TOUR : Quelle est la motivation derrière cette initiative ?
Alfreider : Il y a le droit à la liberté de mouvement, mais nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à l'augmentation du trafic dans les régions, qui pèse sur les gens et réduit leur qualité de vie. Il y a une prise de conscience accrue que nous ne pouvons plus continuer comme avant. Les habitants des localités veulent limiter le trafic. Nous voulons aussi plus de place pour le vélo et les piétons - dans le cadre de premiers projets pilotes, nous avons déjà aménagé des pistes cyclables au col du Sellajoch afin de donner plus de sécurité aux cyclistes. D'autres cols suivront et des pistes cyclables seront également aménagées dans les vallées, afin que davantage de personnes passent à la mobilité active.
Il y aurait aussi des restrictions de circulation sur les cols ?
Oui, nous voulons y parvenir avec la Vénétie et le Trentin - nous sommes en discussion avec le ministre italien des infrastructures. L'objectif est de mettre en place un projet pilote qui nous permettrait également de limiter le trafic ou de percevoir des péages. Concrètement, cela est prévu pour les cols Sella, Pordoi, Gardena et Campolongo. Mais aussi pour le col du Karer et le Stelvio il y a ces plans.
S'agit-il vraiment d'une réduction sensible du trafic ?
Oui, nous voulons réduire fortement le trafic - je dirais en gros 50 %. Et favoriser les véhicules silencieux et peu polluants. Nous l'avons déjà fait au lac Pragser Wildsee et sommes passés d'environ 12000 à 5000 véhicules par jour. Il y a un nombre réduit de droits d'accès et s'ils sont épuisés, je ne peux pas monter pendant les heures de pointe. Mais nous devons préserver les droits existants, c'est-à-dire ceux des navetteurs, des riverains et des fournisseurs.
Quels sont les projets pour le Stelvio ?
Nous avons développé les systèmes numériques pour enregistrer les plaques d'immatriculation, par exemple, et il y aura un système de péage. La mise en œuvre sera assurée par une société créée localement avec la Lombardie.
Les cyclistes et les randonneurs sont particulièrement gênés par le bruit des motos ...
Nous ne faisons pas de distinction entre les types de véhicules, mais il y a des dispositions légales à respecter. Cette année, la police a effectué des contrôles très stricts sur les cols. Nous vivons dans une région sensible !

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