La Machine n'est pas particulièrement difficile à parcourir, à vrai dire, ce n'est même pas un vrai col. En effet, après l'avoir franchi par le nord-ouest, il ne descend que de quelques mètres sur le plateau karstique du Vercors. C'est uniquement le paysage grandiose qui donne au col de la Machine ses lettres de noblesse.
Le voyage commence de manière peu spectaculaire dans le paisible village de Saint-Jean-en-Royans, situé au milieu de charmantes collines et de vergers, au pied d'un énorme promontoire rocheux. La petite route disparaît d'abord pendant un bon moment dans la forêt. On pourrait presque s'y ennuyer. De temps en temps, des trouées dans les arbres laissent entrevoir une courte vue qui confirme que l'on prend de l'altitude. Mais c'est justement cette absence d'événement qui augmente l'effet de surprise. À une altitude d'environ 900 mètres, on tourne en effet autour d'une corniche - et on se sent soudain comme un sauteur à l'élastique juste avant de sauter. La roche tombe à la verticale sur 500 mètres. Seul un muret à hauteur des genoux délimite le bord de l'abîme. Le regard glisse par-dessus : vers le bas dans les gorges de la Combe Laval et vers les Préalpes. À couper le souffle ! Sur les kilomètres suivants, on se demande souvent qui a eu l'idée folle de creuser une route dans la roche. En équilibre sur une étroite corniche, l'asphalte rugueux se faufile le long de la paroi abrupte, interrompu par quelques courts tunnels. Dommage que l'ivresse soit terminée après quelques kilomètres. On quitte les gorges, une dernière montée s'ensuit et le col sans ornement est atteint. Si l'on ne souhaite pas descendre par le même itinéraire, on tourne à gauche au sommet du col. De l'autre côté de la Combe Laval, la D 2 permet également de revenir à Saint-Jean. Mais ce n'est pas aussi spectaculaire.
La rampe ouest : lieu de départ Saint-Jean-en-Royans
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