cross et des freins à disque. Conseil : profiter d'une période de beau temps et réduire les bagages au minimum. Important : des chaussures de VTT ou de course à pied pour la montée au Colle del Nivolet.
Addendum : Dans la liste des organisateurs de voyages Transalp à la page 29, nous avons ajouté Champions-Training (téléphone 0171/2978998, www.champions-training.de) ont été oubliés. Champions-Training propose une course par étapes Genève - Nice avec un détour par la Provence et le Mont Ventoux.
Vous trouverez tout ce qu'il faut savoir sur ce circuit de 7 jours en téléchargeant le fichier PDF ci-dessous, y compris les données GPS.
Téléchargements :
Italie : traversée du Piémont
Données GPS : Italie : Piémont