Olaf LudwigL'Allemagne ne sera plus une nation de cyclistes

DPA

 · 26.09.2023

Olaf Ludwig : l'Allemagne ne sera plus une nation de cyclistesPhoto : Martin Schutt/dpa
Rad-Olympiasieger Olaf Ludwig (r) sieht derzeit keinen deutschen Radsportler in der Weltspitze.
Olaf Ludwig a remporté des étapes du Tour de France et est devenu champion olympique. Actuellement, il estime que le cyclisme allemand se trouve dans une position difficile.

Olaf Ludwig, triple vainqueur d'une étape du Tour de France, estime qu'il manque un cycliste allemand dans l'élite mondiale et que sa discipline a du mal à s'imposer en Allemagne.

Olaf Ludwig sur les cyclistes allemands

"Nous avons quelques bons garçons comme Lennard Kämna, Nils Politt ou Emanuel Buchmann, qui peuvent toujours se placer ponctuellement devant. Ce sont de super coureurs. Mais je ne pense pas que cela suffise pour être constamment à l'avant", a déclaré le champion olympique 1988 lors d'une interview dans le cadre de la Charity Bike Cup à Marbach.

En conséquence, Ludwig évalue sobrement l'enthousiasme des Allemands pour le cyclisme. "Je ne pense pas que nous fassions encore de l'Allemagne une nation cycliste", déclare l'homme de 63 ans : "Mon impression est qu'à l'exception du football, les Allemands ne s'intéressent aux sports que lorsque des Allemands gagnent. Et pour le cyclisme, même lorsqu'il s'agit du Tour de France".

"Plus mon cyclisme"

Ludwig avait autrefois couru le Tour de France pour l'équipe Telekom, avant de passer à la direction sportive de l'écurie et d'être plus tard également chef d'équipe de Jan Ullrich, le seul vainqueur allemand du Tour. Après le scandale Fuentes impliquant Ullrich et d'autres cyclistes professionnels, Ludwig a lui aussi dû quitter son poste. Aujourd'hui, il suit le sport avec une "certaine distance", comme il le dit : "Ce n'est plus mon cyclisme. Mais ne vous méprenez pas : Je ne porte pas de jugement de valeur".

Ludwig fait ainsi allusion à la professionnalisation et à l'humanisation du cyclisme. Mais même dans des courses comme le Tour, il faut "aller toujours plus haut, être toujours plus brutal", selon l'ancien vainqueur de la course de la paix : "Quatre montagnes ? Oh non, faisons-en plutôt cinq. Du spectacle, du spectacle, du spectacle. Est-ce vraiment nécessaire ?" Un Tour de France, c'est désormais du "gladiatorisme moderne".

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