La « Quarterlife Crisis » dispose depuis longtemps déjà de son propre kit de démarrage : une machine à café à porte-filtre hors de prix, un saladier contenant un levain un peu trop vigoureux dans le réfrigérateur et un vélo de course rutilant. Les jeunes d’une vingtaine d’années semblent actuellement se passionner collectivement pour les mêmes loisirs – et vu de l’extérieur, cela ressemble parfois à une tendance lifestyle qui disparaîtra aussi vite qu’elle est apparue. Mais derrière l’engouement pour le vélo de course se cache bien plus qu’un simple phénomène esthétique sur Instagram.
La mi-vingtaine est une période étrange de la vie. On est officiellement adulte, mais intérieurement, on est encore en quête de soi. Beaucoup deviennent financièrement indépendants pour la première fois, tandis que la pression s'intensifie : carrière, relations, projets d'avenir. À cette période, nombreux sont ceux qui recherchent quelque chose qui leur apporte un ancrage – des rituels, des routines et des activités qu'ils peuvent façonner eux-mêmes.
C'est peut-être ainsi qu'on peut expliquer la machine à café, la fabrication du pain et le nouveau vélo de course : on pétrit un levain à partir d'ingrédients simples pour en faire un produit (indispensable à la survie). Avec peu d'efforts et un peu de patience, on crée quelque chose de nouveau. Le thème du café est sans doute aussi complexe que le cyclisme sur route lui-même. Et d’un point de vue financier, on peut dépenser pour une bonne machine à café à porte-filtre un montant similaire à celui d’un vélo en carbone. Pour beaucoup, le café est bien plus qu’un simple apport quotidien en caféine au réveil. C’est un rituel et un moment de plaisir. Le café ne doit pas seulement avoir un effet, il doit aussi avoir du goût, et plus on s’immerge dans le sujet, plus on apprécie son propre café. Et le vélo de course ? Il incarne la liberté, le mouvement et une part d’identité. Beaucoup utilisent le vélo de course non seulement pour des sorties sportives et pour échapper à l’agitation de la ville en direction de la nature, mais aussi comme moyen de transport au quotidien. Ce n’est donc pas un hasard si ces trois éléments vont de pair. Ils sont l’expression d’un besoin de structure, de bien-être personnel et d’un contrepoids au monde numérique, souvent accablant.
Un bon vélo de course coûte facilement plusieurs milliers d'euros, sans compter le casque, les chaussures, les vêtements, les outils et l'entretien. Tout cela finit par représenter une somme importante. Mais cet investissement en vaut la peine, non seulement sur le plan financier, mais surtout sur le plan physique et mental.
Le vélo de course n'est donc pas seulement un objet à la mode, mais un outil permettant de mener une vie plus saine, plus active et plus équilibrée.
Beaucoup se lancent avec beaucoup de motivation… puis abandonnent. Pour éviter cela, voici quelques stratégies simples :
Le cyclisme sur route n'est pas un sprint, mais une relation. Et comme toute bonne relation, elle se nourrit de petits moments réguliers ;-)
Tout commence peut-être par une crise de la vingtaine, une machine à café hors de prix et un levain qui se vexe parfois. Mais le vélo de course a le potentiel de devenir une passion durable. Elle apporte liberté, santé, esprit de communauté et un sentiment d’autonomie qui n’a pas de prix, surtout quand on a la vingtaine. Ceux qui s’y mettent aujourd’hui ne regarderont pas en arrière dans deux ans en se disant : « Ce n’était qu’une phase. » Mais plutôt : « Je suis content d’avoir commencé à rouler à l’époque. »

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