Le briefing TOUR Tech de la 4ème étape du Tour de France Femmes 2025

Robert Kühnen

 · 28.07.2025

Le briefing TOUR Tech de la 4ème étape du Tour de France Femmes 2025Photo : Getty Images/Szymon Gruchalski
Du 26 juillet au 3 août, les meilleures cyclistes du monde s'affronteront lors du Tour de France Femmes. La victoire ou la défaite sur les routes de France ne dépend pas seulement des jambes, mais aussi du matériel. Le briefing de TOUR Tech sur la 4ème étape.

Sujets dans cet article

Tour de France Femmes 2025 - 4ème étape : Saumur - Poitiers || 130,7 kilomètres | 780 mètres de dénivelé

Le profil d'altitude de la 4e étapePhoto : A.S.O.Le profil d'altitude de la 4e étape

La quatrième étape est une autre étape de sprint. Il n'y a que 780 mètres de dénivelé à franchir au total, ce qui rend le parcours plat comme un fond de tarte, les quelques petites collines qui figurent sur le profil sont aplaties par le peloton.

L'arrivée à Poitiers est également plate et très claire. Le dernier kilomètre mène en ligne droite sur l'avenue John Kennedy, il n'y a que six mètres de dénivelé entre le lobe du diable et la ligne d'arrivée.

Le scénario tactique est donc clair : les équipes de sprinteuses contrôleront la course. Seul le vent pourrait leur jouer des tours. Les courses en bord de vent comportent toujours le risque de voir le peloton se scinder en plusieurs groupes.

Qu'est-ce que cela signifie d'un point de vue technique ? Les coureuses utiliseront du matériel aéro. Toutes sans exception peuvent en profiter - que ce soit en tête du peloton lors de la poursuite, de l'approche du sprint ou du sprint lui-même, la vis de réglage aéro est celle qui a le plus d'effet.

Si l'on s'attend à un vent latéral, il existe des astuces pour en tirer quelque chose. Des pneus avant aéro spéciaux, comme le Conti Aero 111, améliorent l'aérodynamisme, notamment en cas de vent latéral. Deux effets peuvent être observés : La roue avant s'agite moins en cas de rafales de vent lorsque ces pneus sont montés, ce qui profite à la tenue de route et la résistance à l'avancement est également plus faible. Gagnant-gagnant !

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Dans la soufflerie, nous avons pu tester le comportement du pneu à différentes vitesses et en combinaison avec différentes jantes. Étonnamment, le pneu a toujours fonctionné. Le profil spécial, composé de creux parallélépipédiques, stimule ce que l'on appelle une couche limite turbulente, ce qui a pour conséquence que le flux d'air peut suivre plus longtemps le contour du profil de la jante. Ainsi, la résistance à la pression sur le profil diminue et un couple croissant, mais continu, est perceptible dans la direction : la roue avant se comporte alors comme une voile et peut même générer une propulsion à partir de l'écoulement. En revanche, en cas de décrochage, les couples de direction varient fortement.

Dans notre simulation du jour, nous effectuons un sprint un peu plus court que la veille à partir d'une vitesse initiale plus élevée. Cela a-t-il une incidence sur le résultat ?

Le chiffre du jour : cinq millièmes de seconde

L'avance par la technique se réduit, mais elle est toujours là. Pour cinq millièmes, le Cervélo S5 bat le Canyon Aeroad dans le sprint à grande vitesse. D'un point de vue technique, Marianne Vos a donc de nouveau les meilleures cartes en main pour le sprint final.

Aperçu du champ (presque) complet

tour/stage-4-tdff-2025_9add81a44a1062c776c869d802f7bf8aPhoto : Robert Kühnen

Le tableau montre le classement après 180 mètres de sprint virtuel. Les roues en tête sont unies par leurs très bonnes performances aéro.

Notre expert

                               Photo : Robert Kühnen

Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets techniques et d'entraînement et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.



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