Degenkolb de retour en enfer"L'excitation monte d'heure en heure".

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 · 04.04.2024

Degenkolb de retour en enfer : "L'excitation monte d'heure en heure".Photo : picture alliance / Roth / CV
John Degenkolb geht zum zwölften Mal bei Paris-Roubaix an den Start
Dimanche, lors de la classique printanière Paris-Roubaix, les coureurs professionnels seront à nouveau confrontés à la torture des pavés, et John Degenkolb sera au cœur de l'action. Pour le vainqueur de l'édition 2015, il s'agit de sa course préférée.

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Ces jours-ci, l'enfer du Nord semble encore un peu plus cruel. Le temps pluvieux de ces dernières semaines a transformé les anciens chemins de terre datant de l'époque napoléonienne en pistes boueuses et glissantes.

John Degenkolb peut se passer du mauvais temps sur Paris-Roubaix

L'ancien champion cycliste John Degenkolb se passerait volontiers des conditions difficiles de la 121e édition de la course aux pavés Paris-Roubaix, dimanche. "J'ai déjà couru Roubaix sous la pluie. C'était bien d'en faire l'expérience. Mais je n'ai pas besoin que cela se reproduise. Je ne suis donc pas quelqu'un qui prie avant de s'endormir pour qu'il pleuve dimanche", a déclaré le dernier vainqueur allemand de 2015 à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Agence de presse allemande.

Degenkolb n'est pourtant pas un coureur de beau temps. Il faut une passion particulière pour développer un amour pour une course qui, cette année encore, se déroule sur plus de 50 des 259,7 kilomètres au total, sur des pavés cahoteux à travers des champs de betteraves tristes et sans fin. "C'est la course qui a marqué une partie de ma carrière de cycliste. L'impatience est donc grande. L'excitation augmente d'heure en heure cette semaine jusqu'à la course", a déclaré le spécialiste des classiques, qui a également fêté sa seule victoire d'étape du Tour de France à Roubaix en 2018.

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Une chute met fin au rêve de John Degenkolb de remporter une deuxième victoire dans Paris-Roubaix

C'est la douzième fois que le coureur de 35 ans prend le départ de cette course épique, également appelée l'enfer du Nord, sur la place du château de Compiègne. A chaque fois, Degenkolb a franchi la ligne d'arrivée sur la piste en béton de l'ancien vélodrome de Roubaix. Même en 2023, où il s'est encore battu pour la victoire avant qu'une violente chute dans la phase finale, lors de la lutte avec le champion du monde de cyclisme Mathieu van der Poel, ne lui ôte tout espoir de remporter un deuxième pavé en guise de trophée.

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C'est tout à l'honneur de Degenkolb d'avoir fait passer son duel acharné avec MvP pour un accident de course normal. Il lui reste le souvenir d'avoir été fêté frénétiquement à l'arrivée alors qu'il était septième. Degenkolb jouit d'une estime particulière auprès des Français. Dans le passé, le Thuringien a non seulement soutenu financièrement la course des jeunes de la classique de printemps, mais aussi les Amis de Paris-Roubaix (Amis de Paris-Roubaix), qui s'occupent de la restauration des secteurs pavés.

Secteur pavé nommé d'après John Degenkolb

C'est notamment pour cette raison que le secteur pavé entre Hornaing et Wandignies a été nommé en son honneur. "L'année dernière, être en première position sur mon secteur pavé avec ma famille sur le parcours, ce sont des moments que je n'oublierai jamais", se souvient le routinier de l'équipe DSM-firmenich. Cette année encore, Degenkolb jouit d'un quasi droit de cité au kilomètre 177,2.

Dimanche, Degenkolb veut encore tenter sa chance. Il se dit en bonne forme, mais ne compte pas parmi les favoris. Pour triompher, il devrait laisser derrière lui le vainqueur de l'année dernière, van der Poel. Une entreprise difficile, car le Néerlandais se présente dans une forme exceptionnelle, comme il l'a prouvé le week-end dernier avec son triomphe souverain au Tour des Flandres. "Mathieu van der Poel est un peu au-dessus de tout le monde. Il est le seul favori. Il est le seul à pouvoir se battre lui-même", a déclaré Degenkolb. Et puis il y a aussi son rival allemand Nils Politt, qui a terminé troisième au Tour des Flandres et qui a déjà terminé deuxième à Paris-Roubaix en 2019.

Chicane devant la forêt d'Arenberg

Les as allemands peuvent-ils éventuellement se battre pour la victoire ? "Il s'est déjà passé des choses à Roubaix auxquelles personne ne s'attendait", dit Degenkolb. Des chutes ou des défaillances peuvent influencer la course. Et il y a aussi la chicane prévue avant la redoutable forêt d'ArenbergLe coureur Johan Museeuw s'y est cassé la rotule en 1998. Cette mesure vise à ralentir le rythme du peloton de 60 à 35 kilomètres par heure, à la demande des coureurs. "Cette demande me semble tout à fait logique. En tant que professionnel, j'ai couru douze fois Paris-Roubaix et à chaque fois que j'y suis arrivé, je me suis demandé comment j'allais m'en sortir. En arrivant ici, nous jouons un peu à la roulette russe", explique le directeur de course Thierry Gouvenou. Bienvenue dans l'enfer du Nord.

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