TOUR
· 09.12.2025
Seuls 37 % d'entre eux utilisent encore un atelier de réparation habituel, tandis que 38 % effectuent les réparations eux-mêmes.
Le moral des propriétaires de vélos allemands en matière d'entretien ne cesse de se dégrader. Une enquête récente de Dekra et de l'institut d'études de marché Ipsos révèle une tendance inquiétante : 68 pour cent de tous les propriétaires de vélo renoncent à un entretien professionnel régulier. L'année précédente, ce pourcentage était encore de 62 pour cent.
Le lien avec Entreprises spécialisées s'affaiblit également. Alors qu'en 2024, 43% des personnes interrogées se rendaient encore dans un atelier privilégié, elles ne sont plus que 37% en 2025. Deux tiers des propriétaires de vélo n'ont pas de point de contact fixe pour les réparations et l'entretien. Cette évolution inquiète les experts en sécurité, car les vélos modernes - notamment les vélos électriques - sont devenus nettement plus complexes.
Parmi les propriétaires de vélos qui renoncent à un entretien professionnel, 38 pour cent effectuent les réparations eux-mêmes. Près d'un quart (23 pour cent) ne voit pas la nécessité d'effectuer des contrôles réguliers. Pour 12 pour cent des personnes interrogées, le service professionnel est tout simplement trop cher. Cette économie peut toutefois avoir des conséquences dangereuses.
"Pour rouler en toute sécurité, il est important que le vélo soit en bon état technique", explique Peter Rücker, directeur du service d'accidentologie de Dekra. La diffusion croissante des pedelecs renforce le problème. Les vélos électriques atteignent des vitesses moyennes plus élevées et disposent de systèmes électroniques complexes qui nécessitent des contrôles professionnels réguliers. Rücker met en garde avec insistance : "En ce qui concerne le service, nous pensons qu'il ne faut pas économiser au mauvais endroit".
Les attentes vis-à-vis des entreprises spécialisées dans le vélo ont évolué. 41 pour cent des personnes interrogées souhaitent que le conseil professionnel en cas de sinistre soit le service le plus important. La compétence en matière de vélos électriques et la prise de rendez-vous en ligne arrivent ensuite, avec 31 pour cent chacun.
Un quart des propriétaires de vélos (26%) attendent une mobilité de remplacement pendant la période de réparation. Des offres de leasing ou de financement intéressantes sont pertinentes pour 18 pour cent. Particulièrement intéressant : 27 pour cent souhaitent un traitement complet des dommages par l'entreprise spécialisée. Toutefois, seuls 17 pour cent des garages préférés proposent déjà ce service - un écart significatif entre la demande et l'offre.
"La demande d'expertises indépendantes des dommages pour les vélos augmente sensiblement depuis quelques années", rapporte Marcel Ott, responsable des expertises des dommages chez Dekra Automobil GmbH. La raison en est l'augmentation des coûts d'acquisition des vélos modernes. Les vélos électriques coûtent souvent plusieurs milliers d'euros, ce qui rend l'évaluation professionnelle des dommages économiquement viable.
Dekra a réagi à cette évolution et a développé des capacités sur l'ensemble du territoire. Des experts en bicyclettes spécialement formés sont disponibles dans les 74 succursales allemandes. Ces experts évaluent les dommages sur les vélos conventionnels et les vélos électriques selon des normes uniformes. Les expertises aident à résoudre les cas d'assurance et les demandes de garantie.
Pour cette étude en ligne représentative, Ipsos a interrogé en septembre 2025, à la demande de Dekra, un total de 1.000 propriétaires de vélos en Allemagne. L'enquête a porté aussi bien sur les utilisateurs de vélos conventionnels que sur les utilisateurs de vélos électriques. Les résultats montrent une nette tendance au refus de service, qui s'est développée sur plusieurs années.
L'étude souligne l'écart croissant entre la complexité technique des vélos modernes et la volonté de recourir à un entretien professionnel. Alors que les vélos électriques deviennent de plus en plus sophistiqués, le recours à des services spécialisés diminue paradoxalement. Cette évolution comporte des risques considérables pour la sécurité de tous les usagers de la route.