Le profil du parcours de la 17e étape est inhabituel : comme sur un plan incliné, il y a une légère montée continue jusqu'au final montagneux en passant par deux montagnes et la montée finale dans une station de ski, le dénivelé total s'additionne à 2850 mètres. Comparées aux Pyrénées, les montagnes sont un peu plus petites, mais le col du Noyer présente tout de même 7,5 kilomètres avec une moyenne de 8,4 pour cent - une évaluation de montagne de première catégorie. Ensuite, il y a une descente sur une route étroite avant de grimper relativement doucement vers l'arrivée dans la station de ski (3,8 kilomètres avec 5,9 pour cent).
Vu les écarts au classement, ce sera probablement une étape où les échappés auront une chance de se battre pour la victoire du jour. Mais dans la longue approche du final montagneux, il faudra la force d'un groupe pour se partager le travail.
Dans le final, le col du Noyer se prête à une attaque, car il est le plus raide dans les deux derniers kilomètres. Dans la descente qui suit, un bon descendeur peut encore gagner des secondes. Quelques virages serrés sont à négocier, mais entre eux, il y a aussi des passages de tir.
Avec quelle machine une échappée serait-elle la mieux armée pour s'imposer dans ce final ? Nous modélisons une attaque à deux kilomètres en aval du col du Noyer pour répondre à cette question.
Notre simulation rassemble les suspects habituels en tête du classement : les aérobikes et les Allrounders rapides sont jusqu'à 23 secondes plus rapides que les roues totalement non aérodynamiques dans la finale esquissée. La machine de Tadej Pogacar n'est pas non plus performante en soi dans cette comparaison.
*) Les calculs sont basés sur les vélos testés par TOUR en laboratoire et en soufflerie. Les machines du Tour de France peuvent s'en écarter dans les détails. Nous n'avons évidemment pas non plus pu examiner des prototypes de dernière minute. Contexte de la simulation.
Tableau : Le classement montre les temps de parcours simulés après une attaque deux kilomètres en dessous du col du Noyer. En raison de la descente intermédiaire, les vélos aérodynamiques sont en tête du classement.
Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets techniques et d'entraînement et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.