Le briefing TOUR Tech de la 4ème étape du Tour de France 2025

Robert Kühnen

 · 08.07.2025

Le briefing TOUR Tech de la 4ème étape du Tour de France 2025Photo : picture alliance/dpa/Belga
| Piscine Luca Bettini
Du 5 juillet au 27 juillet, les meilleurs cyclistes du monde s'affrontent lors du Tour de France. La victoire ou la défaite sur les routes de France ne dépend pas seulement des jambes, mais aussi du matériel. Le briefing de TOUR Tech sur la 4e étape.

Sujets dans cet article

Tour de France 2025 - 4ème étape : Amiens Métropole - Rouen | 174,2 kilomètres | 2050 mètres de dénivelé

Le profil d'altitude de la 4e étapePhoto : A.S.O.Le profil d'altitude de la 4e étape

Le profil en dents de scie de la quatrième étape réserve aux coureurs un bon 2000 mètres de dénivelé, avec des difficultés croissantes vers la fin. À six kilomètres de l'arrivée, la rampe de Saint Hillaire s'élève à 15 %, suivie d'une courte section de terrain faussement plat. Ensuite, il y a une descente raide vers Rouen, où il faut affronter une côte finale de 500 mètres avec une inclinaison de 5 %, avant que les derniers mètres ne mènent à plat à l'arrivée.

De nombreux scénarios de course sont envisageables, mais un sprint massif n'en fait certainement pas partie. Qu'ils soient chasseurs d'étapes ou coureurs GC, les deux se trouvent à nouveau confrontés à la même question dans cette étape : poids léger ou aéro ou les deux ? Un vélo polyvalent comme le Specialized Tarmac SL8 peut-il remporter le classement vélo aujourd'hui ?

Nous simulons une attaque au début de la partie la plus raide de la dernière montée. Notre coureur modèle, en l'occurrence le favori pour le classement général, Tadej Pogačar, s'engage rapidement dans la montée et attaque durement dès que la pente devient vraiment raide. À la fin de la montée, Pogačar, avec son V5Rs plus léger, aurait un dixième de seconde d'avance sur son vélo aérodynamique Y1Rs, soit environ une demi-longueur de vélo.

Le chiffre du jour : une seconde !

Le Tarmac SL8, qui pèse 6,8 kg selon nos mesures de l'année dernière, dépasse le vélo le plus aérodynamique du peloton, le van Rysel RCR-F Pro, jusqu'à une seconde selon nos calculs, ce qui correspond à un écart de 5 mètres. Si l'on veut attaquer sur la partie raide, on peut se contenter d'un vélo aéro polyvalent léger, voire d'un vélo purement léger. La performance aéro est toutefois utile pour conserver l'avance jusqu'à la ligne d'arrivée. Dans un tel scénario, un allrounder aéro léger qui sait tout faire prend tout son sens.

Après avoir observé le profil, Tadej Pogačar optera certainement pour le V5Rs et compensera les déficits aéro en descente par la technique et la force des jambes.

Un coureur qui aborde la course dans le style d'une échappée se trouve dans une situation moins évidente lorsqu'il s'agit de choisir son vélo. Sur une longue partie du parcours, les vélos aérodynamiques ont une longueur d'avance. Lors du choix de l'équipement, il est donc important de délimiter où et comment la décision sera prise et comment l'équipement peut faire la différence.

Vue d'ensemble de la (presque) totalité du champ*.

tour/stage-4-25_7a135b3e40b7d8df563fd285022f09cePhoto : Robert Kühnen

La simulation de l'escarpement de la rampe de Saint Hillaire le montre : Lorsque la pente devient vraiment raide, c'est le poids qui compte. Le Tarmac SL8, léger et polyvalent, grimpe le plus vite en combinant un poids minimal et un bon aérodynamisme.

*) Les calculs sont basés sur les vélos testés par TOUR en laboratoire et en soufflerie. Les machines du Tour de France peuvent s'en écarter dans les détails. Nous n'avons évidemment pas non plus pu examiner des prototypes de dernière minute. Contexte de la simulation.

Notre expert

                               Photo : Robert Kühnen

Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets techniques et d'entraînement et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.



Partager l'article :

Robert wurde 1964 in Düsseldorf geboren und fuhr seine ersten Straßenrennen mit 17 Jahren. Zum Spitzenrennfahrer reichte es nicht, aber zu späten Nischenerfolgen. 2011 gelang es Robert, Zeitfahrweltmeister der Journalisten zu werden. Nach seinem Maschinenbaustudium in Essen führte ihn sein Weg bereits 1993 zur TOUR, wo er anfangs mit der Legende Hans Christian Smolik zusammenarbeitete. Heute ist Robert freiberuflich für TOUR und BIKE unterwegs, mit den Schwerpunktthemen Aerodynamik, Messtechnik und Entwicklung neuer Prüfmethoden. Motto: Geht nicht? Gibt‘s nicht. Robert berät auch die Radindustrie und Profiteams, coacht Athleten und kümmert sich um den Radsportnachwuchs. Als Radsportler mag es Robert kurz und schnell, auf schmalen wie auf breiten Reifen.

Les plus lus dans la rubrique Professionnel - Cyclisme