4350 mètres de dénivelé positif attendent les coureurs de la 11e étape du Tour de France 2024 dans le Massif central. Elle se déroule nerveusement sur de petites routes et la difficulté augmente vers la fin. Sur le papier, c'est une étape pour les échappées, qui passent bien les cols courts et raides. Mais du mouvement est également envisageable au classement général. Le premier des quatre cols du final, le col de Néronne, présente déjà une pente moyenne de 9,1 pour cent sur 3,8 kilomètres. C'est suffisant pour disperser le peloton et mettre les favoris sous pression. D'autant plus que, comme dans l'étape du Galibier, une équipe forte peut faire quelques dégâts dès l'approche de cette côte. Le Puy Mary Pas de Peyrol devient même vraiment méchant à l'arrière, avec des pentes allant jusqu'à 14 pour cent.
Dans notre simulation, nous nous intéressons à la question de savoir quelle différence le matériel fait sur les 46 derniers kilomètres. Nous partons du principe que la finale sera courue à fond sur cette distance.
Dans ces conditions, le vélo le plus rapide prend 1:09 minutes au plus lent. Tout à l'arrière, c'est à nouveau une roue légère avec un mauvais aérodynamisme qui roule, la Cervelo R5.
Les vélos présentant un bon compromis entre aérodynamisme et poids roulent en tête dans notre simulation. Nous calculons le temps total le plus rapide pour le Canyon Aeroad - cependant, comme il dépasse le poids minimum de 6,8 kg, il perd 1 à 2 secondes par kilomètre dans les sections très raides de plus de 9%. Celui qui veut participer à une attaque ultime ici doit être aussi léger que possible.
Le choix de la meilleure roue dépend donc aussi du parcours attendu. Un soliste qui peut rouler de manière régulière est bien conseillé avec notre classement. Un coureur du classement qui veut garder la roue arrière lors de l'attaque, donc qui est sur la défensive, devrait être le plus léger possible, il pourrait donc être motivé à prendre un vélo léger. En revanche, un coureur du classement qui attaque tire également profit de l'aérodynamisme en montée et dans les sections plus plates.
Il sera donc intéressant de voir si Jonas Vingegaard choisit le S5, plus rapide, ou le R5, plus léger. S'il choisit cette dernière, il ne pourra pas perdre le vent sur le plat et en descente s'il veut rester sur son vélo. Sur la partie la plus raide du Peyrol, Vingegaard perd mathématiquement deux secondes par kilomètre avec le S5 par rapport au R5 (si le poids est vraiment de 7,6 kg, comme dans notre liste ; il est peut-être plus léger).
Une fois de plus, Tadej Pogacar n'a pas à se prendre la tête. Il n'a qu'une seule roue au choix. Tout au plus pourrait-il adapter la hauteur des roues. Mais selon nous, les côtes de la 11e étape du Tour de France 2024 ne sont pas assez longues pour cela. Nous pensons qu'il utilisera les roues Enve 4.5 par défaut.
Primoz Roglic et Remco Evenepoel n'ont pas non plus besoin de réfléchir beaucoup, ils roulent tous les deux avec le Specialized Tarmac SL8, un vélo qui atteint le poids minimum et qui fait aussi partie des vélos les plus rapides en descente.
*) Les calculs sont basés sur les vélos testés par TOUR en laboratoire et en soufflerie. Les machines du Tour de France peuvent s'en écarter dans les détails. Nous n'avons bien sûr pas non plus pu examiner des prototypes de dernière minute. Contexte de la simulation.
Tableau : Dans le final de l'étape de montagne, les roues qui offrent un bon compromis entre aérodynamisme et poids s'imposent.
Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets techniques et d'entraînement et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.