Sebastian Lindner
· 09.07.2026
Les nouveaux venus et les habitués s’affrontent lors de la 7e étape. Depuis la petite commune de Hagetmau, qui figure pour la première fois au programme du Tour, le parcours mène tout droit vers le nord, en direction de Bordeaux, qui sert pour la 82e fois de point de départ ou d’arrivée. Seule Paris a accueilli le Tour de France plus souvent. Le parcours vers la métropole française est entièrement plat. Seuls 850 mètres de dénivelé attendent les coureurs sur ces 175 kilomètres. Aucune autre étape, à l'exception des contre-la-montre, n'en compte moins, pas même la finale à Paris.
Toute la journée se déroule à travers la campagne française ; les villes sont presque systématiquement évitées, Mont-de-Marsan, à 25 kilomètres, avec ses quelque 30 000 habitants, étant la seule grande agglomération traversée. Mais tout comme les grandes agglomérations font défaut, les obstacles topographiques sont également absents. Un col de 4e catégorie se trouve néanmoins à environ 40 kilomètres de l'arrivée. Il faudra y franchir 1 200 mètres de dénivelé avec une pente moyenne de 4,4 %.
Le reste de la journée se déroule ensuite presque au niveau de la mer. Bordeaux n'est qu'à six mètres au-dessus du niveau de la mer. Les derniers kilomètres de la journée longent la Garonne, et c'est directement sur les berges du fleuve, sur une ligne droite d'arrivée légèrement courbée de près de 4 000 mètres, que se jouera le sprint pour la victoire d'étape.
Pour la deuxième fois de ce tour, les sprinteurs sont à l'honneur. C'est à Bordeaux que les sprinteurs se sont affrontés pour la dernière fois en 2023 ; Jasper Philipsen avait alors remporté la victoire. Cela pourrait bien se reproduire cette fois-ci, le Belge figurant en tout cas parmi les favoris de l'étape.
En revanche, il ne fait guère de doute que ce sont les sprinteurs qui se disputeront la victoire. L'étape n'offre aucune opportunité aux échappés ; il n'y aura de chance que si les équipes des sprinteurs se trompent lourdement dans leurs calculs. Mais comme, outre l'équipe Alpecin - Premier Tech de Philipsen, il existe de nombreuses autres équipes qui misent sur la carte des sprinteurs, notamment Soudal Quick-Step avec Tim Merlier, la probabilité que quelque chose tourne mal est extrêmement faible.