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L'époque où l'on injectait des valeurs de bars à deux chiffres dans un pneu de vélo de course à l'aide d'une pompe est révolue depuis longtemps. On ne dépasse plus guère les sept bars, car les pneus (et les jantes) sont devenus plus larges et nécessitent moins de pression. Malgré tout, les pompes à pied restent l'outil privilégié pour gonfler rapidement et confortablement les pneus de vélo de course. Le manomètre est particulièrement important pour le réglage exact de la pression de gonflage optimale. La seule alternative raisonnable à la pompe à pied est un compresseur électrique, associé à un manomètre précis - plus d'informations à ce sujet à la page trois de l'article. (Compresseur électrique).
Les pompes de ce test coûtent entre 40 et 129 euros, et leur conception est similaire pour toutes : les deux pieds sur la surface d'appui permettent de fixer le cylindre et d'établir la pression à l'aide de la poignée en T. Ce n'est que sur la
pompe Silca, le marchepied est si petit qu'on peut le sécuriser avec un seul pied. L'air comprimé passe par un clapet anti-retour, puis par le manomètre et est finalement transporté par le tuyau de refoulement jusqu'à la tête de la pompe, qui assure la liaison avec la soupape. Le diamètre du piston détermine la facilité avec laquelle la pression peut être établie ; le volume total détermine le nombre de courses nécessaires : Sur le terrain d'essai, nous avons eu besoin de 21 à 36 courses pour amener un pneu de 25 à six bars. La sensation de pompage est également influencée par le type de piston, son guidage et son étanchéité à faible frottement, ainsi que par le fait que la poignée soit agréable au toucher.
Il existe des différences plus importantes que pour les cylindres en ce qui concerne les têtes de pompe. Il faut tout d'abord faire la différence entre les têtes simples à enfiler et celles qui sont sécurisées par des leviers supplémentaires. Les têtes à levier doivent être mises en place avec les deux mains, sauf chez SKS, ou avec beaucoup de force, comme chez Cube. Les têtes de pompe de Lezyne et Zefal se vissent. C'est un avantage lorsque la valve dépasse à peine de la jante, mais c'est en principe un peu compliqué. Nous avons remarqué que la plupart des têtes de pompe sont encore conçues pour accueillir des valves de voiture, bien que celles-ci n'aient plus d'importance pour les vélos sportifs, quel que soit le terrain.
En revanche, une question importante est de savoir si la tête de valve enfoncée enfonce automatiquement le poussoir de la valve et ouvre ainsi la valve. En effet, ce n'est que dans ce cas que le manomètre indique directement la pression actuelle dans le pneu, même si elle est légèrement diluée par le volume supplémentaire du tuyau de la pompe. Et ce n'est qu'à ce moment-là que la pression peut être réduite en continu via une valve, ce qui est absolument souhaitable.
Si la valve n'est pas activée, le manomètre n'indique la pression dans le pneu qu'au moment du pompage et du débordement de l'air. L'activation de la valve est donc un avantage - mais seulement tant que le caoutchouc d'étanchéité de la tête de pompe est suffisamment serré. Si l'ajustement n'est pas étanche, l'air s'échappe involontairement dès que l'on met la tête en place. La pompe à pied n'est alors plus guère utilisable. Petit conseil pratique : achetez un stock suffisant de joints en caoutchouc adaptés, que vous fixerez de préférence dans un petit sachet directement sur la pompe. Cela vous permettra de vous réapprovisionner au moment où vous en aurez besoin et vous évitera des crises de rage lorsque vous les chercherez en vain à l'atelier.
De grandes différences apparaissent au niveau des manomètres. Leur précision est certes généralement bonne (écart maximal de 0,2 bar), mais certains manomètres à aiguille sont peu lisibles. Cela est dû à des plages d'affichage trop larges, de 1 à 16 bars, à des diamètres trop petits et à des échelles qui affichent l'unité américaine PSI en grand, mais l'échelle européenne des bars en tout petit. La plage de 2,5 à 7 bars, pertinente pour les vélos de course et les gravel bikes, n'est bien résolue que par les instruments à aiguille de Topeak et Pedros, ainsi que par les affichages numériques. Un affichage précis à un ou deux dixièmes de bar est en tout cas souhaitable, car ces faibles différences sont déjà perceptibles pour des volumes de pneus plus importants et des pressions plus faibles.
Conclusion : toutes les pompes du test font leur travail correctement. Il est facile d'obtenir des pressions normales avec toutes. Si vous mesurez moins de 1,70 mètre, évitez les pompes les plus longues. Dans la pratique, ce sont surtout les têtes de pompe et la manipulation pour le réglage précis de la pression qui font la différence. Avec de très bonnes performances sur ce point, les pompes de Rose - la deuxième moins chère ! - et Pedros s'imposent dans le classement général.
La tête est décisive, cela vaut aussi pour les pompes à pied. Un aperçu des têtes de pompe et de leurs caractéristiques :
Tête de pompe avec serrage excentrique
(Rose, Giant, Pedros, Pro, SKS, Specialized, Topeak)
Indique immédiatement la pression dans le pneu. Idéal en combinaison avec une valve de décompression pour un réglage fin de la pression. Le fonctionnement dépend de la bonne étanchéité des caoutchoucs. S'ils commencent à s'user, ils ne sont plus utilisables.
Tête de pompe avec serrage linéaire
(Cube)
Nécessite une valve bien vissée et beaucoup de force pour actionner le mécanisme de serrage lorsqu'on fait glisser la tête sur la valve. Usure importante du caoutchouc lors du retrait.
Tête de pompe à clipser
(Silca, en option chez SKS)
La méthode la plus simple. Aucune pièce d'usure, sauf le caoutchouc d'étanchéité. Dure éternellement - en métal. Inconvénients : la pression est trop élevée : N'indique la pression du pneu qu'en cas de débordement entre la pompe et le pneu ; pas de réglage fin ; selon la nature de la tige de valve, usure relativement importante du caoutchouc.
Tête de pompe à visser
(Lezyne, Zefal)
Connexion très sûre en cas de faible dépassement de la valve. Inconvénients : prend du temps ; desserre parfois l'insert de la valve lors du dévissage ; ne montre la pression dans le pneu que lors du passage de la pompe au pneu ; pas de réglage fin de la pression.
Cube : Pompe à pied ACID Race Floor digital
59,95 Euro >> par exemple disponible ici
Conclusion : Technique et fonctionnel : pompe avec une force moyenne, indique la pression avec précision et possède une valve de vidange pratique pour un réglage fin. La tête sans levier de serrage demande plus qu'un temps d'adaptation et beaucoup de force lors de l'enfilage
Giant : Control Tower Pro Boost
110 euros
Conclusion : Pompe en douceur avec une faible force. Très stable, grand manomètre et soupape de décompression pour un réglage fin par la pointe du pied. Indique la pression dès la mise en place de la tête. Réversible comme booster pour le montage de pneus tubeless
Lezyne : Steel Digital Drive
85 euros >> par exemple disponible ici
Conclusion : Pompe très souple et convainc par d'autres détails tels que le long tuyau flexible et une excellente finition. La tête à visser est bien conçue, mais elle est compliquée pour un contrôle rapide de la pression et un ajustement précis de la pression.
Pedros : Super Prestige
80 euros >> par exemple disponible ici
ConclusionVolume de pompage et force sont bien équilibrés. Très bonne manipulation de la tête de pompe avec soupape de vidange dans la poignée. Le manomètre analogique placé en haut est bien visible et peut être lu avec une précision de 0,2 bar. Construction solide avec un pied métallique stable.
Pour : pompe à pied Team Digital
90 euros >> par exemple disponible ici
Conclusion : Grand volume de pneus. Nécessite un peu plus de force, mais gonfle le pneu en quelques coups. Les inserts d'adaptation dans la poignée creuse ont tendance à tomber. Tête identique à celle de Specialized, indique la pression lors de la connexion. Il manque une valve de dégonflage pour un ajustement précis de la pression.
Rose : Imprimante BL
45 euros >> par exemple disponible ici
Conclusion : Pompe très bien et efficacement, indique la pression lors de la mise en place et possède un bouton de purge pour un réglage fin. Le levier en aluminium sur la tête inspire confiance. La poignée en bois tient bien dans la main. Stable et bon marché. Seul le manomètre pourrait être plus lisible.
Silca : Pista
129 euros
Conclusion : Pompe design compacte avec une touche rétro. Elle pompe correctement, mais a une faible cylindrée, un très petit pied et un manomètre peu lisible. Ce qui attire l'attention, c'est la tête de fabrication élaborée avec une soupape de pression pour faciliter le desserrage de la tête.
SKS : Compresseur de course
65 euros >> par exemple disponible ici
Conclusion : Le grand classique. Design presque inchangé depuis 1966. Extrêmement durable grâce à son pied massif en fonte et à son tube en acier. Mais : faible cylindrée, sensation de pompage inefficace, manomètre peu lisible. La tête alternative en laiton convient mieux au classique que la tête de serrage en plastique.
Specialized : Air Tool Sport
40 euros >> par exemple disponible ici
Conclusion : La pompe la moins chère du champ est compacte et convainc par sa bonne capacité de pompage. La poignée ergonomique offre une bonne prise en main. Mais deux détails coûtent des points : Il manque une soupape de décompression sur la bonne tête de pompe et le manomètre est peu lisible.
Topeak : Joe Blow Sport III
45 euros >> par exemple disponible ici
Conclusion : Bonne puissance de pompage, manomètre à aiguille bien lisible et prix avantageux. Avec une meilleure tête de pompe, elle serait en tête du test : la tête interchangeable n'a pas de soupape de pression et un serrage un peu compliqué. Le tuyau de refoulement est également un peu court.
Zefal : Profil Max FP60 Z-Turn
55 euros >> par exemple disponible ici
Conclusion : Pompe de manière saccadée et demande une force supérieure à la moyenne. La tête à visser est difficile à manœuvrer et dévisse le tuyau de la pompe. Le manomètre à aiguille a une loupe originale, mais le pied en plastique n'inspire pas confiance à la longue. Non recommandable.
Les compresseurs électriques sont encore mieux que les pompes à pied - en tout cas pour un atelier utilisé de manière intensive. Mais vaut-il la peine d'en acheter un à titre privé ? Le pour et le contre des aides électriques
Les compresseurs électriques font partie des outils dont on ne peut plus se passer une fois qu'on les a essayés. On ne perce pas non plus des trous avec une perceuse à main, même si l'on ne perce que rarement des trous. Avec beaucoup d'air, tout ce qui concerne les pneus est plus facile à faire. Vérifier la pression et l'ajuster avec précision est un jeu d'enfant avec un bon compresseur et ne demande aucun effort. Ouvrir les valves prend plus de temps que de regonfler. Ceux qui possèdent plus d'un ou deux vélos ou qui s'occupent de beaucoup plus de vélos (club, famille, voisinage) resteront donc fidèles au compresseur électrique. On parie ?
C'est particulièrement vrai si l'on entretient des pneus qui perdent notoirement de la pression : Les chambres à air en latex ou légères et les systèmes Tubeless, par exemple. Dans ce cas, le contrôle de la pression avant chaque sortie fait partie de la routine. Le compresseur est plus tolérant en cas de fuite lors du gonflage. Même les caoutchoucs de valve qui ne sont plus très serrés peuvent encore être utilisés un certain temps avec un excédent d'air. Guider la tête de pompe d'une main, régler la pression de l'autre - et tout cela avec une conduite d'air suffisamment longue - devient un geste naturel. Il est possible de combiner les têtes de pompe et les manomètres pour obtenir la combinaison de rêve personnelle, afin de travailler dorénavant en toute décontraction et avec précision.
Le compresseur convient bien sûr aussi à d'autres travaux. Les mécaniciens professionnels aiment sécher les roues à l'air comprimé après les avoir lavées. Il existe également de nombreuses applications pour les outils pneumatiques tels que les visseuses à air comprimé. Mais il permet aussi de gonfler facilement des ballons ou des animaux en caoutchouc.
Inconvénient majeur des machines électriques, outre leur coût plus élevé : le bruit. La plupart des compresseurs sont bruyants, certains sont même infernaux. Définitivement pas pour un voisinage proche. Mais il existe des alternatives : Les compresseurs silencieux sont nettement moins bruyants que les compresseurs normaux et peuvent être utilisés dans un environnement résidentiel normal - même s'ils ne chuchotent pas toujours, même s'il est indiqué qu'ils le font.
Les silencieuses sont plus chères et moins performantes, mais absolument recommandables. On trouve des imprimantes assez silencieuses à partir de 200 euros environ. Les appareils ont alors déjà un petit réservoir de neuf à douze litres - suffisant pour les petits coups de pression. Pour le montage de systèmes tubeless, la catégorie des 24 litres est plus conseillée. Si l'on a de la place, on opte pour un volume d'air de 50 litres, ce qui est sûr pour la plupart des applications. La rapidité de remplissage du réservoir dépend de la puissance du compresseur et de l'importance du débit d'air possible pour les outils gourmands en air. Pour les travaux autour de la roue, le débit d'air pouvant être obtenu en permanence n'a pas d'importance ; c'est plutôt le volume du réservoir qui compte.
L'entretien des compresseurs électriques est minime. Il suffit de purger de temps en temps le condensat et, pour les exemplaires lubrifiés, de surveiller le niveau d'huile. D'après notre expérience, les appareils fonctionnent pendant des décennies s'ils sont utilisés avec modération.