La partie montagneuse du Tour débute dans le Massif central. Lors des vacances nationales, la dixième étape franchit huit cols classés. Même s'il n'y a pas d'ascensions super longues ou super dures, les coureurs devront couvrir 4 450 mètres de gain d'altitude, ce qui va diviser le peloton.
Les grimpeurs forts tenteront de s'échapper, et les concurrents du GC seront également sous pression. Toute personne ayant une mauvaise journée pourrait perdre un temps précieux aujourd'hui, ou même, dans des cas extrêmes, perdre le Tour.
Si les favoris restent ensemble, on peut s'attendre à un shoot-out dans l'ascension finale : la montée finale est longue de 3,3 km avec une pente moyenne de 8 % ; au début, il y a une section avec une pente de 12 %. Idéal pour attaquer à cet endroit. Quel est le meilleur vélo pour une telle journée ?
Vu le profil, les vélos purement aéro resteront probablement dans le camion. Mais cela vaut-il la peine d'être aussi léger que possible et de faire des compromis sur l'aérodynamisme ? Par exemple, Tadej Pogačar va-t-il garer sa moto aérodynamique et opter pour les V5R, qui sont vraisemblablement plus légères ?
Notre simulation montre que le Cervélo S5 dans une configuration 1x12 est le vélo le plus rapide dans la montée finale, suivi par les vélos polyvalents légers Tarmac SL8 et Giant Propel. Le poids est important, mais l'aérodynamisme n'est pas totalement hors de propos non plus. Toutefois, en raison de la courte montée finale, les différences sont minimes : seulement huit secondes séparent les vélos les plus lents et les plus rapides sur la montée finale.
Mathématiquement, le vélo de grimpe V5Rs de Tadej Pogačar est aussi légèrement plus lent que son Y1Rs. S'il n'y a pas de shoot-out dans l'ascension finale et que la course pour le classement général s'échauffe avant, le vélo aero serait aussi le meilleur, car il est plus rapide dans les descentes et les ascensions plus faciles.
Le fait que l'organisateur s'attende également à une course rapide est illustré par le tableau des vitesses, qui prévoit une vitesse moyenne de jusqu'à 41 km/h.
Le tableau le montre : le poids compte dans la montée finale, mais pas à n'importe quel prix. Sans exception, les vélos des cinq premières places sont également optimisés sur le plan aérodynamique. Dans l'ensemble, cependant, les différences sont minimes. Elles sont plus importantes pour le classement quotidien que pour le classement général.
*) Les calculs sont basés sur les vélos testés par TOUR dans le laboratoire et la soufflerie. Les machines utilisées dans le Tour de France peuvent différer en détail. Bien entendu, nous n'avons pas encore pu examiner des prototypes de dernière minute. Informations générales sur la simulation.
Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets technologiques et de formation et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.