Andreas Kublik
· 22.08.2025
Selon l'UCI, la suspension s'applique du 5 février 2024 au 4 février 2028. Le Breton d'origine courait dernièrement pour l'équipe française Decathlon AG2R La Mondiale autour de l'Autrichien Felix Gall. La condamnation concernait toutefois des anomalies dans le passeport biologique de départ datant de 2022. Dans ce document, l'évolution à long terme des valeurs est documentée afin de pouvoir prouver indirectement le dopage sanguin par exemple. Dans le communiqué de l'UCI, il n'y a aucune indication sur le type d'anomalies dont il s'agirait dans les valeurs de test. Selon le communiqué de presse de la fédération, Bonnamour dispose d'un mois pour faire appel de la décision auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS).
Son dernier employeur, Decathlon, a indiqué que les anomalies qui ont conduit à la condamnation dataient d'une époque où le coureur était encore sous contrat avec une autre équipe. En 2022, Bonnamour courait encore sous le maillot de l'équipe B&B Hotels-KTM. La même année, il a fêté sa seule victoire professionnelle lors de la course La Polynormande. L'année précédente, il avait été élu "super combatif" lors du Tour de France.
Le cycliste professionnel avait participé à sa dernière course en janvier 2024, lors du Tour Down Under en Australie. Début février 2024 sa suspension a été annoncée. En novembre dernier, le sportif de 30 ans a annoncé publiquement qu'il mettait un terme à sa carrière et qu'il renonçait à la lutte contre le dopage. Selon les médias français, le cas de dopage de Bonnamour était également lié à la séparation avec le manager de longue date de l'équipe, Vincent Lavenu, l'année précédente, car celui-ci n'aurait pas informé assez rapidement la direction du cas Bonnamour.

Editor