Pompe à batterie en test pratiqueLa nanoFumpa de Fumpa Pumps

Matthias Borchers

 · 19.09.2024

Pompe à batterie nanoFumpa de Fumpa Pumps
Photo : Fumpa Pumps
Les petites pompes à batterie veulent être une alternative aux mini-pompes classiques et aux cartouches de CO2. Nous avons testé en pratique le modèle nanoFumpa du fabricant australien Fumpa Pumps. Cette pompe compacte au boîtier en aluminium rouge très chic est censée fournir une pression de six bars.

Les petites pompes à batterie pour vélos de course et gravelbikes sont des appareils compacts et portables qui fonctionnent avec une batterie rechargeable. Elles fonctionnent un peu comme des mini-compresseurs et peuvent injecter de l'air dans le pneu en appuyant sur un bouton. Ces pompes atteignent souvent des pressions allant jusqu'à 8 bars, ce qui est suffisant pour les pneus de vélo de course. Les prix varient en fonction du modèle et du fabricant, mais se situent généralement entre 30 et 100 euros. Les fabricants connus sont entre autres Xiaomi, Cycplus et Osram. Ces pompes sont particulièrement pratiques pour les déplacements, car elles sont petites et légères et peuvent être utilisées sans grand effort. TOUR a testé 8 modèles. Et comme la Nano n'a pas pu être livrée à temps, elle n'était pas encore chez notre Test de la pompe à batterie dans TOUR 9-2024.

De par leur conception, les petits compresseurs ont des inconvénients : En utilisation, ils sont très bruyants et, en raison de leur petite taille, les batteries ont en conséquence une faible capacité et ne durent donc pas aussi longtemps ; 300 milliampères-heure pour notre candidat au test nanoFumpa et le bruit de pompage est similaire à celui d'une petite perceuse à percussion. De plus, ils deviennent très chauds en fonctionnement, de sorte qu'il est difficile de les tenir en main plus d'une minute sans gants. Le fabricant Fumpa recommande pour sa plus petite pompe de l'assortiment un temps d'utilisation de 100 secondes maximum, au plus tard après quoi la pompe doit se "reposer" pour pouvoir refroidir, recommande le fabricant australien.

Articles les plus lus

1

2

3

À partir de 4,5 bars, ça chauffe

Le nanoFumpa peut atteindre 4,5 bars en 86 secondes et 2,5 bars en 43 secondes avec un pneu de dimension 30-622. Il chauffe jusqu'à plus de 40 degrés.Photo : Matthias BorchersLe nanoFumpa peut atteindre 4,5 bars en 86 secondes et 2,5 bars en 43 secondes avec un pneu de dimension 30-622. Il chauffe jusqu'à plus de 40 degrés.
Comment trouvez-vous cet article ?
Le caoutchouc d'étanchéité se trouve sous la valve à vis, compatible avec les valves Sclaverand et Schrader.Photo : Matthias BorchersLe caoutchouc d'étanchéité se trouve sous la valve à vis, compatible avec les valves Sclaverand et Schrader.Le boîtier en aluminium de la nanoFumpa est collé. En cas d'utilisation continue pendant 180 secondes, il peut atteindre une température de 70 degrés et la colle se ramollit. Cela devrait être évité dans la pratique - recommande également le fabricant Fumpa PumpsPhoto : Matthias BorchersLe boîtier en aluminium de la nanoFumpa est collé. En cas d'utilisation continue pendant 180 secondes, il peut atteindre une température de 70 degrés et la colle se ramollit. Cela devrait être évité dans la pratique - recommande également le fabricant Fumpa Pumps

Comparée à une petite mini-pompe, comme par exemple l'Airflex Racer de SKS ou la Racerocket HP Mini de Topeak, la nanoFumpa gonfle plus rapidement un pneu de course de dimension 30-622. Pour gonfler le pneu à une pression de quatre bars, il lui faut exactement 86 secondes. C'est une valeur respectable, plus rapide et plus confortable qu'avec les pompes à main mentionnées, qui nécessitent environ 200 courses pour la même pression et une bonne minute de plus. D'ailleurs, à la fin du test, le boîtier en aluminium avait une température de 40 degrés et se laissait encore bien tenir. Mais à quatre bars et demi, la température atteignait déjà 50 degrés, ce qui est très désagréable. Après deux pneus gonflés, la batterie était vide et devait être rechargée. Cela a duré une petite heure et c'est acceptable.

Ce qui a également été remarqué lors de la manipulation, c'est que la valve de pompage est très courte et qu'il faut un guidage précis et une pression avec la main pour que l'air ne passe pas devant la valve. Une petite rallonge de tuyau avec adaptateur à visser permettrait ici une bien meilleure manipulation et le jeu de buses avec coude disponible en option pour 18 euros serait ainsi un achat qui en vaut la peine.

En conclusion, la nanoFumpa est un accessoire élégant et pratique, qui convient comme pompe d'urgence pour les déplacements. Avec le tuyau accessoire, elle est plus maniable qu'une mini-pompe avec une rallonge de tuyau droite et elle est aussi plus rapide à pomper. Ses inconvénients sont son prix d'achat relativement élevé (une centaine d'euros), la capacité limitée de sa batterie et si l'on veut partir à la dernière minute pour un tour à domicile et que sa batterie n'est pas complètement chargée, elle ne sert à rien. Au moins, contrairement aux cartouches de CO2 pratiques et rapides, elle peut être emportée dans les bagages à main de toutes les compagnies aériennes, ce qui n'est pas toujours le cas des petites cartouches métalliques.

  • prix : 99,95 euros
  • poids : 101 grammes
  • tailles : 65 x 60 x 28 millimètres
  • Accessoires : Jeu de buses avec coude 18 euros, 2 joints de rechange 6 euros

Matthias Borchers is an expert for clothing and accessories in the test department of TOUR. As an amateur cyclist, he has completed the TOUR-Transalp and the TOUR-Trans Austria. His reportage trips from San Francisco to Sakai and 17 trips to the Tour de France with around 30,000 motorhome kilometres are also formative.

Les plus lus dans la rubrique Guide d'achat