Après la difficile 10e étape, les choses seront nettement plus faciles le lendemain. Depuis la ville de Foiano di Val Fortone, qui accueille le Giro pour la première fois, le parcours de 207 kilomètres mène d'abord vers le nord-est, hors des contreforts des Apennins. La première moitié est donc encore un peu vallonnée, mais sans trop d'obstacles. Peu avant la marque des 50 kilomètres, le seul classement de montagne (3e catégorie) de la 11e étape est atteint à Pietracatella.
Ensuite, à l'exception de quelques petites montées intermédiaires, le parcours descend jusqu'à atteindre la mer Adriatique peu après Portcannone. Le reste de la journée, le parcours se déroule à plat le long de la côte jusqu'à l'arrivée à Francavilla al Mare.
C'est la quatrième fois qu'une étape du Giro s'y termine. La dernière fois, c'était en 2001, lorsque l'Italien Ellis Rastelli a remporté la première étape sous la pluie, au sprint d'un grand groupe. L'arrivée y est extrêmement favorable aux sprinters, la ligne d'arrivée est longue de plus de 3000 mètres et ne comporte pas d'îlots de circulation, de ronds-points ou d'autres obstacles.
Enfin un final facile. Alors que les sprinteurs ont toujours dû se battre avec des collines dans le final lors de leurs précédentes chances, les 100 derniers kilomètres sont presque entièrement plats. Il n'y aura pas de meilleure chance pour un sprint massif dans ce Giro. Les équipes avec des hommes rapides seront donc attentives au départ d'une échappée. Il vaut mieux ne pas se tromper, comme cela a été le cas lors de la 5e étape.