La Tournée Lidl Allemagne fête cette année son 40e anniversaire et se déroule du mercredi au dimanche, de Bad Orb à Heilbronn, en passant par la Hesse, la Bavière, le Bade-Wurtemberg et la Rhénanie-Palatinat. Le parcours est varié et ponctué de quelques montées exigeantes.
C'est précisément ce qui rend le Tour d'Allemagne si intéressant : ici, des coureurs aux profils très variés peuvent se disputer la victoire au classement général. L'année dernière, c'est même un sprinteur, Søren Wærenskjold, qui a remporté le tour, devant les deux spécialistes des classiques Jhonatan Narváez et Riley Sheehan.
Cette année, la tâche s'annonce toutefois plus difficile pour les coureurs rapides. Les coureurs devront venir à bout d'un dénivelé important au cours de ces cinq jours, si bien qu'au final, aucun sprinteur ne devrait monter sur la plus haute marche du podium.
Avec à peine 2,6 kilomètres, le prologue n'est certes pas un long prélude au Tour d'Allemagne. Mais on est loin d'un parcours plat. Dès le départ, la route monte jusqu'à atteindre, à un peu moins d'un kilomètre, le point culminant, d'où elle redescend jusqu'à l'arrivée. Les prologues courts favorisent les sprinteurs et les spécialistes des classiques ; on peut s'attendre à ce qu'un tel coureur remporte la victoire cette fois encore.
Aussi court que soit le prologue du Tour d'Allemagne, les professionnels devront passer une longue journée en selle lors de la première véritable étape. Plus de 215 kilomètres, avec des montées et des descentes incessantes. Les deux derniers kilomètres mènent le peloton une nouvelle fois en montée, avec une pente moyenne supérieure à 3 %. Les coureurs dotés d’une bonne endurance devraient y flairer une opportunité après une longue journée. La deuxième étape est en revanche plutôt plate. Après avoir franchi quelques montées dans la première moitié du parcours, ce sera au tour des sprinteurs de s’illustrer. Avec pratiquement plus aucun dénivelé à venir, tout autre résultat qu’un sprint massif serait une surprise.
Cinq ascensions classées, avec une arrivée à Bad Dürkheim. Voilà l'étape reine du Tour d'Allemagne de cette année. Le plus grand défi s'appelle le Kalmit et sera franchi à deux reprises. 5,2 kilomètres à 7,5 %, ce n'est vraiment pas une ascension pour les débutants. L'Annaberg, qu'il faut franchir deux fois peu avant l'arrivée, n'est pas non plus une partie de plaisir. Il n'est certes pas long, mais avec une pente à 6,2 %, c'est là que pourrait se jouer l'issue de la journée. Si ce n'est pas le cas, c'est là qu'un groupe se formera, d'où sortira le futur vainqueur.
La dernière étape vers Heilbronn, longue de 156 kilomètres, est plutôt courte. Mais là encore, des changements sont tout à fait possibles. La montée vers le Jägerhaus, dans la forêt municipale de Heilbronn jusqu’à la Waldheide, comporte des passages à plus de 8 % de pente, présente une pente moyenne de 5,3 % et s’étend sur 2,2 kilomètres jusqu’au Jägerhaus. Au cours des deux tours effectués aux abords immédiats de Heilbronn, cette montée sera franchie à trois reprises. Le dernier col se trouve à 12 kilomètres de la ligne d'arrivée, une occasion idéale pour une échappée en solo.
En raison du profil vallonné et d'un tracé relativement dégagé, de nombreux coureurs sont cette année en lice pour la victoire au classement général. Une seule chose est sûre : il y aura un nouveau vainqueur. L'équipe du tenant du titre, Søren Wærenskjold, Uno-X Mobility, ne sera pas au départ en 2026, ce qui empêche le vainqueur de l'année dernière de défendre son titre.
Jhonatan Narváez figure en revanche parmi les candidats les plus prometteurs. L'Équatorien a terminé deuxième du Tour d'Allemagne en 2025 et a déjà démontré à plusieurs reprises sa classe cette saison. Le profil un peu plus exigeant devrait lui convenir, mais il devra lui aussi venir à bout sans encombre des longues ascensions de la troisième étape. Son coéquipier Adam Yates affiche certes les plus grands succès en course à étapes du peloton, mais il faudrait sans doute une course particulièrement difficile pour qu’il remporte la victoire au classement général.
Lidl-Trek arrive également avec plusieurs atouts dans son jeu. Giulio Ciccone est à l'aise sur des terrains rappelant ceux des classiques et devrait figurer parmi les coureurs les plus forts lors des étapes sélectives. Mathias Vacek, quant à lui, possède, tout comme Yates, les qualités requises pour les longues ascensions. Du côté allemand, les espoirs reposent également sur Max Walscheid, même si le dénivelé important risque de limiter ses chances de victoire.
La participation de l'équipe nationale allemande promet également d'être passionnante. Elle offre une occasion supplémentaire de prendre le départ à tous les coureurs allemands de haut niveau dont les équipes ne participent pas au Tour d'Allemagne. Avec Jonas Rutsch et Georg Zimmermann, deux coureurs sont d’ores et déjà confirmés, pour qui le profil de course devrait être favorable. Une victoire au classement général de l’équipe nationale serait certes une surprise, mais elle n’est pas totalement exclue compte tenu du tracé ouvert de cette course.
*À la date de publication de cet article, la liste des participants n'est pas encore définitive.
Le Lidl Deutschland Tour sera retransmis en direct à la télévision en 2026 sur ARD et ZDF. Seule la phase finale sera diffusée, les chaînes se répartissant les étapes entre elles. Une diffusion en direct du prologue, qui ne sera pas retransmis à la télévision, sera disponible sur le site de la Hessischer Rundfunk et de la « Sportschau ». Le site de la « Sportschau » proposera également une diffusion en direct pour chaque étape. Une diffusion en direct payante sera en outre disponible pour le prologue et les quatre étapes sur discovery+.
| étape | chaîne de télévision | Début de la diffusion |
| 1re étape | ARD | 14 h 05 |
| 2e étape | ZDF | 15 h 35 |
| 3e étape | ARD | 15 h 35 |
| 4e étape | ZDF | 15 h 32 |

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