Pour de nombreux cyclistes sur route, le début de la saison est le moment où les objectifs redeviennent plus concrets : plus de structure dans l'entraînement, une construction de la forme jusqu'à l'été ou peut-être même un calendrier de compétitions. Dans ce contexte, la question de savoir si un diagnostic de performance est utile dès le début de la saison surgit rapidement. La réponse honnête est une réponse claire : cela dépend. En effet, un diagnostic n'a vraiment de valeur que si les résultats sont ensuite utilisés pour mieux orienter l'entraînement.
Pour les coureurs qui pratiquent le sport de compétition ou qui souhaitent le faire, un diagnostic de performance en début de saison est en général toujours utile. Il fournit un état des lieux précis et crée une base sur laquelle les domaines d'entraînement peuvent être définis avec précision. Grâce à ces valeurs, le plan d'entraînement peut être adapté de manière beaucoup plus précise aux conditions individuelles, de sorte que les unités ne soient ni trop dures ni trop souples et que le développement de la forme soit plus efficace. En début de saison, cela peut aider à éviter des erreurs typiques, comme une intensité trop élevée trop tôt ou une structure trop peu claire dans le bloc de base.
Les cyclistes ambitieux qui ne se focalisent pas uniquement sur le sport de compétition peuvent également en profiter s'ils ont un objectif concret et important en tête, par exemple un marathon cycliste, une traversée des Alpes ou une course. Le diagnostic permet alors de savoir si l'entraînement va dans la bonne direction et de mieux mesurer les progrès. Mais le point décisif reste ici aussi : Les chiffres ne sont pas une fin en soi, mais un outil. Celui qui traduit les valeurs en entraînement est gagnant. Celui qui se contente de les connaître, mais ne les applique pas, n'en retire finalement que peu de bénéfices.
Un diagnostic de performance est moins utile pour tous ceux pour qui le plaisir de faire du vélo est clairement au premier plan et où l'idée de performance ne joue qu'un rôle secondaire, voire inexistant. Dans de tels cas, le diagnostic n'apporte souvent pas de réelle valeur ajoutée, car il manque la conséquence des données. Surtout lorsqu'il ne s'agit que de connaître une seule valeur, le résultat risque plutôt de passer à la trappe. Dans le doute, les valeurs du diagnostic de performance ne t'apportent rien si tu ne peux ou ne veux pas les utiliser à bon escient.
Conseil Les personnes qui sont accompagnées par un entraîneur devraient en tout cas transmettre les résultats d'un diagnostic de performance. Celui-ci ou celle-ci peut ainsi structurer judicieusement l'entraînement et classer les zones de performance.
Un conseil pragmatique est donc le suivant : si l'on ne souhaite pas utiliser activement les valeurs de performance et les données, mais seulement connaître la valeur pure, on peut se passer de tout cela. Dans ce cas, un test en salle sur l'une des plateformes d'indoor cycling les plus courantes suffit souvent pour obtenir une orientation approximative.
Le diagnostic de performance en début de saison n'est ni obligatoire ni surfait. Pour les cyclistes de course orientés vers la performance, il s'agit d'un bilan très utile, et il peut également être un véritable atout pour des objectifs ambitieux. Ce qui compte, c'est de savoir si tu es en mesure de prendre des décisions pratiques pour ton entraînement à partir des chiffres.
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