FranceArdèche - Randonnées à vélo de course au-delà des gorges

Gero Günther

 · 31.07.2023

Montagnes silencieuses : pour quitter la vallée de l'Ardèche, il faut grimper, par exemple sur le plateau du Coiron (tour 2). Récompense : la vue sur les Cévennes
Photo : Peter Neusser
L'Ardèche, beaucoup pensent aux célèbres gorges - des aimants à touristes, bondés de canoës. Pourtant, le département français du même nom, peu peuplé, est tranquille à l'écart des canyons, parsemé de jolis villages et sillonné de magnifiques petites routes.

D'abord, ça descend en pente raide. "C'est un peu bizarre", me dis-je, "comme ça pour commencer la journée". Qu'importe ! Quand on habite sur une colline, chaque excursion commence par une descente. Vinezac, le village où je loge, est joliment entouré de vignes. Le centre du village est un labyrinthe de ruelles minuscules, d'escaliers, de portes et de murs médiévaux. De plus, je réside dans une maison imposante qui appartenait autrefois à une famille noble ; la cheminée ouverte à côté de la salle à manger est assez grande pour y faire rôtir un bœuf. Mais maintenant, comme je l'ai dit, nous allons d'abord descendre, et il faut bien tenir le guidon. La petite route vers Uzer est étroite et pas très bien asphaltée. Il fait encore très froid en ce clair mardi matin d'octobre. Mais que le paysage est beau et scintillant. Les rayons du soleil se brisent en millions de gouttes de rosée. Je descends à toute vitesse à travers la forêt de chênes jusqu'au pont étroit sous lequel glougloute la Lande - une petite rivière modeste, mais qui a tout de même suffi à former une petite gorge. La plupart des Allemands connaissent l'Ardèche comme la patrie des célèbres gorges du même nom. Pourtant, ce canyon n'est qu'un parmi des dizaines d'autres qui ont été taillés dans le paysage à l'ouest du Rhône. Dans le département de l'Ardèche, les vallées et les gorges sont légion. D'un point de vue topographique, je m'aperçois tout de suite que la région ressemble à un mouchoir de poche plié en deux.

Jolie pause : belle aire de repos sur le Tour 2 : le petit village de Valvignères avec ses vieilles maisons en pierre de taillePhoto : Peter NeusserJolie pause : belle aire de repos sur le Tour 2 : le petit village de Valvignères avec ses vieilles maisons en pierre de taille

Ardèche : Montée au pays des châtaignes

Si je n'avais pas imprudemment écrit à Christophe Noury avant ce voyage pour lui dire de ne pas s'inquiéter du dénivelé, les itinéraires auraient peut-être été plus indulgents. Mais là, le chargé de mission vélo de l'office de tourisme régional semble s'être amusé à croiser les itinéraires dans les plis du mouchoir de poche. Et ce, Christophe y tient beaucoup, dans une direction différente chaque jour. "Tu seras étonné", m'a-t-il dit lors d'un petit déjeuner commun au début de mon séjour, "de voir combien de paysages différents nous avons ici sur un espace restreint". Et en effet, je m'étonnerai toujours de voir à quel point chaque randonnée est différente de celle de la veille. Par exemple, le parcours vers le nord, annoncé comme une entrée en matière douce, a un caractère assez âpre, légèrement agressif, notamment à cause de la dépression qui s'est installée avec ténacité dans les contreforts des Cévennes pendant mon trajet.

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Je monte de la région viticole vers le monde des châtaignes, autrefois la culture la plus populaire de notre pays. Autrefois, les gens mangeaient des châtaignes séchées, moulues ou grillées, dans des soupes ou en pain noir. La dense forêt de châtaigniers du 16e siècle était une monoculture. Et aujourd'hui encore, elle fourmille de ces fruits qui pendent aux branches comme des boules vertes de Noël. Maintenant, en automne, les routes sinueuses sont parsemées d'écorces éclatées et, pendant un moment, je me demande si les épines des châtaignes peuvent faire du mal à mes pneus. Heureusement, ils ne le peuvent pas. Lorsque j'arrive au col de la Croix de Millet, le vent se lève. Des nuages sombres traversent le ciel à toute vitesse. Les rochers sont tachetés de vert comme un très vieux fromage à pâte persillée. Il fait temporairement si froid que mon humeur ne revient à la normale qu'après avoir bu une tasse de chocolat chaud. Le deuxième tour, cette fois-ci vers l'ouest, se déroule tout à fait différemment. Les températures ont augmenté de plus de dix degrés. Et même nettement plus au soleil. Les châtaignes sont remplacées par des oliviers et de la lavande. D'ailleurs, ce circuit est d'un tout autre calibre. Une longue montée me transporte sur le plateau des Gras. Je laisse de côté les fameuses gorges, à quelques kilomètres de là. Christophe me l'a déconseillé. "Trop de voitures", m'a-t-il dit, m'envoyant quelques kilomètres plus au nord à travers le paysage karstique. D'une manière générale, l'homme a un flair très précis pour déterminer quelles routes sont adaptées à nos besoins et me tient à l'écart de tout ce qui pourrait être très fréquenté et bruyant.

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Hauteur aride : le tour 2 mène sur le plateau aride de Coiron, que les bergers traversent également avec leurs troupeaux.Photo : Peter NeusserHauteur aride : le tour 2 mène sur le plateau aride de Coiron, que les bergers traversent également avec leurs troupeaux.

Le Mont Ventoux sous le nez

La deuxième randonnée est une randonnée avec des vues grandioses sur le paysage. Pendant un bon moment, j'ai devant moi le solitaire Mont Ventoux, puis les Alpes provençales et enfin, bien alignées, les chaînes des Cévennes. Tous les quelques kilomètres, je passe devant l'un des magnifiques villages dont l'Ardèche est parsemée - Christophe me les a indiqués sur la carte. Malheureusement, ils sont bien trop nombreux pour que je m'arrête à chaque fois. Il n'y a qu'à Valvignères que je fais un tour plein d'impressions après le déjeuner : une grosse tour d'horloge, des places pavées, des murs sur lesquels se déversent des plantes dans lesquelles piaillent des armées entières d'oiseaux. Quelque part, un volet claque, un chien aboie et la fontaine clapote. Mais je dois continuer.

Brève rencontre : notre Tour 3 accompagne l'Ardèche à Ruoms sur une courte distance seulementPhoto : Peter NeusserBrève rencontre : notre Tour 3 accompagne l'Ardèche à Ruoms sur une courte distance seulement

Je suis probablement la seule personne à acheter des souvenirs même en faisant du vélo de course, mais que dois-je faire si la dame du magasin à la ferme connaît si bien mes points faibles ? Avec des mots fleuris, elle vante son essence de lavande comme remède contre les tensions musculaires. Et c'est ainsi que le flacon de spray continue à voyager avec moi sur les nombreuses rampes du Plateau du Coiron. Un plateau, mon cul. Il ne reste pas trois kilomètres de plat ici. Et il y a toujours des jeeps et des pick-ups dans les virages. Des hommes armés en gilet orange parcourent les bois. L'un d'entre eux m'explique que, grâce aux changements climatiques, les sangliers pullulent encore plus qu'avant. Le jour se lève déjà lorsque je franchis les derniers mètres de dénivelé qui mènent à Vinezac. C'est assez pour aujourd'hui. Je suis épuisé. La conversation avec mon hôte est donc très brève. Ce n'est qu'au cours du dîner que je redeviens plus bavard. D'autant plus que Johann Sartre n'est pas seulement un cuisinier fantastique, mais aussi une chaussette cool. Il y a quelques années, il s'est fait graver la "Tentation de Saint Antoine" de Salvador Dalí sur le bras. "Sur l'épaule", dit Sartre en servant le dessert, "j'ai encore un Picasso". Après le repas, j'arrive à peine à monter les escaliers.

Toit vert : à l'écart des hauts plateaux, certaines petites routes sont ombragées par un toit de feuilles.Photo : Peter NeusserToit vert : à l'écart des hauts plateaux, certaines petites routes sont ombragées par un toit de feuilles.

Ardèche : Café au lait avec vue

Heureusement, Tour numéro trois est le plus doux de mes quatre tours. Les habitants du sud de l'Ardèche appellent leur région "Midi moins le quart". Traduit librement par "le quart avant le sud". Sur ce parcours aussi, quelques fortes montées attendent, par exemple entre l'ancienne ville minière de Largentière et Sanilhac. La route qui traverse le village est si peu fréquentée qu'un chien noir s'est couché au milieu de l'asphalte. J'interprète l'animal hirsute comme un signe de s'arrêter un peu et je commande un café au lait avec vue. Deux heures plus tard, je fais une nouvelle pause au bord d'un ruisseau glacé, avec cette fois-ci une baignade à poil, suivie d'un déjeuner dans la ville méditerranéenne des Vans et d'une visite des fortifications de Banne. C'est la débandade aujourd'hui ! En guise de punition, il y a un fort vent de face. Et ce, justement sur le seul passage à peu près plat que Christophe m'accorde.

Vieux centre : Trois de nos circuits mènent à Largentière. Pour l'un d'entre eux, il faut pousser son vélo sur les pavés de la ville médiévale.Photo : Peter NeusserVieux centre : Trois de nos circuits mènent à Largentière. Pour l'un d'entre eux, il faut pousser son vélo sur les pavés de la ville médiévale.

J'ai gardé la montée vers le point culminant de mon voyage pour le dernier jour. La quatrième étape change nettement des montées et descentes constantes : cette fois, la montée est continue, sur 56 kilomètres, jusqu'au col de Meyrand, à 1369 mètres d'altitude. Les Monts d'Ardèche sont peu peuplés. Dans les hautes vallées isolées, un marginal bricole sa maison en pierre, les cloches d'un troupeau de chèvres tintent quelque part, sinon c'est le silence. En fait, pas tout à fait. Sur la partie la plus escarpée, après le hameau de Sablières, un plop retentit toutes les quelques secondes dans la forêt. Qu'est-ce que c'est ? Après quelques minutes, je comprends que ce sont des châtaignes qui tombent des arbres sur le sol. Lorsque j'arrive à un col peu après, je vois que le col de Meyrand est encore à des kilomètres. De plus, le seul restaurant ouvert à cette époque de l'année dans un rayon de 25 kilomètres a fermé ses portes il y a une demi-heure. Bon, je grimpe le col sur une base de barres et de rouleaux de prince. Au sommet du col, je brandis mon téléphone portable et prends des selfies qui n'immortalisent même pas la fabuleuse vue panoramique. Peu importe, ce qui suit est l'une des plus belles descentes de ma vie. Sans virages notables, je descends la vallée de la Beaume, passe devant des fougères desséchées et des alpages marécageux, longe des gorges et des lieux que je ne perçois que du coin de l'œil. Des kilomètres et des kilomètres. Ça ne s'arrête plus. "Pour que ce ne soit pas totalement ennuyeux", a annoncé Christophe, "je t'ai ajouté deux rampes vers la fin". C'était évident. Mais ce n'est pas grave. Après tout, je suis encore enivré par la descente interminable. Mais je ressens tout de même douloureusement l'escalade à la fin. Mais bon, tant pis ! Quand on habite sur une colline, chaque randonnée se termine par un passage d'escalade.


Informations sur l'Ardèche

Arrivée

Train ou bus : Il existe des liaisons ferroviaires satisfaisantes avec Valence ou Montélimar. Depuis Francfort-sur-le-Main, il faut compter environ dix heures et trois changements. Le transport de vélos dans les trains internationaux nécessite un billet vélo incluant l'emplacement pour neuf euros ; cela n'est possible que dans les centres de voyages DB, les agences DB ou en appelant le 030/2970. De Valence, il y a environ 90 kilomètres jusqu'à notre site de Vinezac, de Montélimar 50. De Montélimar environ, on continue avec le bus SNCF (www.sncf-connect.com) ; durée du trajet deux à trois heures. Il est également possible de se rendre à Lyon ou Valence à un prix avantageux avec Flixbus (www.flixbus.de) ; réservez vos vélos à l'avance !

voiture : Soit par Genève, Grenoble et Valence, soit par Strasbourg, Besançon et Lyon. Dans les deux cas, la route devient sinueuse peu avant la fin, dans les contreforts du Massif central.

vol : L'aéroport Saint-Exupéry de Lyon est desservi par des vols directs depuis plusieurs aéroports allemands. De là, pour Aubenas (13 km jusqu'à Vinezac), il faut prendre le TGV et le bus (2,5 heures) ou louer une voiture.

Meilleure période pour voyager

De mai à fin octobre, bien que les hautes altitudes des Cévennes puissent être inconfortables même en été. Éviter les périodes de pointe de juillet et août. La circulation est nettement plus dense durant ces mois. En revanche, en basse saison, l'un ou l'autre restaurant peut être fermé.

Manger & boire

Qui se rend en Ardèche en automne ne peut guère éviter la châtaigne, des menus entiers sont tricotés autour d'elle, de manière particulièrement ambitieuse par Claude Brioude dans son hôtel-restaurant de la station thermale de Neyrac-les-Bains. L'automne est aussi la saison de la chasse, même si le gibier se retrouve plutôt dans les cuisines privées. L'Ardèche compte de nombreux domaines viticoles dont la qualité n'a cessé de croître ces dernières années. Autour de notre site de Vinezac, on cultive d'excellents vins biologiques que l'on peut déguster dans le bar local et l'épicerie du village.

Conseils de restaurants

Vinezac
Le Point Nommé,
Téléphone 0033/(0)42/6624340, facebook.com/LePointNomme
Une bière, un verre de vin ou un café ? On se sent tout de suite à l'aise dans cet agréable bar de village (avec magasin bio).

Valvignères (Tour 2)
Auberge De L'Helvie, Téléphone 0033/(0)475464712, restaurant-valvigneres.com
Le mieux est de s'asseoir à l'extérieur, au cœur du Moyen-Âge pour ainsi dire. Le restaurant situé dans le vieux centre du village propose également des plats légers pour les jours chauds.

Sanilhac (Tour 3)
La Bastide de Sanilhac, Téléphone 0033/(0)475392827, www.hotel-bastide-sanilhac.com Escale avec vue imprenable, adaptée pour une halte, un deuxième petit-déjeuner ou un repas.

Neyrac-les-Bains (21 km au nord de Vinezac)
Bistrot Brioude, Téléphone 0033/(0)475364107, www.claudebrioude.fr
Auteur d'un livre de cuisine sur la châtaigne, ce drôle de chef est l'instance de l'Ardèche culinaire. Offrez-vous un menu dégustation !

Une Helles bien fraîche après le tour au "Point Nommé" sur notre site de VinezacPhoto : Peter NeusserUne Helles bien fraîche après le tour au "Point Nommé" sur notre site de Vinezac

A ne pas manquer !

La station thermale endormie de Vals-les-Bains semble hors du temps, pour ne pas dire démodée. Mais le Sequoia Redwood Thermal-Spa n'est pas du tout démodé. On peut y détendre ses muscles dans des bassins thermaux et des saunas. Informations sur www.thermesdevals.com

Service de vélo

Aubenas
Cycles Amc7,
Téléphone 003/(0)428400200, www.amc7.com
Boutique professionnelle avec un bon choix de matériel de réparation, de vêtements et de roues.

Course pour tous : Depuis 1993, la légendaire Ardèchoise, la plus grande course pour tous d'Europe, avec bien plus de 10 000 participants (en 2016, 16 768 coureurs). Pour son 30e anniversaire en juin dernier, l'offre d'itinéraires et d'options était plus importante que jamais. Les catégories "Cyclosportif" ou, pour les moins ambitieux, "Cyclotouriste" étaient proposées au choix. Il existe des variantes de 1, 2, 3 ou 4 jours ou l'Ardèchoise Ultra de deux jours (607 kilomètres, 1.1355 mètres de dénivelé). Informations sous www.ardechoise.com

L'auteur de TOUR avec le chef de l'hôtel "Les GalapiansPhoto : Peter NeusserL'auteur de TOUR avec le chef de l'hôtel "Les Galapians

Hébergement

Vinezac
Les Galapians,
Téléphone 0033/(0)475369166, www.lesgalapians.fr, chambre double à partir de 85 euros.
L'hôtel de Johann Sartre dans la vieille ville de Vinezac n'est pas très grand. Seules cinq chambres peuvent être réservées dans les murs rénovés. On s'occupe personnellement des hôtes et de leurs souhaits individuels. Dans son restaurant, Sartre sert une cuisine régionale de haut niveau. Ses menus restent absolument abordables. Le petit-déjeuner est également copieux, délicieux et sain. Le "Galapians", qui fait partie d'une série d'hôtels labellisés "Accueil Vélo", dispose d'un local verrouillable pour les vélos et propose un lavage et un séchage rapides des vêtements de cyclistes.

Littérature

"Ardèche, Tarn et Cévennes", 172 pages avec plan dépliant. Éditions Dumont, 2022 ; 12,95 euros. Guide bien documenté et compact de la région.

Infos

Office national français du tourisme, https://de.france.fr/de

Internet www.ardeche-guide.com (français, anglais)

Orientation

Le département de l'Ardèche, situé au sud-est de la France dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, tire son nom de la rivière qui prend sa source dans le parc naturel des Monts d'Ardèche et se jette dans le Rhône 125 kilomètres plus loin. Les célèbres gorges de l'Ardèche se trouvent à l'extrême sud-est de la région. Avec près de 330.000 habitants sur une superficie de 5530 kilomètres carrés, l'Ardèche fait partie des régions peu peuplées de France. Le chef-lieu est la petite ville de Privas (8500 habitants), le point culminant est le Mont Mézenc, haut de 1753 mètres. Presque tout le département est constitué de paysages de montagnes et de collines. Notre site de Vinezac a reçu en 2001 le titre de "Village de Caractère" par les professionnels du tourisme du département - en raison de ses vignes, de ses maisons en grès rouge et de son église romane.

Avec d'innombrables petites routes bien asphaltées (à de très rares exceptions près) et un grand choix de cols peu fréquentés, l'Ardèche est un paradis pour les cyclistes de course. Le plat est rare ici, les contreforts des Cévennes entraînent des montées et des descentes constantes. Il y a quelques rampes très raides, mais la plupart des montées sont plutôt modérées. Ceux qui s'y rendent en automne devraient, surtout dans l'ouest peu peuplé de l'Ardèche, bien réfléchir avant chaque randonnée aux villages où il pourrait y avoir de quoi se restaurer.

Données géographiques : OpenStreetMap et contributeurs, ODbL, CC-BY-SA ; Design : Kartografie WinterDonnées géographiques : OpenStreetMap et contributeurs, ODbL, CC-BY-SA ; Design : Kartografie Winter

Tour 1 : Dans le parc naturel des Monts d'Ardèche

69 kilomètres, 1430 Dénivelé, max. 8 % Pente

 | Anner graphique | Anner graphique

Nous traverserons l'ancienne ville minière de Largentière, non loin de notre point de départ Vinezac, sur trois des quatre tours. Sur l'une d'entre elles, il faut décliquer et pousser le vélo sur les pavés, cela en vaut la peine ! Par la vallée de la Ligne, nous montons sans trop d'efforts jusqu'au col de la Croix de Millet (773 mètres). Ensuite, nous descendons en pente raide vers Jaujac. Le paysage devient alors nettement plus agréable, des arbres fruitiers bordent les routes, le profil d'altitude reste confus : dans une montée et une descente constantes, nous empruntons des petites routes sinueuses pour traverser la vallée de la Lande et remonter vers Vinezac.

Ardèche - Tour 2 : Sur le plateau de Coiron

131 kilomètres, 1880 Dénivelé, max. 10 % Pente

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Après les gorges de la Ligne, prendre des chemins détournés vers Vallon-Pont-d'Arc. Monter solitairement (D 4) vers Saint-Remèze et parallèlement à et au-dessus de la vallée du Rhône vers le nord-est. Après Muséal, la route monte raide pendant 13 kilomètres jusqu'au Coiron et redescend par la vallée de la Gladuègne.
Conseil de repos : Valvignères (km 59,4), déjeuner sur la place historique du village.

Ardèche - Tour 3 : Ardèche méridionale

92 kilomètres, 1400 Dénivelé, max. 12 % Pente

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Après Largentière, nous montons vers Sanilhac par des routes étroites et descendons vers Joyeuse à travers des terres agricoles. Ensuite, la solitude est telle que nous faisons une pause naturiste dans des vasques glacées juste avant Chambonas. Au sud des Vans, nous passons devant des rochers calcaires qui émergent du maquis, des oliviers noueux, des pins et des pins parasols. Après Banne (à visiter !), c'est le seul passage plat de tout le voyage : Retour à travers la plaine fertile de l'Ardèche.
Conseil de repos : Le Vans (km 47), déjeuner au centre.

Ardèche - Tour 4 : Dans le massif du Tanargue
118
kilomètres, 2.270 Dénivelé, max. 9 % Pente

 | Anner graphique | Anner graphique

L'étape reine, et pas seulement parce qu'elle nous mène en altitude. Nous commençons, comme d'habitude, par Largentière et passons à nouveau par Joyeuse (sur une autre route). Mais de là, nous nous dirigeons vers l'ouest, vers la magnifique solitude de la vallée de la Drobie et de ses châtaigniers. Alors que la route monte tranquillement au début, une longue rampe escarpée nous attend après Sablières. Dès que nous atteignons la crête, la vue se dégage. Mais attention : il reste encore 20 kilomètres jusqu'au col de Meyrand, le point culminant. Nous sommes récompensés par de magnifiques panoramas. Derrière chaque virage, une nouvelle vue s'ouvre sur les Cévennes. Au sommet du col, nous faisons demi-tour et roulons les quatre derniers kilomètres sur la même route. Ce qui suit, c'est une descente spectaculaire à travers la vallée de la Beaume baignée de soleil et deux fortes montées, mais qui ne nous font plus rien aujourd'hui.
Conseil de repos : Loubaresse (km 71), possibilité de se restaurer jusqu'à 14h30 maximum.

Télécharger les tours de l'Ardèche

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