En 2015, 2016 et 2017, Peter Sagan est devenu champion du monde sur route, devenant ainsi le premier et jusqu'à présent le seul coureur cycliste professionnel à remporter ce titre trois fois de suite. Il détient en outre le record de victoires au classement par points du Tour de France, avec sept victoires. Le Slovaque a le sens de la répartie, il est souvent prêt à plaisanter et constitue un contre-exemple par rapport à la plupart des cyclistes professionnels. C'est pour cela que ses fans l'aiment. Sur Instagram, Sagan est suivi par près de deux millions de personnes. Après sa carrière active de coureur cycliste, il veut à nouveau tenter sa chance en VTT. Toutefois, Sagan n'a pas encore réussi à Troubles du rythme cardiaque de se battre. Nous nous sommes entretenus avec lui lors du Bike Festival de Riva del Garda.
TOUR : Peter, l'idée était de prendre le départ des Jeux olympiques à Paris. Est-ce que ça va marcher ?
Peter Sagan : Ce n'est pas encore clair. Une qualification normale pour les Jeux olympiques via mon pays d'origine, la Slovaquie, ne fonctionne pas. J'ai besoin d'une Wildcard (Ndlr. Seules les 19 meilleures nations obtiennent une place de départ en XCO pour les Jeux de Paris). Deuxièmement, mon corps ne joue pas encore vraiment le jeu. J'ai subi une intervention chirurgicale au cœur en février. Ici, lors du Bike Festival à Riva del Garda c'est la première fois que je participe à une course. Actuellement, je suis à 40% de mes capacités.
À cet endroit, vous trouverez un contenu externe qui complète l'article. Vous pouvez le visualiser et le masquer d'un simple clic.
TOUR : Si tu devais parier de l'argent sur un médaillé olympique, qui serait-ce ?
Peter Sagan : A mes collègues de Specialized, je croise les doigts pour eux...
TOUR : ...pour une fois sans obligation de sponsoring. Qu'en est-il de Tom Pidcock et de Nino Schurter ?
Peter Sagan : Je pense que mes coéquipiers Victor Koretzky, Martin Vidaurre et Christopher Bevins ont ce qu'il faut pour marquer des points aux Jeux olympiques.
TOUR : Tu as suivi la Coupe du monde au Brésil et tu es maintenant ici au Bike Festival de Riva del Garda. Si tu compares la scène du VTT à celle du vélo de route, quelle est la plus grande différence ?
Peter Sagan : C'est complètement différent. En VTT, on est dans la nature, j'aime ça. Sur le Tour de France, tout est plus strict et plus rythmé. C'est comme un énorme roadshow, on va de ville en ville.
À cet endroit, vous trouverez un contenu externe qui complète l'article. Vous pouvez le visualiser et le masquer d'un simple clic.
TOUR : Le multi-talent Tom Pidcock a dit un jour qu'il se verrait bien participer à une course de descente. Maintenant que tu es passé dans le camp du VTT, est-ce que cela est aussi envisageable pour toi ?
Peter Sagan : Je n'ai pas de vélo de descente. Le vélo avec le plus de débattement que je possède est un Specialized Stumpjumper. Mais si Tom prend le départ d'une course de descente, j'y penserai peut-être (rires).
TOUR : Est-ce que tu suis la Coupe du monde de descente ?
Peter Sagan : Pas toutes les courses, mais je suis de près ceux qui montent sur le podium. C'est passionnant à regarder, sans aucun doute.
TOUR : Tu as abandonné ta carrière de cycliste sur route et tu ne prends pas trop au sérieux ton passage au camp de VTT, selon tes propres dires. Qu'est-ce qui figure encore sur ta bucket list, à part le cyclisme ?
Peter Sagan : J'aimerais encore apprendre le kitesurf. J'ai aussi essayé la planche à voile et je me suis bien amusé. Je me suis concentré sur le cyclisme pendant toutes ces années, mais j'ai maintenant hâte d'essayer d'autres choses. Cette année, je veux me concentrer sur le VTT et pour cela, il faut que je me remette en forme et que je prenne mon cœur en main.

Editor