Lors de la douzième étape, les premiers sommets pyrénéens se dressent devant les coureurs, et avec eux les premières longues ascensions du Tour. Les cartes sont donc redistribuées, ce n'est plus une question de secondes, mais de minutes.
Le Col du Soulor donne le coup d'envoi. Il faut grimper 11,8 kilomètres à 7,3 % en moyenne. Ensuite, il y a une courte montée vers le col de Bordères avant d'arriver à Hautacam, à 13,5 kilomètres avec une moyenne de 7,8 %.
Le col du Soulor n'est pas rythmé. Il n'est pas certain qu'il y ait déjà des attaques. Les coureurs du GC ne se testeront probablement que dans la montée finale. Celle-ci est plus dure - dans la partie centrale, il y a deux kilomètres à gravir avec une pente moyenne d'un peu plus de 10 %.
Il est donc temps d'abandonner les vélos aéro et d'enfourcher les vélos de montagne ? Dans notre simulation, nous étudions la montée vers Hautacam. Notre avatar s'engage rapidement dans la montagne et attaque à 6,5 kilomètres de l'arrivée.
Résultat de nos calculs : les vélos légers ont la vie dure cette année. Aérodynamique et lourd n'est bien sûr pas non plus une option : 35 secondes d'avance pour le vélo le plus rapide par rapport à un aéro lourd dans la montée finale.
Le classement est à nouveau dominé par le Cervélo S5, suivi du Specialized Tarmac SL8 et du Giant Propel. Si la décision se fait plus tôt que lors de la montée finale, les aérobikes légers seront bien sûr aussi le meilleur choix, car plus rapides dans les descentes. Peu importe comment l'étape se déroule en détail : Aujourd'hui encore, nous ne voyons aucune raison de renoncer aux caractéristiques aéro pour 200 grammes, la montagne n'est pas assez raide pour cela.
De même, Tadej Pogačar n'aurait pas besoin de passer de son Y1Rs au V5Rs. Les deux vélos sont toutefois très proches dans notre calcul, de sorte que d'autres raisons pourraient justifier un changement de vélo.
Le tableau le montre : Dans la montée finale de la douzième étape, les vélos qui concilient un poids faible et un bon aérodynamisme sont en tête.
*) Les calculs sont basés sur les vélos testés par TOUR en laboratoire et en soufflerie. Les machines du Tour de France peuvent s'en écarter dans les détails. Nous n'avons évidemment pas non plus pu examiner des prototypes de dernière minute. Contexte de la simulation.
Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets techniques et d'entraînement et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.