Le briefing TOUR Tech de la 1ère étape du Tour de France Femmes 2025

Robert Kühnen

 · 25.07.2025

Le briefing TOUR Tech de la 1ère étape du Tour de France Femmes 2025Photo : Getty Images/Luc Claessen
Du 26 juillet au 3 août, les meilleures cyclistes du monde s'affronteront lors du Tour de France Femmes. La victoire et la défaite sur les routes de France ne dépendent pas seulement des jambes, mais aussi du matériel. Le briefing de TOUR Tech sur la 1ère étape.

Sujets dans cet article

Tour de France Femmes 2025 - 1ère étape : Vannes - Plumelec | 78,8 kilomètres | 1140 mètres de dénivelé

Le profil d'altitude de la 1ère étapePhoto : A.S.O.Le profil d'altitude de la 1ère étape

Le coup d'envoi du Tour de France Femmes est court : 78,8 kilomètres seulement, c'est une course très courte pour les sportives professionnelles.

Cela signifie que la conduite sera très agressive et qu'il sera presque impossible de contrôler ce qui se passe. Tout le monde est chaud, tout le monde a de l'énergie du début à la fin. La course devrait donc être très mouvementée et rapide.

L'obstacle le plus difficile du parcours est la côte de Cadoudal, longue de 1,7 km avec une pente moyenne de 6,2 %. Ce n'est pas vraiment une montagne, mais la sélectivité d'une côte ne dépend pas seulement de sa longueur et de sa raideur, mais aussi de la vitesse à laquelle les coureurs l'escaladent. La montée est à prendre trois fois lors des tours finaux à Plumelec, le dernier passage étant l'arrivée. La course se décidera donc probablement dans la montée finale, soit dans le style d'une course à l'élimination, soit dans un sprint à partir d'un petit groupe.

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Les sprinteuses peuvent-elles s'imposer dans une telle finale ? Lors de la première édition de Milan-San Remo Donne en 2025, avec un parcours plus court mais une finale identique à celle des hommes, Lorena Wiebes, actuellement la meilleure sprinteuse du monde, a réussi à se maintenir dans le groupe de tête au Poggio, la côte pré-sélective. Avec l'aide de sa coéquipière Lotte Kopecky, elle a récupéré Elisa Longo Borghini, qui s'était échappée du groupe de 15 à la fin de la descente, puis a remporté le sprint du groupe, mais sur terrain plat.

Mais pour la première étape du Tour, l'arrivée est en bas de la côte, il y aura donc un shootout dans la montée. La situation n'est donc pas comparable à celle du Poggio. Il est plus probable qu'une puncheuse s'impose, comme Lotte Kopecky. Mais une grimpeuse capable de sprinter a aussi une chance.

Mais venons-en à la technique. Quel matériau promet des avantages pour ce type de course ? Les roues doivent-elles être aussi légères que possible ou est-ce l'aérodynamique qui compte ? Ceux qui ont lu les briefings techniques sur le Tour des hommes se doutent bien que l'aérodynamisme l'emporte ici aussi sur le poids.

Il existe toutefois des différences entre les hommes et les femmes : En moyenne, les femmes sont nettement plus légères et ont aussi un peu moins de puissance par rapport à leur poids que les hommes. Les mêmes règles s'appliquent toutefois aux vélos : un poids minimum de 6,8 kilos est également fixé pour les femmes. Cela signifie que les vélos sont plus lourds que ceux des hommes par rapport au poids du corps.

Quel vélo est donc le plus rapide dans ces circonstances légèrement différentes ? Nous simulons la course éliminatoire après le démarrage dans la dernière montée.

Le chiffre du jour : trois dixièmes de seconde

Le Cervélo S5 remporte le sprint en montée dans notre simulation. Les données de référence sont connues du Tour masculin : le S5 a un aérodynamisme de pointe, mais peut être amené à la limite des 6,8 kilos avec une transmission 1x12. L'ancienne championne Marianne Vos devrait se réjouir de pouvoir rouler sur le vélo le plus rapide sur le papier. Nous verrons bien si cela suffira pour gagner.

Aperçu du champ (presque) complet

tour/stage-1-tdff-2025_2a341a6503f43d762159f265460579f6Photo : Robert Kühnen

Le tableau le montre : Dans le sprint en montée, ce sont les roues légères qui mènent, tout en ayant une forme aérodynamique.

Notre expert

                               Photo : Robert Kühnen

Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets techniques et d'entraînement et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.



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