Le Tour de France Femmes 2025 débute par un départ court, mais croustillant. La côte de Cadoudal est presque une mini-arrivée en montagne. Rien pour les sprinteuses, il s'agit plutôt des premières secondes pour le classement général.
Et c'est ainsi que ça continue. La deuxième étape offre également un grand nombre de montées difficiles qui mènent directement à l'arrivée. A Quimpeur aussi, après les montées et descentes de la journée, il ne faut pas forcément s'attendre à une arrivée massive.
Pas de pitié pour les sprinters ? L'arrivée à Angers semble prédestinée à un sprint massif. Mais à l'arrivée, il y a à nouveau une légère montée. Il y a déjà eu des finales de sprint plus faciles sur le Tour.
Probablement la dernière chance pour les sprinteuses du Tour de France Femmes 2025. La 4ème étape devrait être la plus facile de la course, il en va de même pour le final à Poitiers.
A partir de la moitié du parcours, le profil de la journée s'élève légèrement et continuellement. En fait, rien de sauvage, mais la montée vers Le Maupuy à environ six kilomètres de l'arrivée devrait empêcher une arrivée massive. La 5e étape, la plus longue du Tour, pourrait être celle des échappées.
Clermont-Ferrand a été le point de départ du 2e Tour de France Femmes en 2023. Aujourd'hui, elle marque le début de la deuxième moitié, la plus difficile, du Tour. Dans le Massif central, les écarts devraient être importants pour la première fois au col du Béal, long de dix kilomètres. Ensuite, les coureurs se dirigent vers la ligne d'arrivée à la manière des montagnes russes. Cela ressemble à une arrivée pour un grand groupe.
Le profil de l'étape ressemble à celui de la veille. D'abord plat, puis vallonné. À la différence que le sommet du Col du Granier n'est atteint qu'à 17 kilomètres de l'arrivée. Le reste de la journée est une descente. Ici, le vainqueur est celui qui sait rouler non seulement en montée, mais aussi en descente.
L'étape reine du Tour de France Femmes 2025 nous attend pour l'avant-dernier jour. Une longue montée en début de journée, une autre encore plus longue dans le final. Il s'agit de l'ascension du col de la Madeleine. Pas une montagne légendaire comme le Tourmalet ou l'Alpe d'Huez, mais un vrai monstre en termes de difficulté. C'est à près de 2000 mètres d'altitude que la décision préliminaire est prise.
L'étape finale est trop difficile pour n'être qu'une démonstration pour la femme en jaune qui a brillé à la Madeleine. Juste au moment où le Tour de France féminin se transforme à nouveau en une course à la seconde comme l'année dernière. D'abord le Col de Joux-Plane, puis la montée vers le domaine skiable des Portes du Soleil à la frontière suisse à Châtel. Une nouvelle fois, près de 20 kilomètres d'ascension seront décisifs pour la victoire finale.
Lorsque l'A.S.O. a présenté le parcours du 4ème Tour de France Femmes, elle a parlé d'une grande diagonale à travers le pays. En 2025, le Tour de France féminin ne quittera pas son pays d'origine. Après le Grand Départ en Bretagne déjà officiellement connu l'itinéraire prend grossièrement la direction du sud-est. Après neuf étapes, la course se termine dans les Alpes, plus précisément à Châtel, à la frontière avec la Suisse, non loin du lac Léman. 1169 kilomètres ont alors été parcourus. C'est la première fois qu'un Tour de Ftrance Femmes en compte autant. Ils se répartissent sur 18 125 mètres de dénivelé. Pour la première fois, le Tour de France masculin et le Tour de France féminin se chevauchent, les 26 et 27 juillet, le Tour de France pur est au programme.
Mais pour certaines femmes au moins, cela devrait aussi évoquer le "Morbihan". En effet, ces deux dernières années, la course d'un jour de la côte de Cadoudal, qui porte le nom du département français, s'est terminée à Plumelec. Avec Grace Brown et Silvia Persico, ce sont des coureuses résistantes à la montagne qui se sont imposées, l'élite absolue des sprinteurs ayant délibérément évité la course.
Il reste également à savoir combien de sprinteuses seront présentes au Tour de France Femmes 2025. Car bien que la course ait été élargie à neuf étapes, soit une de plus que l'année dernière, il n'y a pas grand-chose à gagner pour les femmes rapides. Des possibilités s'offrent à elles lors de la 3e et de la 4e étape à Angers et Poitiers - il ne devrait pas y avoir beaucoup plus. Car la deuxième partie de la course, de Brest à Quimpeur, est similaire à la première : beaucoup d'ascensions difficiles et un final escarpé. Ce ne sont pas de véritables arrivées en montagne, mais il est possible de gagner quelques secondes avec de bonnes accélérations.
La décision de savoir qui succèdera à Kasia Niewiadoma en tant que vainqueur du Tour - ou si la Polonaise pourra éventuellement défendre son titre - se fera toutefois à un tout autre endroit. Comme l'année dernière, le Tour ne s'arrête pas dans les Pyrénées. En passant par le Massif central, elle se dirige à nouveau directement vers les Alpes. Mais la moyenne montagne a déjà de quoi séduire. Après que Clermont-Ferrand, où débute la 6e étape, soit devenue la première ville où le Tour de France Femmes s'arrêtera pour la deuxième fois après le Grand Départ de 2023, cette journée sera déjà vraiment difficile. Car avec le col du Béal, c'est la première ascension de 10 kilomètres du tour qui attend les coureurs.
Le lendemain, le col du Granier est du même calibre. Un peu plus court, un peu moins raide - mais directement dans le final de l'étape. Car jusqu'à l'arrivée à Chambéry, il n'y a plus que de la descente. Et ce sur environ 18 kilomètres. L'espoir réside donc surtout dans le beau temps, car il est certain que cette descente sera prise avec beaucoup de risques.
Car le lendemain, c'est l'étape reine qui attend. Sur 112 kilomètres, 3540 mètres de dénivelé attendent les coureurs. Comme il s'agit d'une étape extrêmement difficile, l'organisation du Tour a complètement renoncé à un transfert. L'étape commence là où la précédente se termine : à Chambéry, au pied des Alpes. Dès le début, ça grimpe. 13,2 kilomètres jusqu'au col de Plainpalais, qui présente une pente de 6,3 pour cent. La partie centrale est plus calme, avant la montée vers le col de la Madeleine à partir de La Chambre. Il s'agit de parcourir 18,6 kilomètres avec une pente de plus de 8 pour cent.
Le géant n'a certes pas le nom du col du Tourmalet ou de l'Alpe d'Huez, mais le défi sportif est tout à fait équivalent. C'est la montée décisive du Tour de France Femmes 2025 et en même temps le toit du Tour - mais pas tout à fait à 2000 mètres, comme l'arrondit l'A.S.O. pour ajouter encore un peu plus de superlatifs, mais en fait à 1993 mètres au-dessus du niveau de la mer. Une semaine plus tôt, les hommes franchiront eux aussi la Madeleine lors de la 18e étape, mais ce ne sera qu'une étape intermédiaire pour eux.
Pour les femmes, en revanche, la décision préliminaire pour le jaune sera prise à la Madeleine. Mais il est trop tôt pour désigner ici la gagnante du Tour 2025. En effet, de faibles écarts ou une phase de faiblesse peuvent aussi rendre la dernière journée très chaude. Après le départ de l'étape à Praz-sur-Arly, le sommet du Col de Joux-Plane est atteint exactement à mi-parcours de cette journée de 124 kilomètres. La montagne est raide et peu rythmée. Juste ce qu'il faut donc pour un long désespoir, mais qui pourrait aussi être le début d'un autre conte de fées sur le Tour de France féminin.
Les autres kilomètres jusqu'à Châtel, dans le domaine skiable franco-suisse des Portes du Soleil, passent par Morzine et le col du Corbier, dans la vallée d'Abondance. La finale ne pourrait pas être plus méchante. En effet, 20 kilomètres de montée attendent à nouveau. Pas très pentues, mais suffisamment difficiles pour que les coureurs se fassent une idée après un long tour. Ou alors mobiliser ses dernières réserves pour aller chercher le maillot jaune.