Sebastian Lindner
· 05.05.2024
Si San Francesco al Campo a déjà accueilli le Giro Next Gen et celui des femmes, c'est la première fois que les hommes prennent le départ dans cette petite commune du nord de Turin. De là, la course se déroule d'abord à plat pendant 90 kilomètres en direction du nord-est, jusqu'à ce que le premier sprint intermédiaire soit atteint à Valdengo. Pas à pas, la course se poursuit dans les Préalpes, où deux montées de troisième catégorie attendent les coureurs. Ensuite, Biella sera atteinte.
La petite ville à l'ouest de Milan a souvent fait partie du Giro, surtout dans les années 1960 et 90. C'est ici que commence la montée finale de 11,8 kilomètres vers le Santuario di Oropa, un autre lieu de pèlerinage auquel le parcours rendra visite en 2024. Le Giro s'est déjà terminé six fois en haut. En 2007, il y a eu une course contre la montre individuelle au départ de Biella, Marzio Bruseghin. Mais Marco Pantani (1999) ou plus récemment Tom Dumolin en 2017 ont également pu fêter une victoire à 1140 mètres d'altitude.
Les presque douze kilomètres sont en moyenne à un peu plus de six pour cent de pente. Dans les pics, on atteint parfois 13 ou 14%. Après un début relativement tranquille, c'est surtout la partie centrale qui devient vraiment difficile pendant un kilomètre et demi avec près de dix pour cent. Les derniers 4000 mètres ont une moyenne de huit pour cent.
Le Giro d'Italia 2024 se déroulera dès le début. La dernière fois que l'on a assisté à une arrivée classique en montagne dès le deuxième jour du Tour, c'était en 1989, lorsque l'étape de l'Etna s'est terminée. Cette année, il s'agit de savoir si les favoris du classement général sont prêts à jouer leur carte si tôt. Tadej Pogacar est-il d'humeur à décider du Giro le plus tôt possible, afin de pouvoir économiser quelques grains en vue du Tour de France ? Le Slovène fait-il sa propre course et la concurrence ne regarde-t-elle que la deuxième place ?
Toutes ces questions joueront un rôle dans l'issue de l'étape. Mais peut-être que les coureurs du GC resteront en retrait. L'arrivée longue et plate et les premières petites ascensions pourraient aussi jouer en faveur d'une échappée qui pourrait prendre suffisamment d'avance au départ pour pouvoir survivre dans le final.