Les petites pompes à batterie pour vélos de course et gravelbikes sont des appareils compacts et portables qui fonctionnent avec une batterie rechargeable. Elles fonctionnent un peu comme des mini-compresseurs et peuvent injecter de l'air dans le pneu en appuyant sur un bouton. Ces pompes atteignent souvent des pressions allant jusqu'à 8 bars, ce qui est suffisant pour les pneus de vélo de course. Les prix varient en fonction du modèle et du fabricant, mais se situent généralement entre 30 et 100 euros. Les fabricants connus sont entre autres Xiaomi, Cycplus et Osram. Ces pompes sont particulièrement pratiques pour les déplacements, car elles sont petites et légères et peuvent être utilisées sans grand effort. TOUR a testé 8 modèles. Et comme la Nano n'a pas pu être livrée à temps, elle n'était pas encore chez notre Test de la pompe à batterie dans TOUR 9-2024.
De par leur conception, les petits compresseurs ont des inconvénients : En utilisation, ils sont très bruyants et, en raison de leur petite taille, les batteries ont en conséquence une faible capacité et ne durent donc pas aussi longtemps ; 300 milliampères-heure pour notre candidat au test nanoFumpa et le bruit de pompage est similaire à celui d'une petite perceuse à percussion. De plus, ils deviennent très chauds en fonctionnement, de sorte qu'il est difficile de les tenir en main plus d'une minute sans gants. Le fabricant Fumpa recommande pour sa plus petite pompe de l'assortiment un temps d'utilisation de 100 secondes maximum, au plus tard après quoi la pompe doit se "reposer" pour pouvoir refroidir, recommande le fabricant australien.
Comparée à une petite mini-pompe, comme par exemple l'Airflex Racer de SKS ou la Racerocket HP Mini de Topeak, la nanoFumpa gonfle plus rapidement un pneu de course de dimension 30-622. Pour gonfler le pneu à une pression de quatre bars, il lui faut exactement 86 secondes. C'est une valeur respectable, plus rapide et plus confortable qu'avec les pompes à main mentionnées, qui nécessitent environ 200 courses pour la même pression et une bonne minute de plus. D'ailleurs, à la fin du test, le boîtier en aluminium avait une température de 40 degrés et se laissait encore bien tenir. Mais à quatre bars et demi, la température atteignait déjà 50 degrés, ce qui est très désagréable. Après deux pneus gonflés, la batterie était vide et devait être rechargée. Cela a duré une petite heure et c'est acceptable.
Ce qui a également été remarqué lors de la manipulation, c'est que la valve de pompage est très courte et qu'il faut un guidage précis et une pression avec la main pour que l'air ne passe pas devant la valve. Une petite rallonge de tuyau avec adaptateur à visser permettrait ici une bien meilleure manipulation et le jeu de buses avec coude disponible en option pour 18 euros serait ainsi un achat qui en vaut la peine.
En conclusion, la nanoFumpa est un accessoire élégant et pratique, qui convient comme pompe d'urgence pour les déplacements. Avec le tuyau accessoire, elle est plus maniable qu'une mini-pompe avec une rallonge de tuyau droite et elle est aussi plus rapide à pomper. Ses inconvénients sont son prix d'achat relativement élevé (une centaine d'euros), la capacité limitée de sa batterie et si l'on veut partir à la dernière minute pour un tour à domicile et que sa batterie n'est pas complètement chargée, elle ne sert à rien. Au moins, contrairement aux cartouches de CO2 pratiques et rapides, elle peut être emportée dans les bagages à main de toutes les compagnies aériennes, ce qui n'est pas toujours le cas des petites cartouches métalliques.

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