Erreurs à éviter lors des randonnées de plusieurs jours8 erreurs de bikepacking qui gâchent le plaisir

Laurin Lehner

 · 03.12.2025

Que montre le « réveil » ? Ceux qui, faute d'une bonne planification de leur étape quotidienne, n'atteignent pas leurs objectifs, se démotivent. Il vaut donc mieux planifier dès le départ de manière réaliste.
Photo : Laurin Lehner
Pour les randonnées de plusieurs jours, une bonne organisation est essentielle. Certains éléments peuvent transformer le voyage en véritable cauchemar. Nous vous présentons les erreurs typiques et vous expliquons comment les éviter.

Le bikepacking se nourrit de liberté, d’aventure et de simplicité : tout le nécessaire se trouve sur le vélo, et l’on peut choisir spontanément où passer la nuit et quel itinéraire emprunter. Plutôt que le confort, ce sont le minimalisme, le contact avec la nature et le défi sportif qui priment – levez-vous au lever du soleil sur le terrain de camping, parcourez de longues étapes et affrontez des revêtements variés. C’est précisément ce mélange d’indépendance, de simplicité et d’expérience qui fait tout l’attrait de cette tendance.

En bikepacking, un équipement adapté fait toute la différence entre plaisir et frustration. Quand on part plusieurs jours, il faut savoir faire ses bagages intelligemment : léger, compact et fonctionnel à la fois. Chaque sac fixé au vélo doit être rempli de manière réfléchie, du sac de couchage à la pompe à air. Les vêtements doivent être imperméables, respirants et faciles à combiner – idéalement selon le principe de l’oignon. Pour les outils aussi, la règle est la même : emporter le strict nécessaire, sans s’encombrer inutilement. En bref : plus l’équipement est bien pensé, plus le voyage sera détendu et riche en aventures.

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Mais parfois, il faut tirer les leçons de ses erreurs, et c'est ce que nous avons fait. Pour vous. D'où notre appel : ne commettez pas (plus) ces erreurs.



1. Vêtements et équipement non essayés

Qui ne connaît pas ça : juste avant de partir, on commande à la dernière minute la selle de rêve, le nouveau casque (voir photo) ou la micro-pompe pour l’aventure… ou on décide finalement de passer au tubeless. Puis on se lance… sans avoir testé quoi que ce soit.
Le problème, c’est qu’une fois en route, tu ne peux plus rien y changer. L’ancien casque, qui a pourtant fait ses preuves, ou la pompe fiable ne sont pas à portée de main – et tu n’as plus qu’à tenir le coup.

Fais plutôt comme ça : N'oublie surtout pas de tester au préalable ta configuration et ton équipement, de préférence lors d'une sortie un peu longue.

Est-ce à cause du casque ou de la lampe frontale ? Dans tous les cas, c'est agaçant. J'ai une marque de pression sur le front.
Photo : Laurin Lehner

2. Ignorer les prévisions météo

Oui, en été, on se dit souvent : « Le temps sera bien comme il faut. » Mais on peut se tromper lourdement, surtout à la montagne. Et ceux qui n’ont pas l’équipement adéquat se retrouvent vite dans une situation délicate.

Fais plutôt comme ça : Pensez à vérifier la météo avant de partir – et, si possible, pendant votre sortie. Nous vous recommandons par exemple l'application « Warn-Wetter » du Service météorologique allemand (uniquement pour l'Allemagne).

Quand on n'y voit plus rien, il est difficile de s'orienter. Ceux qui se fient aux cartes sont particulièrement touchés.Photo : Faltermaier FranzQuand on n'y voit plus rien, il est difficile de s'orienter. Ceux qui se fient aux cartes sont particulièrement touchés.

3. Voyager avec le mauvais compagnon de voyage

La plupart du temps, ce genre de projets pour la nouvelle saison naît autour d’une bière, entre potes. Par exemple : « L’année prochaine, partons à travers l’Allemagne jusqu’à la mer Baltique. » Nous vous disons : attention ! Car ce n’est pas parce que c’est un super pote qu’il est forcément un bon compagnon de voyage.

Fais plutôt comme ça : Tiens compte de l'expérience : a-t-il ou elle un niveau de forme physique similaire au tien ? Vos attentes concernant la sortie correspondent-elles ? Le courant passe-t-il bien entre vous « sur le terrain » ? Vérifie tout ça à l'avance : cela t'évitera bien des tracas par la suite. Et n'oublie pas : une communication claire est toujours essentielle.

Que se passe-t-il ? On ne peut jamais exclure les conflits pendant un voyage. Il faut toutefois, dès le choix de son compagnon de voyage, se demander si vous êtes bien assortis. Le type au doigt et celui à vélo ne semblent pas l'être – du moins pas dans cette situation.Photo : Dimitri LehnerQue se passe-t-il ? On ne peut jamais exclure les conflits pendant un voyage. Il faut toutefois, dès le choix de son compagnon de voyage, se demander si vous êtes bien assortis. Le type au doigt et celui à vélo ne semblent pas l'être – du moins pas dans cette situation.

4. Mauvaise estimation des distances

Comme chacun sait, Komoot, Outdooractive et d’autres plateformes permettent de bien planifier ses itinéraires. Mais outre le dénivelé, il faut également tenir compte d’autres aspects. Par exemple : le revêtement – on roule vite sur les routes goudronnées ou les chemins de gravier, tandis que l’on avance nettement plus lentement sur les sentiers parsemés de racines ou de gros pavés. D’autres facteurs qui ralentissent la progression sont : le dénivelé, le vent de face, la chaleur ou le froid.

Fais plutôt comme ça : Planifie tes étapes quotidiennes de manière réaliste et tiens compte du fait que les pauses pour le déjeuner, la recherche d'un endroit où dormir et les petits imprévus prennent du temps. Vérifie sur ton application quels types de terrain t'attendent et quel est le dénivelé à parcourir.

Que montre le « réveil » ? Ceux qui, faute d'une bonne planification de leur étape quotidienne, n'atteignent pas leurs objectifs, se démotivent. Il vaut donc mieux planifier dès le départ de manière réaliste.Photo : Laurin LehnerQue montre le « réveil » ? Ceux qui, faute d'une bonne planification de leur étape quotidienne, n'atteignent pas leurs objectifs, se démotivent. Il vaut donc mieux planifier dès le départ de manière réaliste.

5. Trop de bagages

« Ah, un troisième t-shirt ne serait pas de trop. Et un pantalon de jogging pour le soir, ça serait peut-être confortable aussi », se dit-on avant de partir en randonnée. En un clin d’œil, les sacs sont pleins et leur poids pèse sur le cadre. Notre devise : moins, c’est mieux.

Fais-le plutôt comme ça: Réfléchis bien à ce dont tu as vraiment besoin. Mieux vaut acheter quelques « Rei in der Tube » en chemin et laver tes vêtements de temps en temps plutôt que d’emporter trop de choses – surtout si tu comptes parcourir pas mal de kilomètres. Car voyager léger te permet d’avancer beaucoup plus facilement.



Oh là là, faut-il vraiment emporter tout ça ? Quand on fait ses valises, il faut vraiment passer chaque objet au crible.Photo : Laurin LehnerOh là là, faut-il vraiment emporter tout ça ? Quand on fait ses valises, il faut vraiment passer chaque objet au crible.

6. Un endroit mal choisi pour dormir

Au bord d'une route (bruit), près d'un étang (moustiques), dans les hautes herbes (humidité) ou sur un terrain privé où l'on se fait réveiller le matin par un propriétaire grincheux. Le choix de l'endroit où dormir est essentiel pour un repos réparateur.

Fais-le plutôt comme ça: Il ne faut pas se précipiter sur le premier choix venu. Conseil : demandez-vous si vous pourrez profiter du calme à cet endroit, même tôt le matin. Pour cela, tenez compte de facteurs tels que la circulation, la fréquentation, l'humidité et les moustiques.

Bonne idée, mauvaise exécution : il y a bien un toit ici, mais il est trop haut et trop petit. Du coup, la pluie est poussée par le vent sous le toit. De plus, une route est visible à proximité, avec des passants potentiels qui pourraient s’intéresser aux cyclotouristes endormis.Photo : Laurin LehnerBonne idée, mauvaise exécution : il y a bien un toit ici, mais il est trop haut et trop petit. Du coup, la pluie est poussée par le vent sous le toit. De plus, une route est visible à proximité, avec des passants potentiels qui pourraient s’intéresser aux cyclotouristes endormis.

7. Mauvaise gestion de l'énergie

Téléphone portable, AirPods, GPS, montre… et maintenant, le dérailleur électronique. La consommation d'énergie augmente en fonction de l'équipement. Et quand le dérailleur tombe en panne, c'est surtout là que les visages s'assombrissent. Il faut alors pédaler dans le rapport où la batterie a lâché.

Fais plutôt comme ça : Il suffit d'appuyer sur le bouton pour vérifier s'il reste suffisamment d'énergie. Si le voyant clignote en vert, le niveau de la batterie est supérieur à 25 %. Le fabricant indique une autonomie d'environ 60 heures pour une batterie complètement chargée. Cette autonomie diminue considérablement par basses températures en hiver. Pour les randonnées de plusieurs jours, veillez à recharger la batterie au préalable ; pour les trajets de plus de 800 kilomètres, il est recommandé d'emporter un chargeur. À noter : le levier de vitesses est également équipé d’une batterie qui devrait durer environ deux ans. Pour le téléphone portable, il est parfois utile d’activer le mode avion.

Quand on tombe en panne d'essence au moment de changer de vitesse, tout le monde fait la grimace.Photo : Laurin LehnerQuand on tombe en panne d'essence au moment de changer de vitesse, tout le monde fait la grimace.

8. Manger trop tard ou pas assez

Rouler jusqu’à ce qu’on ait faim, puis s’arrêter n’importe où pour manger : une bonne idée en théorie, mais qui ne fonctionne pas dans la pratique. C’est souvent à ce moment-là qu’on cherche en vain un restaurant ou un endroit similaire. De même, manger une barre énergétique trop tard a généralement des conséquences : en un clin d’œil, les réserves de glycogène sont vides, la glycémie chute et l’apport énergétique aux muscles s’effondre. Tout à coup, tu te sens « à plat » ou « à bout de forces » : c’est le coup de barre !

Fais-le plutôt comme ça: N'attendez jamais d'avoir faim : à ce moment-là, il est généralement déjà trop tard. Commencez à consommer des glucides dès la première heure environ, tout en buvant suffisamment.

Faire le plein de glycogène : par exemple, en mangeant des gâteaux.Photo : Laurin LehnerFaire le plein de glycogène : par exemple, en mangeant des gâteaux.
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Born in South Baden, Laurin Lehner is, by his own admission, a lousy racer. Maybe that's why he is fascinated by creative, playful biking. What counts for him is not how fast you get from A to B, but what happens in between. Lehner writes reports, interviews scene celebrities and tests products and bikes - preferably those with a lot of suspension travel.

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