Sebastian Lindner
· 10.07.2026
La 8e étape du Tour de France est elle aussi plate et son tracé est similaire à celui de la veille. Tant Périgueux, lieu de départ, que Bergerac, lieu d'arrivée, font partie du Tour pour la cinquième fois. Cette étape relie ainsi les deux plus grandes villes de la Dordogne, au nord-est de Bordeaux. Ce qui peut paraître étrange à première vue, c'est la répartition entre le départ et l'arrivée. En effet, Périgueux est plus éloignée de l'arrivée de la veille, mais plus proche du point de départ de l'étape suivante. Pour Bergerac, c'est l'inverse.
Les défis logistiques, financiers ou politiques ne coïncident toutefois pas toujours, ce qui explique pourquoi le cortège du Tour devra parcourir quelques kilomètres supplémentaires en voiture. En revanche, l'effort sportif est relativement modeste. Les 1 150 mètres de dénivelé sont répartis de manière assez homogène sur les 180 kilomètres à vélo. Afin d’allonger quelque peu la distance à vol d’oiseau entre le départ et l’arrivée, qui n’est en réalité que d’un peu plus de 40 kilomètres, le parcours décrit un grand arc dans le sens des aiguilles d’une montre à travers la campagne plate. Après un peu plus de 100 kilomètres, le premier col de 4e catégorie attend les coureurs, suivi du deuxième 40 kilomètres plus loin. Les pourcentages de pente restent inférieurs à 6 %.
D'un point de vue topographique, il ne se passe rien d'autre jusqu'à la ligne d'arrivée. La ligne droite finale ne sera toutefois pas si simple. Juste avant le « Teufelslappen », un virage à 90 degrés attend les coureurs, puis, à 500 mètres de l'arrivée, un autre virage serré à droite.
Il y aura également un sprint massif à Bergerac, mais il ne sera pas facile. Les deux virages serrés dans la dernière ligne droite exigent des sprints bien dosés, qui s'effectuent de préférence grâce à des lancements longs et bien rodés. C’est pourquoi les équipes purement sprinteuses de Soudal Quick-Step, avec Tim Merlier, et d’Alpecin - Premier Tech, avec Jasper Philipsen, sont ici avantagées face à Mads Pedersen (Lidl - Trek), Olav Kooij (Decathlon CMA CGM) ainsi qu’aux espoirs allemands Max Kanter (XDS Astana Team), Pascal Ackermann (Team Jayco AlUla) et Phil Bauhaus (Bahrain - Victorious), qui doivent partager leurs coéquipiers entre les sprinteurs et les grimpeurs. Le dernier vainqueur à Bergerac, ce qui laisse peut-être entrevoir un peu d'espoir, était Marcel Kittel en 2017.
Il semble peu probable que d'éventuels échappés puissent venir gâcher la fête des sprinteurs. La 5e étape, qui a donné lieu à une journée de sprints après Pau, au cours de laquelle Baptiste Veistroffer (Lotto Intermarché) a été le seul à rouler en tête du peloton toute la journée, a montré que l'intérêt pour des tentatives d'échappée potentiellement vouées à l'échec est plutôt faible.