L'or du matin est dans la bouche. Ce proverbe a une signification particulière dans la vie d'un photographe et entraîne un manque aigu de sommeil. C'est en effet au lever du soleil que l'on peut prendre les plus belles photos d'ambiance - d'accord, le coucher du soleil est aussi possible... La situation s'aggrave aux alentours du solstice d'été, lorsqu'il faut être sur place avant 5 heures du matin, appareil photo en bandoulière, pour saisir la lumière magique.
Un photographe peut s'estimer heureux lorsqu'il peut en faire un événement familial, comme dans le cas de cette photo. Le photographe Markus Greber a "seulement" dû tirer sa femme Sabine et leur fils Thomas du lit à une heure tardive.
La route la plus calme pour faire du vélo de course n'est certainement ni derrière ni devant soi lorsqu'on traverse le pont Faller-Klamm au-dessus de l'Isar, retenue dans le lac Sylvensteinsee. Pourtant, l'ouvrage vaut la peine de s'arrêter pour prendre des photos. Il marque en effet l'entrée de la vallée par le nord en direction du Karwendel.
Bienheureux celui qui - comme ici le photographe Baschi Bender - a un drone photo avec lui et peut ainsi utiliser une perspective particulièrement impressionnante. La photo a d'ailleurs été prise lors d'une randonnée à vélo de la source de l'Isar jusqu'à son embouchure dans le Danube. Le tout en une journée, bien sûr ! L'histoire est à lire dans l'édition de juin 2022 de TOUR.
Le photographe Markus Greber est connu pour ses solutions de bricolage créatives - toujours à la recherche de l'image parfaite et inhabituelle. Ce motif est relativement simple, mais plutôt audacieux. Pour illustrer la vitesse et la dynamique du gravel bike, Greber s'est assis sur son VTT électrique, a pris l'appareil photo d'une main et a poursuivi ses collègues Stefan Loibl et Julian Schulz sur les chemins forestiers avec cette configuration.
Heureusement, il n'est pas seulement un maître de l'appareil photo, mais aussi un motard reconnu, si bien que l'action s'est bien déroulée et a donné lieu à cette superbe photo.
Dans l'univers du vélo de course, il n'y a guère de lacets plus connus que celui-ci, juste en dessous du col du Stelvio. Alimentés par les drames des étapes du Giro d'Italia tout comme le TOUR-Transalp ce col figure en tête de la "bucket list" de nombreux amateurs de pneus étroits.
Pour le photographe de TOUR Uwe Geißler aussi, c'est toujours un grand défi de quitter la moto d'accompagnement pour mettre en image de nouvelles vues des passages légendaires.
Terrain de course classique - la Toscane offre des circuits exigeants et vallonnés avec des vues grandioses. Particulièrement recommandable : la région de Massa Marittima. Ici, les routes sont particulièrement bien entretenues et il y a peu de circulation automobile. A cela s'ajoutent les allées de cyprès typiques, les petits villages pittoresques et, bien sûr, un bon café, le vrai nom de l'espresso en Italie.
Pour cela, Sabine Greber et Alice Hutmacher ont dû se lever tôt et lutter contre le froid de février. Cela en valait la peine, du moins d'un point de vue photographique ...
Comment peut-on mettre en scène le froid ? On le sent, mais on ne le voit pas en soi. Et les cyclistes bien emmitouflés ne donnent pas toujours une image attrayante. Mais le froid peut produire de belles choses sur le plan visuel, comme par exemple d'épais nuages d'air respirable.
Celles-ci, combinées à l'ingrédient le plus important pour une belle photo, à savoir une belle lumière, peuvent peut-être donner une jolie image qui montre quelque chose que l'on ne voit pas vraiment.