Sebastian Lindner
· 18.05.2026
Après la deuxième journée de repos du Giro d'Italia, une autre journée centrale est prévue pour les coureurs du classement. C'est à Viareggio, au bord de la mer Ligure, que se déroulera la seule bataille contre la montre du Tour d'Italie de cette année. 42 kilomètres sont au programme. Il s'agit donc du plus long contre-la-montre individuel du Giro depuis 2015, où près de 60 kilomètres étaient à parcourir. La course se poursuit jusqu'à Massa, où se termine pour la première fois une étape du Giro.
Seulement 13 virages, à peine 50 mètres de dénivelé. C'est un contre-la-montre à grande vitesse qui vous attend - si le vent ne vient pas de face. Le parcours longe directement la côte. Après le départ à Viareggio, le parcours se poursuit d'abord par un S et deux virages à 90 degrés en direction du sud. Puis vient le premier des deux virages en U et il faut revenir au départ de l'autre côté de la route. Après un peu plus de 16 kilomètres, le premier temps intermédiaire est pris.
Ensuite, c'est tout droit. Et ce directement le long de la ligne de flottaison pendant environ 22 kilomètres, en passant par le deuxième temps intermédiaire jusqu'à la via le Roma, déjà à Massa. Là, le parcours fait un petit détour hors de l'eau. Il s'enfonce dans les terres sur près de trois kilomètres et monte jusqu'à la Villa della Rinchiostra. La résidence historique est le point culminant de la course, c'est ici que se font la plupart des 50 mètres de dénivelé et que sont pris les troisième et dernier temps intermédiaires. Il reste encore trois kilomètres et demi jusqu'à l'arrivée dans la marina de Massa. Tour en U, retour au bord de l'eau, encore deux virages, puis c'est la fin.
La plupart des coureurs du classement vont redouter cette journée. A l'exception peut-être de Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) et Thymen Arensman (Netcompany INEOS). Pour les poids légers, cette journée n'est pas du tout à leur goût. Pas de dénivelé, peut-être beaucoup de vent en plus. On peut vraiment manger du temps ici. Mais ce sera le cas pour la plupart. Vingegaard, en revanche, pourrait presque tout régler ici. Il y aura des écarts de minutes, même entre les coureurs du classement.
Mais Vingegaard ne pourra pas non plus prétendre à la victoire d'étape. Le parcours est clairement fait pour les spécialistes. Tête baissée, grosse allure, et puis pédaler tout simplement. Le rôle de favori revient clairement à Filippo Ganna (Netcompany INEOS). Le double champion du monde a quasiment gagné la répétition générale en remportant le contre-la-montre de Tirreno-Adriatico en mars. L'épreuve s'est déroulée à Lido di Camaiore, à proximité immédiate de Viareggio. La quasi-totalité des 11,5 km de l'épreuve fait partie du contre-la-montre du Giro. Deuxième à l'époque derrière Ganna : Arensman.
D'autres prétendants aux premières places : Magnus Sheffield, un autre professionnel d'INEOS, Rémi Cavagna (Groupama - FDJ United) ou Alec Segaert (Bahreïn - Victorious).