Kristian Bauer
· 17.03.2026
Le Français Clément Braz Afonso, âgé de 24 ans, a signé une prolongation de contrat qui le lie à l'équipe française WorldTour jusqu'en 2028. Ce n'est qu'en 2025 qu'il avait fait ses débuts dans le WorldTour chez Groupama-FDJ et a rapidement convaincu dans son rôle de porteur d'eau pour les capitaines.
Selon Braz Afonso, le fait de travailler pour les capitaines le motive et lui enlève la pression. Il décrit sa tâche comme libératrice et y voit une source de force à chaque course. L'année dernière a marqué un tournant pour lui, lorsqu'il a pu persévérer en fin de course et obtenir des résultats qu'il n'avait pas imaginés au départ. Sa constance et sa fiabilité font de lui un coéquipier très apprécié.
Braz Afonso se sert de sa formation d'ingénieur pour analyser l'évolution de ses performances. Il adopte une approche scientifique pour comprendre comment se construit la performance. Ce mode de pensée analytique caractérise son approche du cyclisme. Il a obtenu un diplôme d'ingénieur en ergonomie, design et mécanique grâce à ses études à l'Université de Technologie de Belfort-Montbéliard. Le Français insiste sur le fait qu'il ne veut pas vendre des rêves, mais les réaliser en travaillant dur. Il veut mériter ses responsabilités, pas les obtenir par des promesses.
Le manager de l'équipe Philippe Mauduit qualifie cette prolongation de contrat d'évidence. Les deux années supplémentaires doivent permettre à Braz Afonso d'être au mieux de sa forme aux côtés des capitaines lors des plus grandes courses. Parallèlement, il doit pouvoir saisir ses propres opportunités lorsqu'elles se présentent. Mauduit voit le talent, le potentiel et la bonne attitude pour les grandes victoires. Au sein de l'équipe, Braz Afonso joue déjà un rôle de modèle pour les jeunes coureurs et transmet sa détermination et son éthique de travail.
Il y a tout juste un an, un nouveau monde s'est ouvert à Clément Braz Afonso : la WorldTour. En rejoignant l'Équipe cycliste Groupama-FDJ, le puncheur avait rejoint l'élite du cyclisme - et comme il le dit lui-même, il a profité pleinement de chaque moment. Le Français de 26 ans avait raconté sa première saison dans le WorldTour 2025 dans un blog sur le site Internet de l'équipe. Dans son "Carnet de Route"-, Braz Afonso parle ouvertement des hauts et des bas, des moments inoubliables et de la prise de conscience qu'il a trouvé sa place au plus haut niveau.
La Vuelta, le premier Grand Tour de Braz Afonso, a été le point culminant de sa saison, mais la suite s'est avérée être un défi. "On ne peut pas prévoir comment le corps va digérer un premier Grand Tour", explique le coureur de 26 ans. Au Giro dell'Emilia, il s'est montré satisfait de son niveau, même s'il espérait mieux : "J'étais présent... jusqu'au moment où je ne l'étais plus. Je crois que j'ai explosé à trois tours de la fin. Je m'attendais à de meilleures sensations dans cette phase post-Grand Tour".
Lors des entretiens de saison à Besançon, le bilan a été extrêmement positif : "L'équipe comme moi-même avons été agréablement surpris par ma première année en WorldTour. Si on m'avait dit cela l'année dernière, je ne suis pas sûr que j'aurais eu confiance en moi pour cette saison", avoue-t-il ouvertement. "Ce moment a été très constructif et positif". Un chiffre impressionnant illustre cette intensité : "J'ai terminé la saison avec soixante-dix jours de course au compteur, alors que je n'avais jamais dépassé la barre des cinquante. Malgré cela, j'ai plutôt bien supporté cette charge de travail". Son constat : "Il faut vraiment être capable de trouver des moments pour se ressourcer, car ce sont des saisons beaucoup plus éprouvantes par rapport à ce que j'ai connu auparavant".
Clément Braz Afonso a également évolué en tant que pilote : "Dans le passé, j'étais plutôt un 'suiveur'. Cette année, il fallait retrouver la grinta tous les jours". Physiquement, il voit également des progrès : "Aujourd'hui, quand je pense à la Vuelta, je me demande encore comment j'ai fait. C'était tellement fou de retourner au travail pendant trois semaines, encore et encore". Pour une vidéo de son club d'origine, il a cité ses moments forts : "La victoire de David à Oman a été la première victoire que j'ai vécue en tant qu'assistant. J'ai aussi mentionné la visite de mes parents et de ma sœur, ainsi que mon échappée avec Bernal et Landa". Son plus mauvais souvenir surprend : "On ne parle que de cette crevaison sur la Vuelta, mais honnêtement, j'ai beaucoup plus souffert de mon faible niveau sur le Tour de l'Ain". L'échappée avec Egan Bernal et Mikel Landa reste inoubliable : "C'est probablement la performance dont je suis le plus fier".
"Je suis globalement satisfait de ce que j'ai montré et je retiens de cette saison qu'il faut saisir l'opportunité quand elle se présente", résume Braz Afonso. "Je ne sais pas combien d'années je vais courir dans le WorldTour, mais il faut essayer de profiter de tous les moments, car ils ne se répéteront peut-être pas".

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