La 20e étape traverse le Jura et n'est ni du poisson ni de la viande : certes, 2900 mètres de dénivelé ne sont pas négligeables, mais par rapport aux difficultés que les coureurs ont déjà dû affronter, l'escalade n'est guère effrayante. Il se passera donc probablement peu de choses au classement général. En raison du profil, nous nous attendons à ce qu'une échappée réussisse à se détacher du peloton et à prendre une bonne avance.
Malgré les nombreuses petites montées, le tableau de marche prévoit 47 km/h comme moyenne la plus rapide. Le temps de parcours serait donc une fois de plus légèrement inférieur à quatre heures, la nouvelle référence pour les étapes rapides du Tour de France moderne. L'approche de Pontarlier est plate et peu sélective vers la fin. Il est peu probable qu'un coureur puisse s'échapper.
Le dernier kilomètre avant le "Teufelslappen" est en légère montée, il y a environ 20 mètres de dénivelé à franchir, une dernière occasion pour un non-sprinteur de se détacher de ses compagnons de fuite. L'approche de la ligne d'arrivée sur la N57 fait quelques crochets, deux ronds-points sont à franchir sur les mille derniers mètres. Ce n'est qu'à 150 mètres de la ligne d'arrivée, après avoir franchi le dernier rond-point, que la vue sur la ligne d'arrivée est dégagée.
Dans notre simulation, nous partons du principe qu'il y aura une bataille tactique entre les échappés. Qui aura les meilleures cartes en cas d'attaque tardive à seulement 150 mètres de l'arrivée ?
Le plus rapide dans notre petit sprint est le Cervélo S5. L'aérodynamisme de pointe permet de gagner un centième de seconde sur le deuxième, le Tarmac SL8 - ce qui représente tout de même 18 centimètres d'avance.
Dans le sprint court, les bolides aéro sont en tête, ils sont aussi légers.
*) Les calculs sont basés sur les vélos testés par TOUR en laboratoire et en soufflerie. Les machines du Tour de France peuvent s'en écarter dans les détails. Nous n'avons évidemment pas non plus pu examiner des prototypes de dernière minute. Contexte de la simulation.
Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets techniques et d'entraînement et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.